‹ Les quatres mémoires sur la question universitaire [microforme]Chapitre 31 sur 104 · XXXIL · texte numérisé non relu

XXXIL

“# Mais, dira-t-on, l’Indult du 5 mai 1889, accorde déjà ce que demande l’Archevêque de Montréal. Pour s’en convaincre, il suffit d’en lire la partie qui regarde les messes de la province de Montréal. “… ita ut quæ ex hâc postremâ (provincià Marianopolitanà) mittuntur extra provinciam pro celebratione, tribuantur Archiepiscopo Quebecensi in diminutionem debiti partis Marianopolitanæ Universitatis.” (Voir document N° XXVII.)

‘ Il est évident que, par cet Indult, pour nous servir des expressions mêmes de Monseigneur l’Archevêque de Montréal, tout l'argent provenant de cette source de revenus dans les limites de la province ecclésiastique de Montréal est appliqué à la Succursale montréalaise ;

le Saint-Siège le donne pour en payer la dette,

in déminutionem debit partis, et la Succursale

ne peut être désignée plus explicitement, étant

nommée Université Montréalaise, Marianopolitane Universitatis.”

Parfait, très bien jusqu'ici, c'est aussi mon opinion.

‘ Alors pourquoi l’Archevêque de Montréal a-t-il fait une pareille demande ? ”

S'il l’a faite sous cette forme, c’est que, ignorant le texte de l’Indult qui n’avait pas encore été publié, et induit en erreur par la phraséologie pour le moins vague d’une réponse officielle du Recteur de l’Université Laval au Vice-Recteur de l’Université à Montréal, Monseigneur l’Archevêque de Montréal avait compris, comme tous ceux du reste à qui il fut besoin de montrer, dans le temps, la lettre de Mgr Paquet, que tous les revenus provenant des messes de la province ecclésiastique de Montréal étaient donnés à Québec, purement et simplement, sans qu’il fût question aucunement de Montréal.

Et qui aurait pu comprendre autrement ? Mgr Paquet commence par remettre à l’Archevêque

de Montréal l’administration financière de la

étant

no0pomon itréal

ignoncore séolocielle >-Reconeur mme monaquet, es de aient

, Sans ? Mgr êque de la

Succursale en termes bien explicites : ‘ Par le fait de la nomination du nouveau Vice-Recteur, le Séminaire de Québec a abandonné l’administration financière de la Succursale, le jour même de cette nomination. Par conséquent, vous pouvez prendre possession de la maison et de tout ce qu’elle renferme, et administrer le tout au nom de la Succursale ou de Monseigneur l’Archevêque de Montréal.” (Voir document N° XI.)

Deuxièmement, Mgr Paquet avertit le Vice- Recteur que la Succursale, c’est-à-dire l’Archevêque de Montréal, est chargée d’une dette visà-vis du Séminaire de Québec : ‘‘ Il est bien entendu toutefois que la Succursale se trouve chargée des dettes contractées pour elle l’année dernière, et de ce que le Séminaire a dépensé pour la faire fonctionner pendant les années qu’il en a été l’idministrateur financier.”

Troisièmement, Mgr Paquet tient à faire comprendre au Vice-Recteur que Montréal, c’est-

à-dire l’Archevêque de Montréal, qui reste

chargée d’une dette, n’a rien à percevoir en

vertu du nouvel Indult. “ J'aime à vous répéter ici ce que je vous ai dit hier au sujet des messes, à savoir que l’Indult accordé par le Saint-Siège cette année est tout en faveur de Québec, et que Montréal ne percevra rien en vertu de cet Indult.”

