SCÈNE PREMIÈRE
PERIANTHE, FLAVIEN.
PERIANTHE.
voilà de
retoui
FLAVIEN
Oui , Fécole est finie.
PERIANTHE.
Tes
-tu bien diverti
FLAVIEN
Non ; lecole
PERIANTHE.
m'ennuie.
Vous ennuie
Oui.
fT^avien.
PERIANTHE.
L'école ?
FLAVIEN
Oui.
4o LES QUATRE AGES.
• PBRIANTHB.
Mais rien, n estplus laid.
Et d'où vous peut venir ce dégoût, s'il vous plaît?
FLAVIBN.
On lit toujours.
PERIANTHOS.
Eh bien ?
FLAVlEN. *
Croyez- vous qu on s'amuse A ne faire que lire ? *
PERIANTHE.
Eh! J admire l'excuse!
FLAVIBN.
Si l'on était toujours en récnéation , Je ne m'ennuîrais pas.
PÉttlANtHE.
La disposition Est heureuse vraiment! Mais meubler votre tête, Mais devenir savant; néant à la requête!
flavien, a part.
Savant ! le beau plaisir!
PÉRIANTHE
Eu **ï Petit libertin!...
Enfin donc, qu'as-tu feit, qu'as-tu lu, ce matin?
FÏ'ÀVIEN.
J'ai lu dans un livre.
AQTE II, SCENE I. 4<
PÉRfANTHE.
Oui; mais «e livre s'appelle?...
flavien, montrant son livre.
' y Il s'appelle k Abrégé d'h&toire naturelle. »
PJBRIANTHE.
Lis-m'en un peu , pour voir.
fLAVIEN.
Non , non , demain*
PÏRIANTHB» ».
Monsieur!.» flavijbjï, lisant.
« Etat de l'homme dans les différera kges de la vie.
TÉRIANTHE.
Fort bien.
flavien, continuant.
« L'homme est heureux d*ns le temps de l'enfance, « parce que le principe matériel domine seul , et agk « presque continuellement. »
PÉRIANTHE. - -
Heureux âge! ah!...
f l av i e n , continuant.
« La contrainte , les remontrances^et même les châ» « timents ne sont que de petits, chagrins. ■»
{Il sHnterrompt.)
Ce livre est un menteur!
Tiens ! de petits chagrins ! * -
4a LES QUATRE AÇES.
PÉRIA IfTBB.
Voulez-vous bien poursuivre.
C'est fort intéressant. Voyons , voyons.
flavibn, lisant.
« Le dépérissement commence dès avant quarante ans ; «il augmente par degrés assez lents jusqu'à soixante; « par degrés plus rapides jusqu'à soixante-dix : la ca- « ducité commence à cet âge; elle y a toujours en aug- « mentant; la décrépitude suit, et la m...»
périaxtuB) lui arrachant le livre des mains.
• Quçl livre !
Quel galimathias ! Comme c'est imprimé !
Que l'œil d'un pauvre enfant en doit être charmé!
FLAVIBN.
Il me fait mal aux yeux.
PÉRIANTHE
Je voudrais bien connaître Le sot qui l'a pu mettre en tes mains.
FLAVIEN
■» C'est mon maître.
PÉRIANTHE
Eh bien , oui , c'est un sot !
flavien, comme entendant un blasphème.
{h part.) Ah ! — Bon ! je le dirai périanthe, liront un Hvrc de sa poche.
Vois-tu, moi , quel beau livre J -