Que ceux qui sont dans la foi séparée de la charité
iientété représentés par les Philistins, c'est aussi ce qu'on
peut voir clairement dans les Livres Prophétiques où il
est question d'eux, comme dans les suivants : dans
Jérémte :
« Contre les Philistins : Voici des eaux qui montent du Septentrion, qui deviendront un torrent débordé et qui inonderont la. terre et tout ce qui est en elle, /a ville et. ses habitants ; tellement que les hommes crieront et que les habitants de la terre hurleront, Jehovah dévastera les Philistins ». — XLVII. 1, 2, 4.
« Des eaux qui montent du Septentrion » ce sont des
3UX qui viennent de l'enfer, « qui deviendront un torrent
''«bordé et qui inonderont la terre et tout ce qui est en
elle »j signifie la dévastation de toutes les choses de
'-glise par ces faux ; « la ville et ses habitants » signifie ^ dévastation de tout ce qui appartient à leur doctrine
tellement que les hommes crieront et que les habitants '^' la terre hurleront, « signifie le manque ab.solu de vrai -' de bien dans l'Église ; « Jéhovah dévastera les Philis- •ns », signifie leur destruction. Dans Esaie :
« .Ve te réjouis pas, toi Philistée tout entière, de ce qu'a été brisée la verge qui te frappait ; car de la racine du xerpent sortira un basilic, dont le fruit (sera) un serpent volanL » — XFV. -2!).
" Ne te réjouis pas, Philistée tout entière », signifie
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que ceux qui sont dans la foi séparée de la charité ne doivent pas se réjouir de ce qu'ils restent encore ; « car de la racine du serpent sortira un basilic », signifie que de l'orgueil de la propre intelligence résultera la destruction de tout vrai chez eux ; « dont le fruit sera un serpent volant», signifie les raisonnements d'après les faux du mal contre les vrais et les biens de l'Église.
54. Que par la Circoncision ait été représenté la purification des maux qui appartiennent à l'amour purement naturel, cela résulte des passages suivants :
Il Circoncisez votre cœur, et ôtez les prépuces de vos cœurs; de peur que ma colère n'éclate à cause de la malice de vos œuvres. » — Jérém. IV. 4.
f Circoncisez donc le prépuce de votre cœur et n'endurcissez plus votre cou. » — Deutér. X. IG.
Circoncire le cœur ou le prépuce du cœur, c'est se purifier des maux. De là, réciproquement, par l'incirconcis est entendu celui qui n'a pas été purifié des maux de l'amour purement naturel ; par conséquent, celui qui n'est pas dans la charité. Et, comme l'impur de cœur est entendu par l'incirconcis, il est dit :
« Nul incirconcis de cœur et incirconcis de chair n'entrera dans mon sanctuaire. » — Ezéch., XLIV. 19. « Nul incirconcis ne mangera la Pâque. » Exodo, XII. 4cS.
Il est dit aussi que l'incirconcis « a été condamné »• — Ezéch., XXVIII. 10, XXXI. 18, XXXII. 19.
CEUX QUI SONT DANS LA FOI SÉPARÉE DE LA CHARITE SONT ENTENDUS PAR LE DliAfiON DANS l'aPOCALYPSE.
55. Il a été dit que, avec le temps, toute Église tombe dans deux sortes de Religiosités mauvaises, dans l'une pa^ l'amour de dominer, et dans l'autre par l'orgueil de 1» propre intelligence.
La première de ces Religiosités est entendue et décrite, dans la Parole, par la Babylonie et l'autre par la Piiif^is TÉE. Maintenant, comme dans l'Apocalypse il s'agit
de
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SVB LA ï'OI. 25
l'état de l'Église chrétienne, et surtout de l'état où elle se trouve vers sa fin, c'est pour cela qu'il y est question, en général et en particulier, de ces deux Religiosités mauvaises. La Religiosité qui est entendue par la Babylonie est décrite dans les chap. XVII, XVIII, XIX, c'est la Prostituée assise sur la Bête écarlate ; et la Religiosité qui est entendue par la Philislée est décrite dans les chap. XII, XIII, c'est le Dragon, puis la Bête qui monte de la mer, «tla Bête qui monte de la ferre.
Que cette Religiosité ait été entendue par le Dragon et par ses deux Bêtes, on n'a pu le savoir jusqu'à présent, parce que le sens spirituel de la Parole n'avait pas encore été ouvert, et qu'en conséquence l'Apocalypse n'avait pas été comprise, surtout parce que la Religiosité de la foi séparée de la charité a pris tant de consistance dans le Monde Chrétien que personne ne pouvait accepter cette interprétation ; toute Religiosité mauvaise est une cause d'aveuglement.