Quatrièmement, Mgr Paquet, par son délégué M. l'abbé Marcoux, presse la reconnaissance immédiate, et aussi le paiement immédiat, du moins pour une partie, de la dette que le Séminaire de Québec prétend avoir contre la Succursale, sans laisser soupçonner, en aucune façon, qu’il entend employer les revenus provenant des messes de la province de Montréal zx dimeinutionem debiti partis Marianopoliiane Universitatis. Etait-ce bien là remplir les intentions du Saint-Siège ?.… Dans tous les cas, bien perspicace aurait été celui qui, à travers les obscurités de ces affirmations, de ces avis et de ces démarches, aurait découvert que l’Indult attribuait les revenus provenant des messes de la province de Montréal au paiement de la dette

de la Succursale. Tous, à Montréal, nous man-

péter esses, Siège t que

> cet

égué ance , du émiccuriçon,

nant

quâmes de cette perspicacité ; les plus malins ne surent aller plus loin que la surprise, l’étonnement et le doute.

Le 13 septembre 1889, l’Indult fut porté à la connaissance des évêques, jetant sur la çuestion monétaire une lumière toute nouvelle. Les amis de la Succursale en éprouvèrent un grand soulagement ;* les intentions du Saint-Siège devenaient claires; et, une fois de plus, on put admirer la prudence et la claivoyance de l'administration romaine.

Mgr Paquet avait rédigé sa pétition en ces termes: “ Benjaminus Paquet... petit prorogationem Indulti retinendi quinque solidos in Missis adventitlis pro Provinciis Quebecensi et Marianopolitan, utilitate Universitatis Lavallensis erectæ in civitate Quebecensi a Seminario dioœcesano.” (Voir document N° XXIX.)

Il est incontestable que Mgr Paquet, pour parler sans ambiguïté, demandait tous les revenus, tant de la province de Montréal que de la province de Québec, pour “le Séminaire diocé-

sain qui a érigé l’Université Laval dans la ville

de Québec,” puisque, encore aujourd’hui, tout plein de son idée, il comprend ‘que l’Indult accordé par le Saint-Siège, cette année, est tout en faveur de Québec, et que Montréal ne percevra rien en vertu de cet Indult ;” et cela, après la réponse si claire de l’Indult lui-même.

Or quelle est cette réponse ? celle de la prudence, de la sagesse et de la justice: les revenus provenan. des messes de la province de Québec, à Québec; et les revenus de Montréal, à Montréal, pour payer la dette de l’Université Montréalaise, vu qu’on affirmait, avec une vraisemblance indéniable, que la Succursale était chargée d’une dette très considérable.

Ainsi, je ne viens pas demander tout ce que demandait Monseigneur l’Archevêque de Montréal dans sa lettre du 4 septembre 1889, puisque déjà les revenus provenant des messes de la province de Montréal lui sont accordés par le Saint. Siège, mais seulement, ce qui est compris implicitement, virtuellement et réellement dans sa demande, qu’on lui transporte l’administra-

tion de ces susdits revenus.

, tout ndult t tout perce-

après

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était

e que ontisque A pro- Saint s imdans

istra-

Pour cela, il suffirait de sub:tituer, dans l’Indult du 5 mai 1889, un seul mot à un autre petit mot, Martianopolitano, à Quebecensr, et de lire: #touantur archiepiscopo Marianopolitano, au lieu de #ibuantur archiepiscopo Quebecenst.

Et je prétends que cette substitution nechange rien d’essentiel à l’Indult, au but qu’il se propose, aux moyens qu’il emploie pour y arriver; tout au contraire, il me semble qu’elle ne ferait que faciliter l’exécution, dans son esprit, du document pontifical : tant il est vrai de dire que

souvent /a lettre tue et l'esprit vivifre.

Quelle était la situation au 5 mai 1889 ?

1° Le Séminaire de Québec avait l’administration financière de la Succursale ;

2° Rien ne faisait prévoir qu’il remettrait

cette administration à l’Archevêque de Montréal ;

3° Il prétendait que la Succursale restait lui devoir une somme considérable ;

49 Quand bien même on aurait prévu que la Succursale devait prendre l'administration de ses affaires financières, on ignorait si les nouveaux administrateurs auraient la volonté ou le pouvoir de payer la dett:.

