ET LA MASSE APPARENTE DES ÉLECTRONS
(Extrait),
Par W. KAUFMANN.
Traduit de rallamand par Hanii BUISSOH.
Gàtîinger Nachrichten, 1901, p. i43 à i55.
§ i et 2. — L'ouieur se propose d'étudier expérimentalement le rapport -
entre la char{;e et la masse des corpuscules émis par un corp« radioactif et de distinguer, autant que possible, la masse réelle de Isl masse apparente <\vriW' troduit la considération de Ténergie électromagnétique de la particule nobile («).
3. J'ai communiqué la méthode employée il y a déjà quelque teuips. L'hétérogénéilé des rayons de Becquerel, considérée jusqu'ici, dans la plupart des cas, comme un inconvénient et qui fait qu'un £d pin(*eau de rayons parait dispersé en un spectre par la déviation, n est pas nuisible ici et est transformée directement en un avantage par une disposition analogue à la méthode de Kundt des spectres croi:^»^!». En employant un fragment de substance active le plus petit possiMe comme source de rayons, et un trou étroit comme diaphragme, on isole un mince faisceau de rayons, qui se représente par un point sur une plaque photographique placée perpendiculairement à sa direction. La déviation magnétique transforme Timage en un trait rectiligne, la déviation électrique simultanée produit comme image une courlw!»
dont ehaque point correspond à une vitesse q eik un — complètement
déterminé. On obtient ainsi sur une seule plaque une série complt'l*
(') Physik. Zeits., 2, p. 602, 1901.
ÉVIABIUTÉ DBS HAYON» DE BE<:i)t'KI(BL ET LA HASSE DES ÉLECTRONS. l8S
;rvations, dont on peut d('-duire directement la relation entre q
A.ppar«il. — Les rayons rendant l'air conducteur, l'appareil de- Lre vidé pour obtenir un champ éleciricjue homogène ; de cette l'absorption et la diffusion des rayons dans le gAz étaient en temps évitées. I.«s dimensions de l'appareil dovaienL être choi- £ plus petites possible, parce que l' électro-aimant nécessaire à
alion du champ magnétique ne pouvait pas être introduit dans e. el aussi [larce (pi'un trop grand cliemin du rayon aurait
2^ V. EJLirMÂSS.
aSaihii l>^aucoup rintensîté. La 6^re i montre Tappareil à en^irot moitié de la grandeur naturelle.
I ne [>etite boîte de laiton, dont les cùlrs ont à peu près 2x3x4<3*"} e^t fixée au mojren du tul>e O sur le manche de verre Q d^un tube i W \\Ac, L, qui se compose de deux parties reliées par un rodage ai" mercure M. Sur la base de la boite se trouve en C un fragment de bromure de radium. d'en\iron i"" de long et o"",3 d'épaisseur (h direction de la longueur est perpendiculaire au plan du dessin). Parmi les ravons qu'il émet, un faisceau de o"**. 5 de diamètre est isolé pir un diaphragme D et. s'il n'est pas dévié, produit une petite tache sor la plaque photographique E, enveloppée d'une feuille d'aluminiam. I>e diaphragme est fait de platine en sa partie centrale, de plomb sur les bords.
Pour la production du champ magnétique on employait un électro-aimant dont les pôles N et S sont indiqués en coupe sur la âgure. Comme l'exposition d'une plaque durait de 3 à4 jours, renroulemcol avait été calculé afin que Taimant pût être relié au réseau d'éclairage de la ville (2'ao volts), avec interposition de quelques lampes à incandescence. A cause des variations non négligeables de la tension, rencontrées dans l'emploi de cette source de courant, il était impossible de faire une mesure exacte du champ magnétique; pour cette raison le réseau d'éclairage ne fut utilisé que pour les expériences préliminaires; au contraire, dans la mesure définitive, on prit leçonrant d'une batterie de 70 volts. Comme cette batterie possédait une capacité d'environ 100 ampères-heures, le courant d'excitation, sVIe- ' varil .s<Milcnicnt a o,/5 ampère, restait complètement constant pendant les (jua tic jours de durée de l'exposition, ainsi que cela fut établi par un contrôle continuel.
L(; champ cleclri(|ue était produit entre deux plateaux de laiton P«. 1*21 n'clangulaires, polis et plans. Trois vis F (une seule est dessinée dans la figure), avec des pointes isolantes en Ivoire, servaient au réj;la^(î de la dislance des plateaux. L'un des plateaux, P,, était fixé par une articulation à une tige mobile dans la boîte d'ébonite J| et était pressé par le ressort spiral G» contre les pointes des \is F. Le deuxième, P.j, était fixé de façon semblable au couvercle B de la l)oite; un rcîssorl spiral placé à Textérieur, G^, pressait le plateau contre trois \is II également munies de pointes d'ivoire, à l'aide desquelles on réglait la position de tout le système des plateaux relativement à l'appareil. Pour la production du champ électrique, qui devait aussi rester tout à fait constant pendant 4 jours, j'avais à ma disposition une