‹ Les quatre agesChapitre 53 sur 92 · ACTE III, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VII

* Depuis que le produit de Votre sinécure,

* Dont toujours la rentrée est si prompte et si sûre...

jules, V interrompant.

* Daignez, monsieur...

p é r i a n t H E , continuant.

Depuis que vos inscriptions, *Que vos indemnités, vos bons, vos pensions Ont grossi votre caisse (et non votre domaine), A peine avons-nous vu passer une semaine ; Et déjà...

VOLRADE.

Voulez-vous, monsieur, me secourir?

Vos discours sont fort bons, mais me laissent périr.

PERIANTHE.

Suis- je donc responsable ?... Enfin , quelle est la somme Qu'il fw$ vous avancer?

VOLRADE.

Vous jugez que cet homme A ma position mesure, son espoir.

PERIANTHE.

C'est un vol manifeste; il se vient prévaloir...

Certes! mais en voulant éviter ce dommage,

On s'expose aux hasards d'un plus sensible outrage.

* On passe ici quatre vers , et Ton dit : '

Et sans que tous, ayez accru votre domaine, etc. ,

PÉRIANTHB.

Il n'est donc plus de règle ? Il n'est donc plus de frein ? Un traître, avec un cœur, avec un. front d airain, Peut donc ainsi des gens conspirer la ruine, Et recueillir en paix les fruits de sa rapine?

{Il appelle.) *

Charançon! Charançon! — Hommes, siècle maudits, Dans la perversité , dans le crime enhardis ! Mais jç serai vengé j ce traître de libraire Sentira, tôt ou .tard, le poids de ma colère; Car je suis rancuneux , haineux comme un démon : JEt je m'en souviendrai dans cent ans, — Charançon! Voyez s'il répondra ! (// va au fond.)

VOLRADE.

Ma perte est assurée , Et par aucun moyen ne sera réparée.

Jules, vous triomphez.

jul^s, avec dignité.

Vous êtes dans Terreur, Monsieur: la passion qui règne sur mon cœur, Douce, compatissante aux déplaisirs d'un autre, N'a rien du sentiment qui dévore le vôtre :

Si je puis vous servir, vous n'avez qu'à parler.

Plait-il?...

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