‹ Les quatre branches de la photographieChapitre 30 sur 74 · CHAPITRE XVI. — 6e Opération · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI. — 6e Opération

Développement de l'image.

L'acide gallique pur, tel que nous l'avons indiqué pour le papier humide, n'aurait pas le pouvoir de révéler l'image obtenue sur le papier ciré. Dans le j premier cas, l'agent révélateur rencontrait sur sa route une assez grande quantité d'acéto-azotate d'argent sur la couche iodnrée, et la réduction métallique avait lieu instantanément. Dans le cas actuel , le papier, étant complètement débarrassé, par un lavage, de l'acéto- azotate d'argent, enlevé mécaniquement, celui-ci ne saurait aider en rien à l'agent révélateur,

et l'image ne se compléterait jamais quand même il

TALBOTYPIE.

y aurait eu un commencement de réduction. Il est donc indispensable de mêler à l'acide gallique quelques gouttes d'acéto-azotate d'argent; nous disons quelques gouttes , car il faut agir avec prudence , et n'ajouter le sel d'argent que peu à peu et à mesure que l'image se développe.

On surveille le développement en soulevant l'épreuve de temps en temps , et en la regardant par transparence (1).

Les règles à suivre sont , du reste, les mêmes que celles que nous avons données en traitant des négatifs sur collodion.

En général, il faut employer plusieurs heures de patience et de soins à l'entier développement d'un négatif ciré, trop heureux si, après cette longue attente , la beauté de l'épreuve vient dédommager l'opérateur des ennuis qu'il a éprouvés.

Lorsque le négatif est à point, mettez-le dans une cuvette avec très-peu d'eau, et passez légèrement le doigt ou un pinceau propre sur la surface du papier, pour en enlever les dépôts qui pourraient s'y être formés; lavez à grande eau, et fixez.

(4) Une cuvette en verre ou en porcélaine, couverte de \ à 2 centimètres du liquide révélateur, est indispensable.

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