SUB LE PASSAGE DE L ELECTBICITE A TRAVERS LES GAZ RONTGENISKS
^'l'air à l'aide d'un soufflet, conduisait à ce récipient : la vitesse du curant d'air à travers le tube était mesurée à l'aide d'un compteur à placé en série avec le tube : un tampon de coton de verre, disisé dans le lube conduisant au récipient, retenait les poussières. /air quittait le récipient en aluminium par un autre tube portant à ^son extrémité le dispositif destiné à mesurer la vitesse de déperdition (.de l'électricité (ordinairement un fil métallique chargé à un potentiel élevé placé dans l'axe d'un tube métallique traversé par le courant gaxeux, le tube étant relié à la terre, et le fil à l'une des paires de quadrants d'un électromètre). Ce dispositif était soigneusement prol^é contre l'action directe des rayons, et il n'y avait pas de déperdi- \ lion tant qu'un courant d'air ne passait pas à travers l'appareil ; quand on produisait le courant d'air, la déperdition était considérable, montrant que l'air soumis aux rayons conservait ses propriétés conductrices pendant le temps (environ o*, 5) qu'il mettait à aller du vase d^aluminium à l'électrode chargée.
Nous nous sommes demandé si l'on détruirait la conductibilité du gaz en le chauffant dans l'intervalle compris entre l'endroit où il était tournis à l'action des rayons et celui où l'on mesurait sa conductibi- LEté. Pour cela, nous avons inséré sur le trajet un bout de tube de |K>rcelaine, que l'on chauflait à blanc; le gaz, à la sortie de ce tube, était si chaud, qu'il était à peine supportable à la main : cependant la conductibilité n'était nullement altérée. Mais, si l'air est soudflé bulle à bulle à travers l'eau, toute trace de conductibilité semble dispa- Taitre. Il en est de même si l'on force le gaz à traverser un tampon de coton de verre, bien que la vitesse du courant fût maintenue identique à celle d'une expérience donnant une déperdition rapide; au contraire, si le même tampon était inséré dans le système de tubes avant que le gaz eût atteint le récipient où il était soumis à l'action des rayons de Rontgen, la conductibilité n'était pas diminuée. Cette expérience semble montrer que la structure en vertu de laquelle le gaz conduit l'électricité est d'un caractère tellement grossier qu'elle est incapable de résister au passage à travers les étroits interstices d'un tampon de coton de verre. Un écran de fine toile métallique ou de mousseline ne semble pas modifier la conductibilité.
On obtient un résultat très suggestif en faisant passer un courant d'électricité à travers le gaz pendant son trajet compris entre le récipient d'aluminium où il est exposé aux rayons de Rontgen et l'endroit où Ton examine sa conductibilité. Nous avons fait cet essai en insérant dans le circuit un tube métallique le long de l'axe duquel
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tVm LB PiSSaCB PB L'BLEGTHIClTi A TRAVERS LES GAZ RfiNTCEMSÉS. 767
en abscisses et le courant porté en ordonnées. Il est évident que leelte saturation doit se produire si le courant détruit le pouvoir
tnducteurdu gaz, et que le courant maximum ou de saturation sera ttlui qui détruit la conductibilité avec la même vitesse que les rayons «fiônlgea la produisent. Si nous regardons le gaz comme un éleckolne, le passage d'une quantité e d'électricité détruira - particules ^tondue tri ce s, e étant la charge portée par une seule de Cfs partinles. Soient :
* le nombre de particules conductrices par unité de volume du gaz ; 9 le nombre de celles qui sont produites en i seconde par les rayons; Kl* le nombre de celles qui disparaissent par unité de temps, indépendamment du passage du courant ; i le courant à travers l'unité de surface du gaz ; / la distance entre les électrodes.
On a
le sorte que, dans l'état permanent du gaz, il
Ouand le courant est faible, cette équation il
comme le nombre des particules conductrices est indépendant dn mrant, celui-ci sera proportionnel ù la force électromotrice, Ceui irrespood à la partie rectiligne de la courbe.
768 J.-J. THOMSON BT B. BUTHERFORD.
En général, le courant est proportionnel à /t, nombre de particules conductrices, et à la chute de potentiel par unité de longueur. Si E désigne la différence de potentiel entre les plateaux, U la somme des vitesses des particules chargées positivement et négativement pour une chule de potentiel par unité de longueur égale à l'unité, nous avonâ
. /ieUE li
,= __ ou n=^çj^.
Si Ton substitue la valeur de n dans Téquation (2), on obtient
On voit par là que i a pour limite qzL Ainsi, le courant limite est proportionnel à la distance comprise entre les électrodes ; de sorte qu'en approchant de la saturation, le courant limite ira en croissant, si la distance séparant les électrodes croît, et l'on obtient ce résultat, paradoxal à première vue, qu'une mince couche d'air présente une résistance plus grande au passage de l'électricité qu'une plus épaisse. On s'en rendra compte aisément, toutefois, si l'on se rappelle que le courant détruit la conductibilité et qu'une couche plus épaisse contenant plus de particules conductrices, le courant nécessaire pour le» détruire toutes sera plus intense.
Les expériences montrent que la distance entre les électrodes (deux plateaux parallèles) a une action très marquée sur le courant. Les Tableaux suivants montrent le résultat de quelques expériences effectuées à ce sujet :
Différence de potentiel entre les électrodes 60 volts.
Distance entre les électrodes Courant
(en millimétrés). (échelle arbitraire).
Avec cette grande différence de potentiel, le courant était saturé dans toutes les expériences.