LKS HATONS DE L*0RAN1UM ET LA CONDUCTION ÉLECTRIQUE
duclibilité prîmîtive. D'autres expériences elTectuées avec des toiles ayant différents degrés de finesse ont donné le même résultat général. Le pouvoir de décharge varie avec la finesse de la toile, et semble dépendre plutôt du rapport de la surface du métal à la surface des ouvertures que de la dimension absolue des ouvertures. Si une toile de cuIntc arrête si facilement les ions contenus dans le gaz, on conçoit aisément qu'un petit tampon d'ouate les interceptera tous. La perte rapide de conductibilité est alors due à la petitesse de la particule chargée et à la grande vitesse de difl'usion qui en résulte.
§ 19. — Remarques générales.
La cause et l'origine du rayonnement continuellement émis par l'uranium et par ses sels demeurent un mystère.
Tous les résultats obtenus tendent à cette conclusion que l'uranium produit des types de radiations qui, en ce qui concerne leur action sur les gaz, sont analogues aux rayons de Rontgen et aux rayons secondaires émis par les métaux quand les rayons de Rontgen viennent à les frapper. S'il n'y a ni polarisation, ni réfraction, la similitude est complète. J.-J. Thomson (*) a émis l'hypothèse que les constituants de l'atome, en changeant leur mode de groupement, donnent naissance à des effets électriques tels que ceux produits dans Tionisation d'un gaz. Les résultats de Rontgen (2) et de Wiedemann C) semblent indiquer que, lors de l'ionisation, une radiation est émise, qui présente des propriétés analogues à celles des rayons de Rontgen peu pénétrants. L'énergie dépensée dans la production des rayons uraniques est probablement très faible, de sorte que le rayonnement pourrait continuer longtemps sans beaucoup diminuer l'énergie interne de Turanium. On a cherché l'efTet de la température de l'uranium sur Tintensité du rayonnement produit, à l'aide d'un dispositif analogue à celui décrit au paragraphe 11. Les rayons étaient complètement absorbés dans le gaz. On a chaufTé le récipient jusqu'à 200" C. sans obsener de différence bien notable dans la vitesse de décharge. Les résultats de telles expériences sont difficiles à interpréter, car on ignore comment varie l'ionisation avec la température. Je n'ai pu observer aucuns rayons secondaires produits quand les
(• ) Proc. Camb. phil. Soc.f t. IX, 8* partie, 1898, p. 897.
(') Wied. Ann., t. LXIV, 1898.
( *) Zeit,f. Electrochemie, t. H, 1890, p. 169.
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rayons de ruranium tombent sur un métal. De telles radiations existent probablement, mais leurs effets sont trop faibles pour pouvoir être mesurés.
L*auteur termine par des remerciements adressés au professeur J.-J. Thomson.