‹ Les Quatre Filles du docteur MarschChapitre 26 sur 63 · VI-V. VA A IA FOIliK AUX VANITÉS. H · texte numérisé non relu

VI-V. VA A IA FOIliK AUX VANITÉS. H

tatil (\o l'ire, comme si sa seconde pensée pfa.it de ne plus considérer la chose que connue um 1 ahsurde plaisanterie, ; s - : * f

— Si vous le dites à Laurie, je ne vous pardonnerai jamais, répliqua \i\emriii \\* ^. Je ne dois assurément rien dire de tmitr- ns \ilenies, nVst-ce pas. mère ? demanda Me^ imite désolée.

— • Non ; ne répétez jamais ces ridicules bavardages et oubliez-les le plus tôt possible, dit gravement M mr Marsrh. J'ai été 1res peu sa^e de vous laisser aller riiez des personnes que je ne connaissais pas assez complètement. Elles sont bonnes peut-être; mais, je le vois trop tard, elles sont trop mondaines et pleines d'idées qui. grare ;i Dieu, ne vous avaient jamais effleurée. Je suis plus peinée que je ne puis le dire du mal que cette visite a pu vous faire, Meg.

— Ne soyez pas si peinée, mère; j'oublierai tout le mal et je me rappellerai seulement le bien. J ai eu, en somme, un peu de plaisir qui a fini par une dure et

ulîle leron. Je vous remercie, mère, de nfa\oir mise en

si 1 1 1 rit ion do la recevoir, c'est mie expérience qui me servira à l'avenir. Je ne serai pour cela ni plus romanesque ni moins contente de mon sort : je n'ignore pas que je sui> une petite litle qui ne sait rien du tout, et

je veux rester avec vous jusqu'à ce que je sois capable

di 1 prendre soin de moi-même. \his pourquoi est-il agréable d'être louée et admirée? Je ne peux pus m'empècher dédire que cela ne m'a pas assez déplu, dit \Ieg, qui ne parais>aii qu'à moitié houleuse de sa confession.

— Ce sentiment ne serait pas mauvais, dit \\' u " Marsrh,

si les louanges avaient porté sur des choses louables en elles-mêmes. La modestie n'exclut pas la satisfaction d'être approuvée et appréciée comme on l'amérilé. Mais tel n'était pas le cas, ma pauvre enfant . *>

Ikk LES QUATRE FILLES DU DOCTEUR M.-.RSCIÎ.

Marguerite testa quelques instants silencieuse, et Jo, les mains derrière le dos, paraissait en même temps intéressée et un peu embarrassée; c'élait pour elle une chose toute nouvelle que de voir de telles questions soulevées à propos de Meg. Il lui semblait que, pendant ces quinze jours, sa sœur avait étonnamment grandi et s'éloignait d'elle pour entrer dans un monde où elle ne pouvait pas la suivre.

« Mère, avez-vous donc pensé à mon avenir, comme l'insinuait M 01 * Molïat? demanda timidement Meg.

— Oui, ma chère, j'y ai pensé et j'\ penserai encore soin eut. (Test le devoir de toutes les mères, mais mes idées diffèrent complètement de celles que m'attribue M""' Molïat. Je \ais vous en dire quelques-unes, car le temps est venu où un mot peut remettre dans la benne voie voire romanesque petite tète. Vous êtes jeune, Meg. mais pas trop jeune pour ne pas me comprendre, et les lèvres d'une niere soûl celtes qui peuvent [c mieux parler de ers choses-là à des jeunes filles comme vous. Jo, votre tour viendra aussi un peu plus tard; ainsi venez toutes les deux entendre quels sont mes vrais plans en ce qui vous concerne. Vous aurez à m'aider à les rendre un jour réalisables, s'ils sont

lions ; il n'est donc pas inutile que vous les connaissiez. »

Jo alla s'asseoir sur le bras du fauteuil de sa mère, en a\anl l'air de penser qu'elles allaient faire une chose solennelle, et M""' Marsch, tenant une main de cliaciuit' d'elles et regardant fixement leurs deux jeunes ligures, leur dit de sa manière sérieuse et cependant gaie :

« Je veux que mes filles soient agréables et bonnes, qu'elles aienlb. jiiruiip de qualités, qu'on les trouve non seulement capables de plaire, mais surtout dignes d'être

Page 1