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LA MOBILITÉ DES IONS ET LEUR VITESSE DE RECOMBINAISON. G2I

Oavoit que la conductibilité décroît rapidement avec le temps el n est plus que - de la valeur primitive au bout de 2%4'

Il se peut que quelques-unes des particules conductrices abandonnent leur charge aux parois en circulant dans le lubc, mais cette correction est probablement très petite puisqu^il n'y a pas de force agissant sur le gaz chargé et tendant à le repousser vers les parois, comme c'est le cas quand il y a électrisation libre.

Dans le Mémoire de J.-J. Thomson et E. Rutherford déjà cité, on a montré que dans un gaz rontgenisé, un état permanent est atteint quand le nombre des ions produits en une seconde par les rayons (soit q ce nombre par centimètre cube) est égal au nombre des ions recombinés pendant le même temps.

Si N est le nombre final des ions, on a alors

2 étant une constante pour chaque gaz particulier, mais variant d'un gaz à l'autre. Après la suppression des rayons, la vitesse de diminulioo du nombre n de particules conductrices est donnée par

ce qui donne, pour le nombre n des ions subsistant au bout du temps /,

il ï I

Le temps T, nécessaire pour que le nombre de particules conductrices tombe à la moitié de sa valeur, est donné par

D'ailleurs, les vitesses de déperdition des électrodes sont proportionnelles à /i, puisque le gaz est soumis à une force électromotrice suffisante pour le saturer complètement. On peut comparer les vitesses de déperdition observées à différents intervalles avec celles que donne la formule (3).

Les courbes de la figure i permettent de faire cette comparaison : la courbe tracée d'un trait continu donne la relation expérimentale, la courbe pointillée la relation théorique entre la conductibilité et le

r j» Jevx oMrtm le poiot P, où la c : -b! sk Takur primitive.

On voii que les deux courbes coïncident bien, les écarts étanl de l'ordre des erreur* d'expérience. Ceci montre que la formule (2) représeDle très exactement la loi de reeombinaison des ions. Cet accord excellent a toujours été obtenu, et cela pour un très grand nombre d'expérieDces dans lesquelles rintensilé de la radiation variait dans de larges proportions.

DeuzièBa méthod».

La méthode précédente n'était applicable qu'à l'air, à cause de la grande quantité de gaz nécessitée par une série d'observations.

La méthode suivante pouvait senir à déterminer la vitesse de recumbinaiaon des ions pour différents gaz, et pour des valeurs extrêmement dîiTérentes de l'intensité de la radiation.

On prenait un bocal en verre dont le fond était couvert d'une lame mince d'ébonite. Une électrode centrale atteignant presque le fond du bocal était isolée à l'iiide d'un bouchon de paraffine fermant le goulot. L'extérieur du bocal était couvert de papier d'étaîn relié métalliquement à l'intérieur. Le bocal était placé sur des blocs isolants au-dessus d'une fenéire couverte d'aluminium qui avait été ménagée

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