56. Que la Religiosité de la foi séparée de la charité soit entendue et décrite dans l'Apocalypse par le Dragon et par ses deux Bêtes, c'est non seulement ce qui m'a été dit ^u Ciel, mais c'est aussi ce qui m'a été montré dans le Monde des esprits, qui est sous le Ciel : ceux qui étaient dans la foi séparée m'apparurent en troupe comme un yrand Dragon, dont la queue s'étendait vers le ciel ; et ^^ autres qui avaient la même croyance m'apparureut séparément comme des dragons ; car dans ce Monde-là de 'elles apparences ont lieu d'après la correspondance des choses spirituelles avec les choses naturelles : c'est pourquoi aussi les Anges du Ciel les appellent Draconiens, toutefois, il y a des Draconiens de plusieurs espèces ; les ^•^s con.stituent la Tête du Dragon, d'autres son Corps, et ^ autres sa Queue ; ceux qui constituent sa Queue sont ^eux qui ont falsifié tous les vrais de la Parole ; aussi est- il J'it du Dragon, dans l'Apocalypse, que sa queue entraîna ^ troisième partie des étoiles du ciel ; par les étoiles du '®^ il est signifié les connaissances du vrai, et par la ^foisième partie toutes.
^7. Maintenant, comme par le Dragon, dans l'Apo-
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calypse, il est entendu ceux qui sont dans la foi séparée de la charité, et que cela a été ignoré et même oacb' jusqu'à présent parce qu'on ne connaissait pas le sens spirituel de la Parole, il va être donné ici une Explication générale de ce qui est dit sur le Dragon dans l'Apocalypse au Chapitre XII.
58. — Voici ce qui est dit sur le Dragon dans le chapitre XII de l'Apocalypse ; « Et un grand signe fut vu dans le Ciel : Une femme enveloppée du Soleil, et qui avait la Lune sous ses pieds et sur sa tête une couronne de douze étoiles ; et étant enceinte, elle criait, étant en travail d'enfant et tourmentée pour enfanter. Et il fut vu un autre signe dans le Ciel ; et voici, un grand Dragon roux, ayant sept têtes, et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. Et sa queue entraîna la troisième partie des étoiles du Ciel, et les jeta sur la terre. Et le Dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin que, quand elleaur.iit enfanté, il dévorât son enfant. Et elle enfanta un fils mâle, qui doit paitre toutes les nations avec une verge de fer ; et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers Son Trôno. Et la femme s'enfuit dans le désert, où elle a un lieu préparé par Dieu, afin qu'on l'y nourrisse mille deux cent soixante jours. Et il y eut une guerre dans le Ciel ; Michaël et ses anges combattirent contre le Dragon, et le Dragon combattit et ses anges. Et ceux-ci ne furent pas les plus forts, et leur lieu ne fut plus trouvé dans le Ciel. Et quand le Dragon eut vu qui' avait été précipité en terre, il poursuivit la Femme qui avait enfanté le fils. Et deux ailes d'un grand aigle furent données à la Femme, afin qu'elle s'en* volât dans le désert en son lieu, où elle serait nourrie un temps, des temps et la moitié d'un temps, hors ào la face du serpent; et le serpent jota après la Femme»
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SUR LA FOI
de sa bouche, de l'eau comme un fleuve, afin qu'elle fût entraînée par le fleuve. Et la terre secourut la Femme, et la terre ouvrit sa bouche, et elle engloutit le fleuve que le Dragon avait jeté de sa bouche. Et le Dragon fut irrité contre la Femme, et il s'en alla faire la guerre aux restes de sa semence, qui gardent les commandements de Dieu, et ont le témoignage de Jésus-Christ. »
59. Voici l'explication de ces paroles : « Un grand « .signe fut vu dans le ciel, signifie une révélation par le « Seigneur sur la future Église, sur la réception de sa « doctrine et sur ceux par qui elle sera attaquée ; Une « femme enveloppée du Soleil, et qui avait la Lune sous « ses pieds, signifie l'Église qui est, par le Seigneur, dans " l'amour et dans la foi ; et sur sa tête une couronne de " douze étoiles, signifie la sagesse et l'intelligence d'après « les Divins Vrais chez ceux de cette Église ; et étant « enceinte, signifie la Doctrine naissante : elle criait, « étant en travail d'enfant, et tourmentée pour enfanter, " signifie la résistance de la part de ceux qui sont dans la
* foi séparée de la charité. Et il fut vu un autre signe " dans le Ciel, signifie de nouveau une révélation ; et
