‹ Les quatre agesChapitre 31 sur 92 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

SUZEVAL.. "

D'hier! C'est tout nouveau. N'en soyez. pas trop fier.

JULES

Àh ! je suis sûr de moi ; je n'ai pas de faiblesse.

SUZEVAL. '*

Et comment vous a pris cet excès de sagesse ? '

JULES

Il m'a plis... Que dirai-je ? Au milieu d'autres soins , Tout à coup , dans l'instant où j'y pensais le moins.

SUZEVAL.

Mais quelle en est la cause ? *

JULES

Ah ! monsieur^ la plus belle !

SUZEVAL.

Je comprends. En effet, mademoiselle Orbèle, A ce que m'en a dit Périanthe...

JULES

Elle!

SUZEVAL.

Eh quoi?

JULES

Son mérite jamais n'eut triomphé de moi* ,

Il n'y fallait pas moins que la vertu, les charmes ,

De celle à qui mon cœur rend aujourd'hui les armes.

Mais de quels dons heureux le ciel en la formant .

Nous voulut faire voir l'assemblage charmant !

Je ne puis y penser, dans l'ardeur qui m'enflamme,

Sans me sentir troublé jusques au fend de Tante. • Puis un nom^ desparens... surtout un oncle... ah dieu! Dont oh aimerait tant à se voir le neveu !

Si vous vouliez , monsieur, ne.m'étre point contraire.

SUZEVAL.

Contraire.! Eh mais, pour vous, je suis prêt à tout faijjp.

JULES

Vrai ? C'est que votre esprit est tant soit peu railleur: Vous ne vous moquez point ?

SUZEVAL.

Nullement.

Ah, monsieur!

Je me jette à vos pieds : ma stérile éloquence Peindrait mal tant de joie et de reconnaissance. De son père , ainsi donc , vous m'obtiendrez l'aveu ?

SUZEVAL.

C'est tout ce qui vous manque ?

JULES

Oui, vraiment.

SUZEVAL.

% C'est bien peu.

JULES

Voyez , dites de plus deux mots à mon grand-père ; Et tout m'assure enfin le bonheur que j'espère.

SUZEVAL.

Or donc , de votre belle appreneft*nm k nom.

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