‹ Les quantités élémentaires d'électricité: ions, électrons, corpusculesChapitre 56 sur 108 · SUR · texte numérisé non relu

SUR

Ui\E FORME JNIIN ÉTUDIÉE DE R4Y0NS CATHODIQUES,

Par GOLDSTEIN.

Traduit de rallemand par A. 6ALL0TTI.

Annalen der Physik und C hernie, t. LXIV, 1H98, p. 38 à 49-

Les décharges du courant d'induction dans un gaz raréfié produisent une lueur composée de plusieurs couches diversement colorées.

Dans Tair raréfié, la couche qui entoure immédiatement la cathode ^i>l jaune chamois, la seconde parait bleue et peu lumineuse, la troi- !>iènie est brillante et d'un bleu violacé. La première couche n'est Mentionnée que par un petit nombre d'auteurs; la plupart de ceux 4»i l'onl vue se sont bornés à en signaler l'existence. Une expérience therniométrique de Hittorf (*) est la seule où l'on se soit occupé de *es propriétés. Avec les formes d'électrodes et de tubes généralement employées, cette première couche n'a qu'une faible épaisseur qui, pour les fils minces, atteint à peine quelques millimètres. Avec une Cathode offrant une assez grande surface plane on peut la suivre beaucoup plus loin. Qu'il nous suffise de dire qu'elle peut s'étendre ^ 2*^'" environ avec une cathode plate de 2*^" à 2*^", 5 de diamètre, comme celle dont nous parlerons plus loin. Si la cathode occupe presque toute la section du tube, pour des raréfactions croissantes, la première couche arrive à couvrir loute la surface d'un éclairage uniforme. Elle est d'abord peu brillante sur les bords, elle s'éteint ensuite tout à fait et se retire de plus en plus vers le milieu de la surface. Dans les Comptes rendus mensuels de l* Académie de Berlin pour 1880 (p. 88) j'ai décrit une ampoule à décharge dans laquelle est enchâssé (pour l'étude de la lumière négative secondaire) un tube percé de petits trous. Dans une de ces ampoules {fig. i) ce tube

v') Wied. Ann., t. XXI, i88'r, p. 128.

a4j UOLDSTtilN.

élail un cylindre formé pur une toile métallique à mailles fines. Ce cvliiidre est engagé à une eslrémilé dans un tube de verre ouvert à ses deux bouts /' et à l'autre dans un bout de tube r' fermé à b lampe. Les extrémités en regard de ces deux tubes r et r* sont distantes de quelques cenlintètres, laissant ainsi libres les mailles de 11 toile métallique dans l'intervalle correspondant.

Héunissons le lil a au pôle positif d'une bobine d'induction, et, par le lil ti, le pôle négatif au tube formé par la toile métallique. Le^ expériences faites jusqu'ici ne nous permettent pas de prévoir s'il ta se produire aus^i une lueur sur la surface extérieure de la toile ruttiilliqiie. L'appariliiJii de celle lueur sérail d'accord avec les idées de Ililtorf «raprés IcMpiellrs la lueur bleue (dans l'air ) se propa[;e égaletiient dans toutes les dircclious »ans aller t ers l'anode. Mais, d'autre^ piirl. l'expériiiiei' inoulre que, pi^ur des densités faibles, certain* ciiiiroils de la calliude rcsi.iit >oinbros, c<u<l pour lesquels la lipes alLiul à l'imode renc.jitre la seconde ...uelie de la lueur. Dans le<^ï^ arlml i-.ci piiurrail èlre vrai pour reilérieur de la toile inétalliijiie lai' II- ( ln[iii]i allant de ses éiémriils '.y l'anode reucoutre la deiixii-'"*^

Ku tout cas, tes faits connus jusqu'à présent peuvent laisser c^"diiiilc V.i question de sa\oirsi l'espace silné autour de lu toile métal — liqii.- -er,L rempli de lumière bleue du complètement sombre.

\u-si je liJ> irrs élnnné lor^^ipie je \is, après auiir réalisé ai«" iLiio foi'tc r.irél'aclLiul la dispcisilioa iodiipiée plus liuut \a ani»l«- K clliiulei, une l.rillunte lumière jaune di.ré entourant la catlioJf

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