‹ Les quatre agesChapitre 7 sur 92 · ACTE I, SCÈNE L · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE L

* (à Vofrade.) Finissons. Suzeval prend donc le ministère ? ■ Nous Talions de ses champs voir enfin revenir! Ma liquidation, pour le coup ,* va finir»

,FLAyiEN,à TAerm Mon ami Suzeval ! Entends-tu bien ? .

THÉRÈSE

Silence!

FLAVIJBN.

l'aurai du bonbon.

THÉRÈSE

Paix!

vol rade, répondant à Pérfanthe.

En cette circonstance r Vous mettez bien du prix peut-être à son retour.

PÉRIANTHE

Pourquoi donc ?

JULES, h part.

Puisse-t-il approuver mon amour!

PEBIANTHE.

L'amitié qui nous joint n'est pas de fraîche date; Et depuis quarante ans 9 plus d'un fait la constate. De d^ux lustres complets j'ai l'avance sur lui. Je m'en targuais jadis; c'est son tour aujourd'hui.

VOLRADE.

Près de nos électeurs, égaux en avantages, Comme son frère et moi partageons leurs suffrages, H pourrait bien...

16 LES QUATBrE AGES.

julbs t à part:

Aussi quel orgmdl sans- égal

Que de ce vieux guerrier s'être fait le rival!

Si Je perdais sa fille... * '

FBRIAHTHE»

Eh! mais, mon fcher Vofatde, Avec moins de raisons souvent ion 'rétrograde : Si vous l'allie* choquer par cette ambition ; Et s'il arriérait ma liquidation]

VOLRADK.

C'est en son équité prendre ptu d assurance.

Croyez que je n'aurai de loi que fc* prudence ; Que maître de mes vœux, de mes désirs secrets , Je n'entreprendrai rien contre mes intérêts.

PÉRIANTHE

Mais il s'agit des miens; vous me parlez des vôtres.

VOLRADE,

Eh mais , les miens , monsieur... c'est-à-dire les nôtres.

PÉRIANTHE

Si Ton veut.

VOLRADE,

Après tout , ce sont dix mille écus Que vous rédameriez.

PÉRIANTHE

Parce qu'ils me sont dus, Et légitimement,

VOLRADE.

Attendez qu'à leur zèle

, ACTE I, SCÈNE I. < i 7

Mes amis- aujourd'hui trouvant le sort fidèle De nos législateurs m'ouvrent enfin les rangs...'

périànthe, a lui-même.

Cela me paiera-t-ïl mes trente mille franc$? *

. vt)LRADE, continuant.

Je sais, comme ort se rend facile ou redoutable : ♦Mon plan est arrêté, plan juste, raisonnable, Et si grand, si profond, si sagement conçu, Que rien n'est oublié dans son vaste aperçu; c Que morale privée et conduite publique, , Tout y trouve son code et sa règle pratique , Et sans les préjugés f les superstitions , Du profane vulgaire aveugles notions.

Je vais d'un pas réglé, mais libre et sans entrave. D'aucun parti d'abord on ne me voit l'esclave : Et , sauf certain pamphlet , qu'en un profond oubli Il m'est permis enfin de croire enseveli.

Rien ne peut m accuser d'erreur ou d'inconstance : Au cas d'un certain choix, l'avantage est immense; Vous le comprenez Ken.

PERIANTHE.

Ma foi ! c'est tout .au plus.

Qu'est-ce que cela fait à mes <Jix mille écus ?

VOL RADE

Qu'en l'état où le sort, par un heureux caprice, Me place pour saisir l'occasion propice , Si je prends un parti... tel qu'on le peut prévoir.... (Ce n'est pas me bercer , je crois , d'un fol espoir;) J'ai des antécédents ; et quand on administre...

i8 • LES QUATRE AGES.

PÉA11BTKB.

Eh bien?...

tolkads, exalté*

Si quelque jour tous me vejes ministre; Si ma fortune enfin prenait ce noble essor, Pour yos recouvrements craindriez-Tons encor?

PS1UHTIB.

Parbleu ! si cette voie est la seule indiquée , Ma liquidation est bien Hypothéquée !

flatieh , faisant voir son château a Thérèse.

TienSjiiens, comme il est haut !... Ne souflie pas dessus.

VOLIADE.

Tous ces discours d'ailleurs sont ici superflus.

Suzeval au plutôt recevra ma visite ,

Et ce que j'apprendrai réglera ma conduite.

PÉRIAHTHÏ.

Fort bien. #

jules, à part.

Grand Dieu! Julie!

VOLRADL *■ •

Eh ! voilà sûrement Quelqu'un qui de sa part nous vient en ce moment.

PÉRIANTHB.

N'est-ce pas sa nièce ?

VOLRADE.

Oui.

( On se salue. )

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