‹ Les Quatre Filles du docteur MarschChapitre 5 sur 63 · UN J.0YEUX NO KL · texte numérisé non relu

UN J.0YEUX NO KL

« Où est maman? demanda Mogi'i llaunah, une demi heure après, lorsque e lie cl .le descend i ici il pour remercier leur more.

— Les petits Uummel, tout en larmes, son! \eivus ce matin la demander, et elle est tout de suite partie pour aller voir de quoi ou pouvait avoir besoin chez eux. Elle est presque trop bonne, votre maman ; elle donne tout.ee qu'elle a : du pain, du vin. des babils, dn bois. 11 n'y a personne connue elle au monde! »

Lu \ieille servante était au service de M me Marsch depuis l,i naissance de "Vleg, et tous dans la maison la considéraient comme une amie plutôt que comme une

domestique.

« llaunah, maman va bientôt revenir; ainsi l'ail s vite les gâteaux, afin que tout soit prêt, dit Meg, en rangeant dans un panier les objets destinés à .M mc Marsch. Où est donc le flacon d'eau de Cologne d'Amy? s'écria-t-elle en ne le \oyani pas.

lille l'a repris il y a deux minutes, pour y -mettre

un ruban on je ne sais quoi, répondit Jo, qui dansait au milieu de la chambre avec les pantoufles neuves à

ses pieds, dans la louable pensée de les briser et de les rendre plus souples pour sa mère.

— (loin me mes mouchoirs de poche sont jolis! n'est-ce pas? llaunah les a lavés et repassés, et je les ai marqués moi-même, dit Bel h, en regardant ave© satisfaction les lettres quelque peu irrégulières qui lui avaient donné tant de peine à laire.

Oh! que c'est drôle! s'écria Jo. qui venait de

prendre un des chefs-d'œuvre de Beth ; elle a mis M en- au lieu de .1/. Marsck.

— t.e n est donc p as bien? J avais pensé qu'il valait mieux faire comme cela, parce que .Meg a les mêmes

initiales, et que je ne veux pas que personne d'autre

<\\i" maman se serve de ses mouchoirs, » dit Beth d'un air malheureux.

Mo" lança à Jo mi regard d'avertissement et sourit à Beth, en lui disant : « C'est très bien comme cela, ma chérie. Votre idée est très bonne, car personne ne pourra se tromper maintenant, et je suis sûre que cela fera beaucoup de plaisir à maman. »

Au même moment la porte d'entrée s'ouvrit, et en entendii des pas dans le corridor.

« Cachez vite le panier. Voici maman! » s'écria Jo.

Mais c'était seulement Ainy qui se dépêchait d'entrer, et lut toute déconcertée de trouver là ses sœurs.

<t 0 où venez-vous ? et que cachez-vous derrière votre des? lui demanda Mepj, surprise de voir que la paresseuse A m y était déjà sortie, puisqu'elle avait son manteau et son capuchon.

— Ni- \otis moquez pas trop de moi, Jo. Je voulais seulement changer ma trop petite bouteille d'eau de Cologne contre une grande; cette fois j'ai donné tout mon argent pour l'avoir, et je vais vraiment essayer de ne plus être égoïste. Je l'avais été hier, en pensant à n'en acheter qu'une petite. »

Et Amy montra le beau flacon qui avait remplacé le premier. Kl le avait Pair si humble et si sérieuse dans son petit essai de ne penser qu'aux autres, que Meg l'embrassa sur-le-champ ei que Jo dit qu'elle était un bijou, tandis que Beth, courant à la fenêtre, cueillît S sa plus belle rose pour orner la bouteille d'Amy.

I Un coup de sonnette leur lit vi\emenl cacher le

panier, et les petites filles étaient à table quand leur mère entra.

« lu ju\eu\ \oël ! chère maman, Beaucoup de joyeux JNoëls! crièrent-elles en cboair. Nous vous remercions de vos livres ; nous en avons lu chacune

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