I.-J. THOHMN HT B. HUTHBBFOHD
la figure suivante qui représente les courbes d'intensité du courant en fonction de la force électro motrice à travers le chlore pour dilTérentes intensités des rayons de Riintgen; la radiation faible était obte-
Flg. 3.
nue en interposant une plaque d'aluminium épaisse. On y a multiplié les ordonnées relatives à la radiation faible de façon à faire coïncider le courant de saturation de la radiation faible avec celui de la radiation intense. On voit qu'après cette opération tout le reste de la courbe se rapportant à la faible radiation est au-dessus de l'autre, montrant ainsi que la diminution d'intensité de la radiation agit sur le courant de saturation dans une plus forte proportionque sur les courants plus faibles. Le courant de saturation dépend seulement du nombre de particules conductrices produites par les rayons ; pour le» courants plus faibles, la diminution du nombre de molécules est compensée dans une certaine mesure par l'augmentation du temps qu'elles emploient à se recombiner ; par suite, T augmente quand l'intensité des rayons diminue, de sorte que, ainsi que le montre l'équatîon (6), un courant faible devient une plus forte fraction du courant de saturation quand l'intensité des rayons diminue.
Quelle que soit la grandeur de la force électromolrice, une diminution de l'intensité des rayons est accompagnée d'une diminution du courant, de sorte que les courbes représentant I en fonction de E pour deux intensités dilTérentes de la radiation ne se couperaient pas si on les dessinait toutes les deux à la même échelle.
Toutefois, si, au lieu de conserver le même gaz et de changer l'intensité de la radiation, nous changeons le gaz en maintenant l'intensité des rayons constante, les courbes représentant I en fonction de E pour deux gaz différents peuvent se couper. C'est ce que montre la ligure suivante qui représente ces courbes pour l'hydrogène et l'air. On
SI! Ls PASSAGE DE l'élsctbicitk a thavehb les oaz hôntcknisés. 775
Taitqiie,pourde faibles forces électromolrices, le courant est plus irtease dans l'hjdrogène que dans l'air, tandis que le courant de tatuntion est beaucoup plus ^nd dans l'air que dans l'hjrdrogène.
Fig. 4.
Urourant de saturation dépend simplement du nombre des particuin conductrices produites par les rajons, tandis que le courant iuait première partie delà courbe dépend de l'espace parcouru par Inpirticnles conductrices pendant le temps T [voir équation (6)}, (I nous en concluons que les rayons produisent un plus grand nombre fie particules conductrices dans l'air que dans l'bydrogène, mais que le produit de U, vitesse de ces particules, par T, qui est proportionne au temps pendant lequel ces particules persistent après U suppression iti rajons, est plus grand pour l'hydrogène que pour l'air. La tigure 5 représente les courbes relatives au chlore, à l'hydrogène
ilfuré et à la vapeur de mercure dessinées à des échelles qui fassent jïncider les ordonnées représentant les quatre courants de saturaon. On remarquera que les courbes relatives à l'air, à l'hydrogène