M. THIERS
qui les fait, ces affirmations?... Quant au talent de peintre déployé dans cette histoire, où il en faudrait un sublime, figurez-vous, le père Prudhomme, — auquel, par parenthèse, M. Thiers ressemble par l'intérieur autant que par l'extérieur de la tête, — figurez-vous le père Prudhomme voulant faire en paraphe, dans un exemple d'écriture, la Bataille d'Eylau de Gros, le pathétique, et la magnifique Distribution des Aigles de l'homérique David !
Eh bien, — je me cogne contre un mur 1 — malgré tout, malgré la Postérité, qui tend vers lui la main, à travers le temps, pour l'écraser sous son pouce, ce petit altrapeur. de gloire enfin attrapé et pour qu'on n'en parle plus, M. Thiers fermera les yeux sous ses lunettes et mourra vespasiennement àuns son fauteuil à l'Académie, couronné toujours du suffrage de cette vile multitude, qui n'est pas que dans la rue et qui est incorrigible, et qui s'obstinera à l'appeler un grand historien I
M. DE BARANÏE 47
M. DE BÂRANTE
Arrivé dans la troupe des grues, comme M. Vilet, en raison de toutes les commodités d'un temps jeune (le siècle commençait), et facile au talent comme les jeunes gens le sont aux femmes. Un manche à balai, habillé en femme, peut enflammer de très petits jeunes gens ! C'est l'histoire de INI. de Barante. Il s'est fait toute une réputation avec un petit volume intitulé : Tableau de la Littérature française au dix -huitième siècle. C'était un tableautin très sec, — bordé