‹ Les quatre agesChapitre 55 sur 92 · ACTE III, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IX

Donnez-moi cette lettre, et comptez sur ttitt foi. (Le succès est certain , s'il peut venir de moi.

(Il sort.)

| SGÈNE IX.

[ PÉRIANTHE, VOLRADE.

TOLRADB.

Je reste confondu.

PERlANTflE.

Non , je ne puis vous plaindre ; Ayant, à si bon droit, un tel revers à craindre, Il vous fallait marcher d'un pas plus mesuré; Il fallait dans vos vœux être pkts modéré.

VOLRADE.

Pouvais-je prévoir...

PÉRIANTHE

Oui , parlez, de prévoyance !

La mémoire chez vous était de la prudence.

Mais quand l'esprit est plein de si vastes désirs, Il n'y peut plus rester de place aux souvenirs.

VOLRADE.

Mais vous, qui me tenetf ce langage sévère ,

Avec moi , jetiez donc un regard en arrière*

Je publiai ce -livre à vingt-ans; tous les jtorts ' ■

Que vous me reprochez, vous les aviez alors.

J'adorais votre fille ; ua amour excusable

M engagea , pour vous plaire , en ce pas condamnable.

Ainsi chacun de nous suivait sa passion :

Moi, ma pure tendresse; et vous, l'ambition.

PÉRUNTHE.

Moi! .

VOLRÀDE.

Vous.

A ce propos je ne veux poyit répondre.

D'un seul mot cependant je pourrais vous oônfondre : Jamais honneur, emploi, rang par moi /souhaité Ne fut brigué, monsieur, ni surtout acheté.

VOLRADE.

* Vraiment , je le crois {rien ; ni par moi : mais au reste,

* Vous ne nous vantez là qu'un préjugé funeste»

* Que deviendrait , l'état si les vrais citoyens

* Étaient si réservés sur 1^ choix des moyens ?

* Complices *iraoré& de sa coupable audace, *A l'intrigant partout ils céderaient la place.

* Monsieur , quand il s'agit de servir son pays *,

* Toute entreprise est juste et tout moyen permis.

fÉRUNTHE.

*La majtime est fort belle, et peut-être fort sage;

* !■ ' ■' ■ I * ' " ' Il II H I I > I . ■ I .

,* On supprime ces vers , et Ton continue la scène, ainsi ;

•VOLRADE.

» Certe 1...

piftiAHTai.

Se rainer n'est jamais qu'un scandale

Page 1