ACTE III, SCÈNE VIL
VOLRlDE.
Celui que vous savez, celui qu'en ma jeunesse M'inspira le désir d'obtenir quelque appui, v '
Et qui blesse des gens tout puissants aujourd'hui. Vainement ma prudenee, en ces jours trop célèbres , Avait de l'anonyme emprunté les ténèbres ; Un acte de mon seing dût être revêtu, Et de quelque affidé le mystère connu.
Cet acte, par le temps, par un hasard perfide, Est à la fin tombé dans une main sordide Qui d'un infâme gain en attend la douceur.
HJir libraire m'apprend qu'il en est possesseur; Qu'il tient du livre même un dernier exemplaire, Et qu'il en va traiter avec mon adversaire ,
{Indiquant F endroit de la lettre ou sont ces mots. ) Si « dans un bref délai, moyennant un bon prix, » Le tout entre ses mains par moi n'est pas repris.
PERIANTHE.
Eh mais, le général enfin n'est pas capable....
VOLRADE.
Il, est ambitieux!
JULES, àpart.
C'est dire impitoyable !
VOLRADE.
H faut voir ce marchand 5 il faut...
PÉBIANTH^
C'est un fripon 4 Il abuse....
VOL RADE
Eh! monsieur, on ne vous dit pas non.
Mais lecrit, 1 écrit seul m'occupe et m'embarrasse. H en faut à tout prix anéantir la trace.
jct.es.
Courez donc...
FÉHIANTHE»
Oui, courez.
VOLHADE.
Mais un autre embarras.**
C'est rju il faut de l'argent ...
FÉtUANTHË.
Et vous n'en avez pas?
VOLRADE t
J'en aurais ; vous pensez que rien nVst plus facile j Mais le moindre délai rendrait tout inutile.
Voilà sans contredit le plus fâcheux hasard... Peut-être en ce moment est~il même trop tard.
FÉRIANTRE,
Vous n avez point d'argent!
VOLRADE.
Non , monsieur } non.
(^u'entends-je!
Vous qu'on croya it..fte fait, à vrai dire, est étrange. Depuis qu'en beaux deniers bien il i me ut acquitté , De votre revenu le quart vous fut compté j