Que fit le Saint-Siège dans ces circonstances ? ce que dictait la sagesse. Il consacra les revenus provenant de lu province ecclésiastique de Montréal au paiement de la deite de la Succursale Montréalaise, et pour prévenir sans doute toute cause de récrimination dans la suite, tant d’un côté que de l'autre, il attribua ces revenus, non pas au Sémiuaire de Québec, non pas à l’Archevêque de Montréal, tous deux intéressés dans l'affaire, mais à l’Archevêque de Québec, pour qu’il en tint bon compte, les remettant au Séminaire de Québec, 22 diminutionem debiti partis Marianopolitane Universitatis.

Depuis, guantum mulatus ab llo ! Les circonstances ont bien changé :

1° Le Séminaire a remis l’administration financière de la Succursale à l’Archevêque de

Montréal (voir document N° XI);

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oute

29 Il l’a remise lui-même, sans que personne ne lui en fit l'invitation ;

8° I1 réclame de la Succursale uné dette considérable, sans l’avertir qu'il mettra à son àcompte les revenus provenant des messes de la province de Montréal ;

4° Au contraire, tout, dans ses paroles et dans ses démarches, indique qu'il entend bien ne pas tenir compte de ces revenus pour le paiement de la dette réclamée ;

9° Il presse la reconnaissance, et même, pour une partie, le paiement immédiat de cette dette, avant que le texte de l’'Indult ait été porté à la connaissance des intéressés ;

6° Les administrateurs actuels de la Succursale sont consentunts, et même désireux de payer au Séminaire de Québec ce qui lui est dû réellement. (Voir le mémoire ‘Sur les comptes du Séminaire de Québec contre la Suceursale.”)

Donc, nous sommes bien loin de l’état de choses qui existait au 5 mai 1889, et cela, par le choix et la volonté du Séminaire de Québec.

J’ai dû prendre, bon gré mal gré, l'adminis-

tbe tration financière de la Succursale, puisque le Séminaire de Québec l’avait aéandonnée ; je veux bien encore prendre à ma charge la dette ; mais, de grâce, qu'on me laisse la disposition des revenus destinés à payer cette dette.

Le Séminaire de Québec ne peut me passer tous les désavantages de la situation, et en garder pour lui tous les avantages.

Les choses étant ainsi, le Séminaire de Québec ayant remis à l’Archevêque de Montréal l’administration de la Succursale, et lui réclamant le paiement d’une dette, le Saint-Siège, en remettant à l’Archevêque de Montréal l’administration des revenus créés pour payer cette dette, dans mon humble opinion, ne change rien à l'essence de l’Indult. Ce ne serait pas ‘ disposer différemment dans une même chose,” puisque la chose, c’est-à-dire, la situation n’est plus la même. Seulement, les circonstances étant changées par le choix du Séminaire de Québec, le Saint-Siège fait de l’Indult, pour l’a-

dapter aux circonstances nouvelles, une nouvelle

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Muis l’Indult reste le même quant au Ouf, payer ceque la Succursale doit au Séminaire de Québec, quant aux #oyens, le payer par les revenus provenant des messes de la province de Montréal, et quant à l’esprié, qui ne s’en trouve rempli qu'avec plus d’aisance, de facilité et de profit pour tous.

Car, j'en fais la promesse au nom de mon Archevêque, si le Saint-Siège veut bien lui en donner l’administration, ces revenus seront employés tout d’abord, exclusivement, à payer, jusqu’à l'extinction de la dette, ce que la Succur-

sale doit réellement au Séminaïre de Québec.

