ACTE UI. SCÈNE III
PÉRIANTHE
Il me faut donc subir celle de ses caprices ? L'insolçnt pourrait bien aussi se repentir.
S'il a droit d'offenser, moi, j'ai droit de punir. Il pourrait éprouver, quand un fils nous irrite > Gomment notre courroux parfois le déshérite ; » Et dans mon testament, que je veux faire un jour, Trouver ce témoignage enfin de mon amour.
VOLRADE.
G est une arme en effet ijue la loi salutaire, Pour la garda des mœurs, confie aux mains d'un père : Mais souvent par* son cœur, qu'on avait mal connu, Au moment d'en user on se sent vetenu.
PÉRIANTHE
Rien ne me retiendra.
VOLRADE.
La colère se lasse; Un testament * an nulle... et, dès qu'on a fait grâce...
PÉRIANTHE
Je ne la ferai point ; j'ai de la fermeté.
VOLRADE. v »- '
Je le sais.. ' '
PÉRIANTHE
Pour la tête on m'a toujours cité.
VOLRADE.
Sans doute.
• - PÉRIANTHE
Il est d'ailleurs un moyen infaillible
De me rendre à jamais le retour impossible.
volr^de, avec empressement.
C'est?...
PBRIANTHE.
Un bon mariage.
VOLRADE.
Eh!
pÉiiANTHE, à lui-même.
Beau calcul vraiment, De croire se venger avec un testament !
On ne recueille point le fruit de sa vengeance. A la jeune d'Orbèle il veut faire une offense : Pour la* dédommager, qu'un acte solennel , Lui fasse de mes biens un don universel. .
Je verrai tout du moins la mine de mon drôle, Quand, changeant tristement et de ton et de rôle, Du titre de grand'mère il viendra saluer Celle à qui moins de droits devaient s'attribuer. Je rirai bien.
VOLRADE.
Eh ! oui.
PBRIANTHE.
Je veux sur cette affaire , Sans le moindre délai , consulter mon notaire.
( // appelle. ) . (h Volrade. j Eh ! quelqu'un. — Je m'entends reprocher tous les jours Que mon ardeur s'exhale en frivoles discpurs ; Il faut qu'on voie enfin si je $uis si facile ;