Manuel, LU, p
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Conseiller du Roy en son Conseil priué.
Au Lecteur.
le n'ay tasché cest œuure façonner D'vn style doux, à fin qu'il puisse plaire, Car aussi bien n'entens ie le donner Qu'à ceux qui n'ont soucy que de bien faire.
1 . DiEV tout premier, puis Père et Mère honore. Sois iuste et droict, et, en toute saison,
De l'innocent pren en main la raison : Car Dieu te doit là haut iuger encore.
2. Si en iugeant la faueur te commande, Si, corrompu par or ou par presens, Tu fais iustice au gré des Courtisans, Ne doute point que Dieu ne te !e rende.
1. IMiocylLdo, V. V. Que les premiers respects soient pour les dieux, les seconds pour tes parents ; accorde à chacun ce qui lui est dii, sans januiis te laisser corrompre. » {Moralistes anciens, p. 80.)
2. Ksaïe, V, 22-3. — Phocylide, VI. « Ne rebute point le pauvre. Que
3. Auec le iour commence ta iournee, De l'Eternel le sainct nom bénissant : Le soir aussi ton labeur finissant, Loue le encor', et passe ainsi l'année.
4. Adore assis, comme le Grec ordonne : Dieu en courant ne veult estre bonoré; D'vn ferme cueur il veult estre adoré,
Mais ce cueur là il fault qu'il nous le donne.
5. Ne va disant : ma main a faict cest œuure, Ou ma vertu ce bel œuure a parfaict,
Mais dis ainsi : Dieu par moy l'œuure a faict. Dieu est l'autbeur du peu de bien que i'œuure.
6. Tout l'vniuers n'est qu'vne cité ronde, Cbacun a droict de s'en dire bourgeois, Le Scythe et More autant que le Grégeois, Le plus petit que le plus grand du monde.
tes jugements soient dictés par la justice. Si tes jugements sont iniques, tu seras jugé par Dieu même à ton tour. » (Moralistes anciens, p. 80-1.) — Baïf, Mimes, p. 273, str, VII.
4. Plutarque, Les Vies des h. ill., t. I, Niima Pompilius, p. 255. « Et quant à ce qu'il [Numa] commandoit que l'on s'asseist après que l'on avoit adoré... peult estre... que cela se rapportoit à ce que... Numa vouloit accoustumer ses gens à ne servir ny ne parler point aux dieux en passant, ou en faisant autre cliose, et à la haste, ains vouloit que l'on le feist quand on a temps et loisir, toutes autres clioses cependant entremises. » Plutarque constate lui-même (ihid., p. 253) l'origine pythagoricienne de ce précepte. On le trouvera formulé dans les Fragm. phil. graec, p. 508, n» 60, chez Jamblique, p. 37, 6-7, et chez Porphyre, p. 95, 38-9. — Cf. Stobée, Sermo XXXVII, p. 54, 21. « Quietos nos esse oportet, ut non turbulente cum deo colloquamur. »
5. Baïf, Mimes, p. 275, str. XIX. « Devant que commencer à faire quelque chose, | Prie Dieu de la faire : et, le tout achevé, | Dy que c'est de Dieu seul, et n'en sois eslevé | D'un vent ambitieux; car de tout Dieu dispose. »
6. Diogène Laërce, VII, 1, 53, p. 178. — Marc-Aurèle, Pensées, IV, iv, p. 104. c( Le monde est comme une cité. » Ibid., ihid., xxin, p. 112. « Un personnage dit : Bien-aimée cité de Cécrops 1 Mais toi, ne peux-tu pas