‹ Les quatre branches de la photographieChapitre 2 sur 74 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Ars longa , vita brevis , experientia fallax.

Ce n'est pas sans dessein que nous prenons encore aujourd'hui pour épigraphe cet aphorisme, un des plus remarquables parmi ceux du grand médecin de Cos.

L'art est long à apprendre, la vie est courte, l'expérience est souvent trompeuse.

Vraie pour tous les arts, cette vieille maxime est, si on peut le dire, encore plus vraie dans

xil PRÉFACE,

son application à l'art merveilleux, mais éminemment difficile, de la photographie.

Quelle épigraphe pourrions-nous choisir qui convint mieux au sujet dont nous allons traiter : les quatre branches de la photographie? travail difficile qui, depuis l'invention des di- . vers procédés photographiques, a tour à tour occupé des opérateurs habiles ou des écrivains consciencieux, sans avoir encore fait mentir le mot d'Hippocrate :

Experientia faltax.

Et nous-mème ne venons-nous pas le justifier, en présentant aujourd'hui à nos lecteurs un travail sur le collodion, tellement modifié depuis sa première apparition, qu'il pourrait presque passer pour nouveau?

Si, en elfet, on veut bien prendre la peine de comparer cette seconde édition de notre Traité avec la première, il sera facile de se convaincre que, loin de nous borner à une simple

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