* Voici, un grand Dragon roux, .signifie la foi séparée de "■ la charité ; le dragon est dit roux, à cause de l'amour " purement naturel ; ayant sept têtes, signifie l'enlende- ■^ ment faux de la Parole ; et dix cornes, signifie la " puissance provenant de la réception de cette foi par un
grand nombre ; et sur ses têtes sept diadèmes, signifie les vrais de la Parole falsifiés ; et sa queue entraîna la troisième partie des étoiles du ciel, et les jota sur la terre signifie la de,struction de toutes les connaissances Uu vrai ; et le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin que, quand elle aurait enfanté, il dévorât '^on enfant, signifie leur haine et leur intention de ^«truiro la doctrine de l'Eglise à sa naissance ; et elle ^i^fanta un fils mâle, signifie la Doctrine ; qui doit P^^Uro toutes les nations avec une verge de fer, signifie
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Al
te
qui convaincra par le pouvoir du vrai naturel qui provient du vrai spirituel : et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône, signifie la défense de celle doctrine par le Seigneur au moyen du Ciel ; et la femme s'enfuit dans le désert, signifie l'Église parmi un petit nombre^ où elle a un lieu préparé par Dieu, signifie son état pendant qu'il est pourvu à sa propagation parmi un plus grand nombre ; afin qu'on l'y nourrisse mille deux cent soixante jours, signifie jusqu'à ce qu'elle parvienne à son complet établissement ; et il y eut une guerre dans le ciel ; Michaol et ses anges' combattirent contre le dragon, et le dragon combattait ainsi que ses anges, signifie la discusion et le combat de ceux qui sont dans la foi séparée de la charité contre ceux qui sont dans la doctrine de l'Église sur le Seigneur et sur la vie de la charité ; et ceux-ci ne furent pas les plus forts, signifie qu'ils succombèrent ; et leur lieu ne fut plus trouvé dans le ciel, signifie qu'ils furent priïcipités; et quand le dragon eut vu qu'il avait été précipité enterre, il poursuivit la femme qui avait enfanté le fils, signifie la persécution de l'Église par ceux qui sont dans la foi séparée de la charité, à cause de sa doctrine ; Et deux ailes d'un grand aigle furent données à la femme afin qu'elle s'envolât dans le désert en son lieu, signifie la circonspection tant qu'elle est encore en petit nombre ; où elle serait nourrie un temps, des temps, et la moitié d'un temps, hors de la face du serpent, signifie Jusqu'à ce que l'Église parvienne à son complet établissement ; et le serpent jeta de sa bouche de l'eau comme un fleuve après la femme afin qu'elle fût emportée par le fleuve signifie leurs nombreux raisonnements tirés des faux pour détruire l'Église ; et la terre secourut la femme, et la terre ouvrit sa bouche, et elle engloutit I^ fleuve que le dragon avait jeté de sa bouche, signifie qu^ leurs raisonnements, parce qu'ils provenaient des fau>''' tombèrent d'eux-mêmes ; et le dragon fut irrité contre la femme, el il s'en alla faire la guerre au reste de s* semence, signifie leur haine qui persiste; qui gardent
les commandements de Dieu, et ont le témoignage
de
SUR LA FOt.
« Jésus-Christ, signifie contre ceux qui vivent de la vie de « la charité et croient au Seigneur. »
60. Dans le Chapitre suivant de l'Apocalypse, le XIIP, il s'agit des deux Bêtes du Dragon ; il est dit de l'une qu'elle fut vue montant de la mer, et de l'autre qu'elle fut vue montant de la terre ; il s'agit de la première. Vers. 1 à 10, et de la seconde, Vers. 11 à 18 : que ce soient les bêtes du dragon, on le voit clairement par les Versets '2, ^1, 11 -. par la première bête est signifiée la foi séparée de la charité quant aux confirmations de cette foi par l'homme naturel ; et par l'autre est signifiée la foi séparée de la charité quant aux confirmations par la Parole, confirmations qui sont aussi des falsifications du vrai ; mais je me dispenserai d'expliquercesversetsparce qu'ils contiennent leurs argumentations, qu'il serait trop long de développer ; jtî donnerai seulement l'explication du dernier Verset: « Que celui qui a de l'intelligence, compte le nombre de la Bête, car c'est un nombre d'homme ; et son nombre est «ixcent soixante-six » vers. 18. « Que celui qui a de l'intelligence compte le nombre de la bête, » signifie que ^G\ix qui sont dans l'illustration s'enquièrent de la qualité des confirmations de cette foi par la Parole ; « car cest un nombre d'homme », signifie que c'est la qualité de la propre intelligence; « et son nombre six cent soixante-six, » signifie que tout vrai de la Parole a été falsifié.