‘ Alors, puisque ces revenus doivent servir à payer avant tout, la dette du Séminaire de Québec, quels avantages prétendez-vous retirer de cette nouvelle application de l’Indult que vous proposez ? ”

Des avantages très grands :

1° Comme la dette, que le Séminaire de

Québec réclame de la Succursale, est de $19, 673.10 (voir document N° XXII), et comme la

moyenne, par année, des revenus provenant des

messes de la province de Montréal, est de $6,-

227.60, dans trois ans, la dette sera presque entièrement éteinte, et les revenus des deux années subséquentes nous resteront pour faire fonctionner l'institution ;

2° Si, comme je le pense, cette dette était moindre que $19,673.10, la Succursale aurait la jouissance de ces revenus encore plus tôt ;

8° Si, par hasard, comme plusieurs le soutiennent, cette dette n’existait pas du tout, nous nous trouverions à en jouir de suite ;

4° Dans notre pauvreté, nous échappons au danger d’avoir à faire des paiements qui ne sont pas à notre charge. Déjà, j’ai dù solder, pour ne pas susciter dans le public des récriminations désagréables, certains comptes flottants, qui m'étaient annoncés dans le Vofa Gene de la première reddition de Comptes (voir document N° II). De plus, j'ai payé, sous protêt, la somme de $3,500.00 (près de dix-huit mille

ou-

ous

francs) pour tirer d’embarras un vieil ami du Séminaire de Québec, un généreux bienfaiteur de la Succursale, dont l’obligeance était venue au secours de M. l’abbé Marcoux dans une circonstance difficile. (Voir document N°XXXIV.) La prudence nous avertit de ne pas aller plus loin dans cette voie.

5° Le fait que la Succursale a l’administration de tous ses revenus, alors qu’elle a dû prendre la charge de toutes ses obligations, donne, pour le présent et le futur, de la confiance au Vice-Recteur et aux professeurs ; et la confiance est le nerf de l'initiative, de l’énergie et du succès.

6° Le fait notoire que la Succursale a des ressources suffisantes pour subsister, et qu’elle les administre elle-même, pose l'institution sur le marché monétaire, et lui garantit le crédit nécessaire pour faire ses transactions.

7° Mais, ce qui est un avantage bien supérieur à tous ceux que je viens d’énumérer, les

faveurs du Saint-Siège, données dans les condi-

tions que je suggère, relèveraient le prestige mo-

ral de la Succursale, lui rallieraient les sympa-

thies d’un bon nombre, et lui ouvriraient pour

l’avenir la source des dons, si abondante à Montréal pour toutes sortes de bonnes œuvres, et, malheureusement jusqu'ici, si stérile pour l’œuvre universitaire.

Que la Succursale de l'Université Laval n'ait pas été, jusqu’à présent, populaire dans le district de Montréal, même chez de fort bons esprits, il n’y a pas à se le cacher. Pour quelles raisons ? Ce n’est pas le moment de faire cette étude, qui serait longue et compliquée. Mais le fait existe, public, avéré, incontestable ; et l’on ne raisonne pas plus contre un fait que contre un chiffre. A ces causes de froideur, d’indifférence et même d’antipathie, que nous lègue le passé, il est expédient, ce me semble, de ne pas laisser s'ajouter, à raison ou à tort, peu importe, l'impression que la Succursale est en tutelle monétaire et qu’elle est exploitée au profit d’une autre institution. Or, je ne doute : pas que, dans les circonstances, refuser à l’Ar-

chevêque de Montréal l'administration des re-

venus créés pour les fins universitaires dans les limites de sa province ecclésiastique, lorsque le Séminaire de Québec lui abandonne toutes les charges et toutes les obligations financières de l'Université à Montréal, refroidirait les sympathies naissantes, et créerait un sentiment pénible dans toute la province.

Du reste, c’est là aussi l'opinion de Monseigneur l’Archevêque de Montréal, puisque, dans sa lettre à Son Eminence le Cardinal Simeoni, en date du 4 septembre, il dit:.. “et je crois qu’il m’est permis d’espérer que Montréal devra bénéficier de ses revenus directs dont la privation ne pourrait que froisser inutilement le sentiment public, et détourner de l’œuvre les sympathies d’un grand nombre. