MEG VA A LA FOI K G AUX VANITÉS
jeunes filles en se réunissant autour de Ueg avec beaucoup de curiosité et, dé surprise.
— Fiancée! dit Meg en rougissant, à quoi pensezvous là? C'est mère qui m'a écrit, et c'est notre petit ami Laurie qui m'envoie les fleurs, répondit tirs simplement .Meg, 1res reconnaissante de ce que son jeune ami ne l'eu i pas oubliée.
— Oh! en vérité! » s'écria Annie d'un petit, air malin, pondant qui? Meg glissait le billet de sa mère dans sa poche, comme un talisman contre l'envie, la vanité et le faux orgueil, Les quelques mots de sa mère lui avaient l'ail, du bien, et la beauté des lleurs l'avait charmée. Sr » -u: Mil de nouveau presque heureuse, elle mit de côté quelques bruyères et quelques roses pour elle-même et lit avec le reste des fleurs de jolis petits bouquets pour ses amies, les leur offrant si gentiment que Clara, f aînée des demoiselles Moffat. lui dit
qu'elle était la plus charmante petite lille qu elle eût jamais vue, et que toutes paraissaient ravies de ses attentions. De quelque façon que ce l'ut, ce petit acte de bonté la remit, tout à fait, et lorsque, pendant que ses amies allaient se montrer à M""' Molfat, elle posa les bruyères dans ses cheveux et attacha, les roses à sa ceinture, elle put voir dans la glace une heureuse ligure auxyeuv brillants, et sa robe elle-même ne lui parut pas mal du tout*
Elle s'amusa beaucoup toute l;i soirée, car elle dansa tout le temps. Cette fois sa chaussure ne la gênait pas, et tout le monde fut très bon pour elle; elle reçut même trois compliments. Annie l'ayant fait chanter, ou lui dit qu'elle avait une voix remarquable* ment jolie; le major Lincoln demanda qui était cette fraîche jeune fille aux yeux bleus, et M. Molfat insista pour danser avec elle, parce que, lui dit-il gracieuse-
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iiinii. elle i n> sa utait pas comme les antres jeunes filles. Mais, ii la fin de la soirée, elle entendit par hasard quelques mots d'une conversation qui la troublèrent extrêmement; elle était assise dans la serre et attendait une glace que son danseur était allé lui chercher, lorsqu'elle entendit une voix demander de l'autre côté du mur de fleurs :
h Oufl àu- 1 a-t-il?
— Seize ou dix-sept ans, je crois,
— Ce serait un très beau parti pour une de ces petites filles. Sallie dit qu'ils sont très intimes maintenant, et le vieux monsieur raffole d'elle.
— M" lc Marsch y a peut-être bien pensé; mais la jeune fille n'y pense évidemment pas encore, dit une voix que Meg reco:; uni pour èiiv relie de M""' Mofl'ai .
— Elle a cependant énormément rou^i quand les
fleurs sont arrivées. Pauvre petite fille! elle serait si
jolie si elle était habillée. Pensez-vous qu'elle s'offenserait si nous lui offrions de lui prêter une robe pour jeudi? demanda la voix de Clara.
— Kilo est fière. mais je ne crois pas qu'elle s'en fâcherait, car elle n'a que cette robe»de tarlatane. l'Ile peut y faire quelque accroc ce soir, ce qui sera un bon prétexte pour lui en offrir une nouvelle.
— Nous verrons! J'inviterai ce petit Laurentz, soidisant pour faire plaisir à Pâquerette, et nous nous amuserons à les voir ensemble. »
Au même moment, le danseur de Me^j arriva et la trouva rouge cou une un coquelicot et très excitée. Son orgueil Lui fut utile dans ce moment-là; il l'aida à cacher sa mortification de ce qu'elle venait d'entendre, car, quelque innocente et simple qu'elle fût, elle ne pouvait s'empêcher de comprendre le s mis du bavardage de ses amies : M'"' Marsch y a pense; — Elle