Ceux qui sqnx oa.n.s la foi séparée de la charité sont entendus PARLES BOUCS DANS DANIEL ET DANS MATTHIEU.
61. Que par le bouc, dans Daniel, cliap. Vlll, et par les Boucs, dans Matthieu, chap. XXV, on entende ^eux qui sont dans la foi séparée de la charité, cela résulte •ïe ce qu'ils sont opposés au Bélier ou aux Brebis et de ce l^e par les Béliers et les Brebis on entend ceux qui sont /^ns la charité ; car, dans la Parole, le Seigneur est appelé
^rger ; ri-lglise bergerie ; et les hommes de l'Église en '^"^néral sont appelés troupeau, et en particulier brebis;
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et, puisque les brebis sont ceux qui sont dans la charité, les boucs sont par conséquent ceux qui ne sont pas dans la charité.
62. Que par les Boucs il soit entendu ceux qui sont dans la foi séparée de la charité, cela sera démontré : I. D'après l'Expérience dans lo Monde spirituel. — II. D'après le Jugement dernier, et ceux sur qui il a été exécuté. — III. D'après la description du combat entre le Bélier et le Bouc dans Daniel. — IV. Et enfin d'après rab.senct de la charité chez ceux dont il est parlé dans Matthieu.
63. I. UExpérience, darî.s le Monde spirituel, démontre que ceux qui sont dana La foi séparée de la charite sont entendus, dans la Parole, par les Houes. Dans le Monde spirituel apparaissent toutes les choses qui sont dans ie Monde naturel ; il y apparaît des maisons et des palais ; il y apparaît des paradis et des jardins, qui contiennent des arbres de toute espèce ; il y apparaît des champs et des terres labourées, des plaines et des prairies, et aussi dos troupeaux de gros et de menu bétail ; toutes ces choses ressemblent exactement à celles que l'on voit sur notre terre ; la seule différence qui existe entre les unes et les autres, c'est que celles-ci sont d'une origine naturelle, et celles-là sont d'une oriL'ine spirituelle ; c'est pourquoi les Anges, parce qu'ils sont spirituels, voient celles qui sont d'origine spirituelle, de la même manière (}ue les hommes voient celles qui sont d'origine naturelle. Toutes les choses qui apparaissent dans le Monde spirituel sont des correspondances, car elles correspondent aux affections des Anges et des Esprits ; voilà ce qui fait que ceux qui sont dans l'affection du bien et du vrai, et par là dans la sagesse et dans l'intelligence, habitent dans des palais magnifiques, autour desquels il y a des paradis pleins d'arbres qui sont des correspondances, et autour de ces paradis dos champs e' des plaines ou reposent des troupeaux, qui sont des app»' renées. Mais il y a des correspondances opposées chez ceux qui sont dans des affections mauvaises ; ceux-ci sont dans des Enfers, où ils sont renfermés dans des prisons qui n'ont pas de fenêtres, mais dans lesquelles cependant
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SUR LA FOI
il y a une lumière comme celle d'un feu follet ; ou bien, ils sont dans des déserts et habitent dans des huttes, autour desquelles tout est stérile ; et là, ils sont entourés de serpents, de dragons, do hiboux et de plusieurs autres bêtes qui correspondent à leurs maux. Entre le Ciel et l'Enfer il y a un lieu intermédiaire, qui est appelé le Monde des esprits ; dans ce lieu vient tout homme aussitôt après la mort; et là, il y a entre les esprits un comnierce semblable à celui qu'ont entre eux les hommes sur la terre ; là aussi toutes les choses qui apparaissent sont des correspondances ; il y apparaît aussi des jardins, des bocages, des forêts avec des arbres et des arbustes, des plaines couvertes de fleurs et de verdure, et en même temps diverses espèces de bêtes les unes douces, les autres sauvages, le tout selon la correspondance des affections de ceux qui y habitent. Là, j'ai souvent vu des Brebis et des Boucs, et j'ai vu aussi entre eux des combats semblables à ce combat qui est décrit dans Daniel, Chap. VIII ; J ai vu des Boucs avec des cornes recourbées en avant et 6n arrière, et je les ai vus s'élancer avec fureur sur Ues Brebis ; j'ai vu des Boucs avec deux cornes dont ils '''appuient avec véhémence des Brebis ; et quand j'ai exa- '^"'iné ce que c'était, j'ai vu quelques esprits qui disputaient entre eux sur la charité et sur la foi ; par là, il m'est devenu évident que c'était la foi séparée de la charité qui 'apparaissait comme un Bouc, et que c'était la charité, d'où procède la foi, qui apparaissait comme une Brebis, ^'omnie j'ai très souvent vu ces choses, il m'a été donné de savoir avec certitude que ceux qui sont dans la foi sépa- '■'^e de la charité sont entendus dans la Parole par les I^oucs.
