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Il est clair, d'après ces résultats, que le courant de saturation est inversement proportionnel à l'équivalent éleclrochimique du sel. La \aleur movenne 2,(57 -^ '^^~* ^" produit EC pour des solutions à i^ par litre esl très approximativement égale au -j-*^ de la valeur 2, ()5 x io~' obtenue avec des solutions contenant 10^ par litre, ce qui montre (|ue le courant de saturation est proportionnel à la concentration de la solution pulvérisée.
()uand un éleclrolyte esl décomposé par le passage du courant, suivant les lois bien connues de Télectrolyse données par Faraday, la (pianlité de sel décomposée est proportionnelle : 1" à la quantité d'électricité transportée et 2" à l'équivalent chimique du sel. Nous \ oyons donc (pic les résultats précédents qui montrent : 1" que la <|uanlité maxima d'électricité transportée par une vapeur saline est proportionnelle à la (pianlité de sel passant entre les électrodes et a" <|ue le courant de saturati(m pour une quantité déterminée (Je sel qui passe entre les électrodes est inversement proportionnel à ré(]uivalent (*himique du sel, prouvent que les lois de Télectrolysc de Faraday s'appliquent aussi au courant de saturation transporté par une vapeur saline.
LKS LOIS DE l'ÉLECTROLYSB DES VAPEURS DES SELS ALCALINS. Ilo5
Pour montrer que Tanalogie entre les vapeurs salines et les électro- Ivles est complète, il reste à montrer que le facteur de proportionnalité de la seconde loi est le me^ine pour les deux. Pour en décider, il était nécessaire de déterminer la quantité de sel qui passait entre les électrodes quand une solution de concentration connue était puhérisée.
La quantité de sel passant dans le tube était déterminée par une méthode qui est une modification de celle primitivement employée par Arrhénius pour mesurer la quantité de sel pulvérisée dans une flamme.
Une solution contenant /\o^ de chlorure de lithium par litre était pulvérisée. L'air chargé de gouttelettes était mélangé avec du gaz d^éclairage et le mélange brûlait au bout d^un tube de laiton, de manière à former une flamme de Bunsen. Un brûleur Bunsen était réglé de façon à donner une flamme semblable et sensiblement égale qui fut placée tout près de la première. Une perle pesée de LiCl fondu était maintenue dans Taxe de la seconde flamme sur une boucle de fil de platine et sa hauteur dans la flamme était réglée jusqu^à ce que les dfui flammes paraissent également colorées.
Dans ces circonstances, la quantité de sel iournie aux deux flammes doit être sensiblement la même, de sorte que la perte de poids de la perle de LiCl mesure la quantité de LiCl pulvérisée.
La perte de poids de la perle de LiCl fut de •-'"•6 en lo minutes dans une expérience et de G"'8 en lo minutes dans une autre. Cela donne pour le nombre de milligrammes de sel passant par seconde dans le tube de platine, quand une solution à i^ par litre est pulvérisée :
Goo X 4o
= 2,7 X lO"
Pour la même quantité d'un sel quelconque, nous avons trouvé expérimentalement
EC = 9.,67X io-«.
Dès lors, la quantité d'un sel, d'équivalent électrochimique unité, qui passera par seconde et correspondra à un courant de i ampère, sera de :
2 ■" X lO — ^
— If = I oi X 10-* milligramme.
Or, I ampère-seconde libère en électrolyse i,o^Xio~^ milligramme d'hydrogène, de sorte que l'on voit que le facteur de pro- S. P. 70
IIo6 HAftOLD'A. WILSOX. — LES LOIS DE L^ÉLECTaOLTSB DES TArErBS, ETC.
porlionnalilé est approximativement le même pour les vapeurs salines que pour rélect/*olyse.
Il est évident que ces résultats prouvent que les lois de Faradaj pour le passage de Télectricité à travers les liquides s*appliquent aussi aux sels alcalins à l'état de vapeur. Ceci doit être regardé comme une confirmation de l'hypothèse où Ton suppose que le passage de l'électricité à travers les vapeurs salines se fait d'une manière tout à fait analogue à l'électroljse des solutions salines.
Dans une solution diluée d'un sel tel que KCl, on admet que chaque molécule du sel est dissociée en deux ions (-h K) et ( — Cl). Suivant la théorie corpusculaire, si nous représentons un corpuscule par a, ces ions sont alors K — a et Cl -+- a.
Les résultats donnés dans cette Note prouvent que la quantité d'électricité que peut transporter un sel à l'état de vapeur est égale à la quantité d'électricité nécessaire pour électrolvser la même quantité de sel en solution.
Dans la théorie corpusculaire, ceci peut être interprété de deux manières : la première invoque l'électroljse du sel, tandis que la seconde ne l'invoque pas. Suivant la première, les molécules de la vapeur saline se dissocient en ions. Ces ions se meuvent alors vers les électrodes et y déposent leur charge, devenant alors K et Cl; K à Télectrode négative, Cl à l'électrode positive.
Suivant Taulre interprétation, la molécule de vapeur saline perd un corpuscule, formant alors deux ions
KCl — a et a,
KCl — a se dirige alors vers l'électrode négative et des corpuscules seulement vers l'électrode positive, de sorte qu'il ne se produit aucune séparation des deux atomes constituant la molécule.
La grande mobilité des ions négatifs par rapport à celle des ions positifs semble en faveur de cette dernière manière de voir; mais des cas connus où la séparation des éléments d'un composé par électrolyse dans le gaz paraît avoir lieu, sont nettement en faveur de l'hypothèse <iue les ions sont semblables à ceux qui existent dans les solutions.
Les expériences présentes ne peuvent montrer ce que les ious de- > ieun(Mit après s'être déchargés sur les électrodes; mais il semble qu'ils ne doivent plus ])arliciper iillérieurenient au transport de réleclricité.
J'espère cpie d'autres cxpj'riences jetteront un peu de lumière sur cr point.