PRE RE D LOT
Pour moi, qui célébrai ces tombes sans honneurs,
Si quelque voyageur, alliré sur ces rives
Par l'amour du rêver et Je charme des pleurs, S'informe de mon sort dans ses courses pensives, Peut-être un vieux Pasteur, en gardant ses troupeaux, Lui fera simplement mon histoire en ces mots :
Souvent nous l'avons vu , dans sa marche posée, « Au souris du matin, dans l'orient vermeil, « Gravir les frais coteaux à travers la rosée, « Pour admirer au loin le lever du soleil.
« Là-bas, près du ruisseau, sur la mousse légère « À l'ombre du tilleul que baigne le courant, « Immobile il rêvait, tout Je jour demeurant « Les regards attachés sur l'onde passagère. | « Quelquefois dans les bois il méditait ses vers € Au murmure plaintif du feuillage et des airs. | dits « Un matin nos regards, sous l’arbre centenaire Lydie, es-tu sincère ? excuse mes alarmes : | | |
Charles-Édouard réfagié dans une grotle,