64. II. Par le Jugement dernier et par ceux sur lesquels il f(xt exécuté, on voit que ceux qui sont dans la '°i séparée de la charité sont désignés dans la Parole P^^ les Boucs. — Le Jugement dernier n'a été exécuté l^e sur ceux qui étaient moraux dans les externes ; mais ^^i n'étaient pas spirituels ou qui étaient peu spirituels ^'is les internes. Ceux qui étaient méchants tant dans les ^^ternes que dans les internes avaient été précipités dans
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les enfers longtemps avant le Jugement dernier ; ceux qui étaient spirituels dans les externes et en même temps dans les internes, avaient été élevés au Ciel longtemps avant le Jugement dernier; car le Jugement a été fait, non sur ceux qui étaient dans le Ciel, ni sur ceux qui étaient dans l'Enfer, mais sur ceux qui se trouvaient dans le milieu entre le Ciel et l'Enfer et qui s'étaient fait là comme des Cieux. Que le Jugement dernier ait été fait sur ceux-ci et non sur les autres, on peut le voir dans le Traité sur le lUciEMENT DKRNiER, n"' 59 et 70; et on le verra ultérieurement dans la continuation sur lk jugement dernier, ausujet des Réformés; on y trouvera qu'alors ceux des Réformés qui étaient dans la foi séparée de la charité, non seulement quant à la doctrine, mais encore quant à la vie, ont été jetés dans TEufer, et que ceux qui étaient dans la même foi seulement quant à la doctrine, mais dans la charité quant à la vie, ont été élevés au Ciel. D'après cei il est évident que ce sont eux que le Seignour a entendu par les boucs et les brebis, dans Matthieu, Chaii XV^ où II parle du Jugement dernier.
65. III. Par la description du combat entre Le beiici' et le bouc dans Daniel, on voit que ceux qui sont diinf U foi séparée de la charité sont entendus, dans la Parole, par les Boucs. Tout ce qui est dans Daniel traite, dans le sens spirituel, des choses du CAd et de l'Église ; il en est de même de tout ce que renferme l'Écriture Sainte, comme il a été montré dans la doctrine de la nouvkllI'' JÉRUSALEM SUR l'écriture SAINTE, n" 5 à 26 ; il en est au.ssi de même de ce qui est dit dans Daniel, chap. VlUsur le combat du Bélier et du Bouc, comme suit :
" Dans une vision je. uis un Bélier qui avait deux liauU-cornes, niais l'une plus haute que l'autre s'élevait e^' arrière; il frappait de la corne vers l'occident, le sep tentrion et le midi; et il se faisait grand. Je vi^ ensuite un liouc venant de l'occident sur les faces de toute la terre ; il avait une corne entre les yeux ; et >l courut vers le Bélier avec la fureur de sa force, et H brisa ses deux cornes, et le jeta par terre et le foui»'
Mais la grande corne du liouc fut brisée, et à
su
SUK LA FOI.
place monlèrent quatre cornes ; et de l'une d'elles sortit une petite corne qui grundit bea.ucoujj vers le midi, vers le levant, et vers la gloire, et jusqu'à l'armée des Cieux; et elle jeta à terre {une partie) de l'armée et des étoiles ; et elle les foula. Et même elle s'éleva jusqu'au prince de l'armée, et le sacrifice perpétuel Lui fui ôté, et l'habitacle de son sanctuaire fut renversé; parce quelle jeta la Vérité à ferre. Et j'entendis un Saint qui disait: Jusqiws à quand cette vision, louchant le sacrifice perpétwl et la prévarication dévastairice, pour livrer le Saint et l'armée à être foulés? Et il dit : Jusqu'au soir, au matin; alors le Sai)it sera justifié. >, — VII]. ■> à 14.