ACTE I, SCÈNE L
* (à Vofrade.) Finissons. Suzeval prend donc le ministère ? ■ Nous Talions de ses champs voir enfin revenir! Ma liquidation, pour le coup ,* va finir»
,FLAyiEN,à TAerm Mon ami Suzeval ! Entends-tu bien ? .
THÉRÈSE
Silence!
FLAVIJBN.
l'aurai du bonbon.
THÉRÈSE
Paix!
vol rade, répondant à Pérfanthe.
En cette circonstance r Vous mettez bien du prix peut-être à son retour.
PÉRIANTHE
Pourquoi donc ?
JULES, h part.
Puisse-t-il approuver mon amour!
PEBIANTHE.
L'amitié qui nous joint n'est pas de fraîche date; Et depuis quarante ans 9 plus d'un fait la constate. De d^ux lustres complets j'ai l'avance sur lui. Je m'en targuais jadis; c'est son tour aujourd'hui.
VOLRADE.
Près de nos électeurs, égaux en avantages, Comme son frère et moi partageons leurs suffrages, H pourrait bien...
16 LES QUATBrE AGES.
julbs t à part:
Aussi quel orgmdl sans- égal
Que de ce vieux guerrier s'être fait le rival!
Si Je perdais sa fille... * '
FBRIAHTHE»
Eh! mais, mon fcher Vofatde, Avec moins de raisons souvent ion 'rétrograde : Si vous l'allie* choquer par cette ambition ; Et s'il arriérait ma liquidation]
VOLRADK.
C'est en son équité prendre ptu d assurance.
Croyez que je n'aurai de loi que fc* prudence ; Que maître de mes vœux, de mes désirs secrets , Je n'entreprendrai rien contre mes intérêts.
PÉRIANTHE
Mais il s'agit des miens; vous me parlez des vôtres.
VOLRADE,
Eh mais , les miens , monsieur... c'est-à-dire les nôtres.
PÉRIANTHE
Si Ton veut.
VOLRADE,
Après tout , ce sont dix mille écus Que vous rédameriez.
PÉRIANTHE
Parce qu'ils me sont dus, Et légitimement,
VOLRADE.
Attendez qu'à leur zèle
, ACTE I, SCÈNE I. < i 7
Mes amis- aujourd'hui trouvant le sort fidèle De nos législateurs m'ouvrent enfin les rangs...'
périànthe, a lui-même.
Cela me paiera-t-ïl mes trente mille franc$? *
. vt)LRADE, continuant.
Je sais, comme ort se rend facile ou redoutable : ♦Mon plan est arrêté, plan juste, raisonnable, Et si grand, si profond, si sagement conçu, Que rien n'est oublié dans son vaste aperçu; c Que morale privée et conduite publique, , Tout y trouve son code et sa règle pratique , Et sans les préjugés f les superstitions , Du profane vulgaire aveugles notions.
Je vais d'un pas réglé, mais libre et sans entrave. D'aucun parti d'abord on ne me voit l'esclave : Et , sauf certain pamphlet , qu'en un profond oubli Il m'est permis enfin de croire enseveli.
Rien ne peut m accuser d'erreur ou d'inconstance : Au cas d'un certain choix, l'avantage est immense; Vous le comprenez Ken.
PERIANTHE.
Ma foi ! c'est tout .au plus.
Qu'est-ce que cela fait à mes <Jix mille écus ?
VOL RADE
Qu'en l'état où le sort, par un heureux caprice, Me place pour saisir l'occasion propice , Si je prends un parti... tel qu'on le peut prévoir.... (Ce n'est pas me bercer , je crois , d'un fol espoir;) J'ai des antécédents ; et quand on administre...
i8 • LES QUATRE AGES.
PÉA11BTKB.
Eh bien?...
tolkads, exalté*
Si quelque jour tous me vejes ministre; Si ma fortune enfin prenait ce noble essor, Pour yos recouvrements craindriez-Tons encor?
PS1UHTIB.
Parbleu ! si cette voie est la seule indiquée , Ma liquidation est bien Hypothéquée !
flatieh , faisant voir son château a Thérèse.
TienSjiiens, comme il est haut !... Ne souflie pas dessus.
VOLIADE.
Tous ces discours d'ailleurs sont ici superflus.
Suzeval au plutôt recevra ma visite ,
Et ce que j'apprendrai réglera ma conduite.
PÉRIAHTHÏ.
Fort bien. #
jules, à part.
Grand Dieu! Julie!
VOLRADL *■ •
Eh ! voilà sûrement Quelqu'un qui de sa part nous vient en ce moment.
PÉRIANTHB.
N'est-ce pas sa nièce ?
VOLRADE.
Oui.
( On se salue. )