‹ Les quarante femmes d'Ali Baba; opérabouffe en 3 actesChapitre 36 sur 88 · SCENE VII Caroline, Tonrnesol, Van Folmeseli · texte numérisé non relu

SCENE VII Caroline, Tonrnesol, Van Folmeseli

Tournesol

Grande nouvelle, Caroline ! Vous ne devineriez jamais qui je viens de voir?

Caroline Mademoiselle Fatma, votre amoureuse?

Tournesol

Il s'agit bien d'elle. Savez- vous qui était le porte-fanion du parlementaire?

Caroline Assurément non.

Tournesol Je vous le donne en mille!... Eh bien, c'était Julien! Julien lui-même !

Caroline, émue Il n'est donc pas mort?

Puisque je vous dis qu'il est en train de devenir maréchal de France.

Caroline

]\Iais au moins en êtes-vous sûr? N'avez- vous pas rêvé?

Tournesol

Je vous répète que c'est lui, Julien ! le beau Julien ! Même qu'en prenant ma voix de fausset la plus haute, je lui ai crié comme ça, en provençal bien entendu : « Julien ! ta petite Irma, elle est ici ! »

Caroline

Et qu'a-t-il répondu?

Tournesol

Rien ! Il ne pouvait pas parler... Il était parlementaire ! Seulement, il m'a fait un signe, n'est-ce pas. Monsieur Van Foimesch?

Van Foimesch, s'est assis dans un angle et écrit fiévreusement des pages de musique Je n'ai pas remarqué.

Tournesol

Té, pardi ! parce qu'il me l'a fait en provençal ! Mais ça voulait dire qu'il avait compris. Et dites qu'il n'y a pas une providence pour les amoureux? En voilà deux qui se croyaient séparés pour toujours et voilà cjue cette bonne providence les rapproche et les met, c'est le cas de le dire... hé?... à une portée de canon l'un de l'autre.

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