DE L'AIR ET DES VAPEUUS SALINES
Par Iïaroli>-A. WILSOX.
Traduit de l'anglais par Edouard SALLES.
Philos. Trans,, l. CXCVII, 1901, A, p. 4»-^ à ^\\.
— Nous allons maintenant considérer le calcul de l'énergie requise pour ioniser le gaz conducteur, en parlant de la variation de conductibilité avec la température. L'ionisation a pratiquement lieu dans une Couche mince, proche de la surface de |)latine, et le nombre d'ions, dans cette couche, dépendra à la fois de la vitesse avec laquelle ils '^o m formés et de la vitesse avec laquelle ils se recombineroiit. Afin ^'elfectuer ce calcul, la vitesse de production des ions sera considérée comme fonction de la température et de la concentration du gaz dans cette couche. \ une température constante quelconque, si C est la concentration du gaz et C'celie des ions positifs et négatifs "Supposée égale, nous avons
1)11 a est une constante, et nous supposerons qu'une molécule du gaz se dissocie en deux ions.
Le cas est évidemment analogue à la dissociation de Az^O* ou 2AzO'-, et l'équation ordinairement employée pour représenter la variation de la dissociation avec la température peut s'utiliser ici; nous aurons donc ( * )
où q esl la chaleur développt^e lorsqu'une inolécule-grammc du gaz
( ' ) Van't Hoff, Leçons de Chimie physique. Vol. I.
UtM4> tl\IIOLO-A. WILSON.
t'ortnet» pur n»rombinui54>a »i ioa5. el x la fraction du gaz dissocié & \i teiupt^nilurt' iàbM>lueT: >[ es^ supposé exprimé en calories el
S r .>^ iH»ûu IVtiuatîoa ie^i^fiLt A}«|iro3Liinalivemenl
«uuirx tf rrwbffxt BAirauet -fs: fjiUe. le courant est é;ral à %. . — « •»•. » ^^*» *f munun? Fm^ms négatifs et positifs dans ♦► ^-jk. ifétr anur O' ••luiBr le ji :i>«che. X^i et A'o les vitesses 11*-^ ahî- «*■&- iMïiixô- -• Jinnci??w A une constante; A't et Xj fïT- Jh't'^ X tsmmrssBK^. ^suu: ac^Iublenient proportionnels iV
^i*\r- ftr ^ t*ïniHfr:itanr absolue, par exeni|)le la
'ir cif tiffiipérature.
•î- -ifiMnifîr if iooo*C., Xti et Ao peu veut n? iâU3i*?*f écarts de température sans « -orte eu kv**: mt» ^brire ëleclromotrice faible le .-^Mïtut ^ rr»i»M*wijan»t k t. -« t *ït prt>|)ortionnel à x quand x est
^«Aâ."-*! upr '. * *i -^Hrt» KT> XTï- v'iirws l'un de Tautre, nous •.^112- --Ht^'teÉuu-r ^MT fc rjrrr iiL rzipport des deux couranls
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iui*.»iu. --i**^iy» ^Muur tî-^ aAe*ir> It? '/ obtenues en parlant tin
fur. eî*l d'environ 60 000"'
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r DES VAPRUBS SALINES.
Si nous considérons les charges portées parles ions comme égale< il celles (les ions produits par l'électrol^so des solutions, nous pouvons alors avoir une évaluation de la chute de potentiel à laquelle doil
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Tempiratan
être soumis l'ion pour ioniser une molécule d'iitr. Il tant tj,i\ X lo' coulombs pour élcclrolyser i moléciile-yrammc d'une substance quelconque; par ciiuséquenl, lu chute de potentiel nécessaire sera de
L'énerRtc mise en I gramme d'eau est foi pour être enviion 17c
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.alcnléc po
lé dans une solution quand une molécnlecn parlant des ions H cl OH, est connue
', el quand l'ozone (.)' est décomposé en oxji*""' soni mises en liberté. Il <'sl intéressant de noter que e dans les dcu\ cas est du même ordre de )i;randeur que
r l'ail
d'autrt
. le noi
■ les
Hutheiford a déterminé, d'une part, la quantité d'éneqjie aJisorbée sous forme de ravoiis île Kont^cii par un volume donné d'air, et, inbre d'ions produits dans le même vol
il a déduit l'éneifiie nécessaire pour iouisf
inpératurc ordinaire; son résultat, expiim
volts et multiplié [nir la charjje iiorléc par l'ion, est donné p;ir I
rayons; île ces données une molécule d'air
lOgS HAROLD-A. WILSON. — SUR LA CONDUCTIBiLlTÉ ÉLECTRIQUE DE l'aIR, ETC.
nombre 170, nombre enM*ron 70 fois supérieur à celui que j'ai obtenu à des températures supérieures à 1000". Il est probable que, dans l'expiTicnce du professeur Hutherford, la plus grande partie des rayons de Rontgen absorbés par Tair n'était pas employée à produire des ions.
Si nous supposons que l'énergie requise pour ioniser une molécule est due à Tal traction électrique entre les deux charges, il est alors facile de calculer la dislance qui les sépare avant que la molécule soit ionisée.
Si e est la charge portée par l'ion et /• la distance requise,
^,0^ e* 3oo ~~ r
et, d'après J.-J. Thomson ('),
e = fi X 10 -*o unités E.S.,
d'où
/• = 7 xio-' cm.
Ce nombre est du même ordre de grandeur que le rayon d'activité moléculaire dans les liquides à la température ordinaire. Le professeur Townsend (-) a montré que la chute de potentiel nécessaire pour que l'ion ait une énergie suffisante pour ioniser une molécule d'air à la température ordinaire est probablement moindre que 5 volts, et supérieure à i volt. Mon résultat, ?.,() volts pour l'air à des températures su|)érieures à 1000" C, est, |)ar suite, presque le même que celui do Townsend, en dépil de la grande différence entre les températures où SOS expériences et les miennes ont été faites.
(^) Phil. Ma<:., décembre 189H.
(') ConducUbilild produite dans lea s^az par le mouvement des ions chargés négativement {Phil. Mag., février 190 1).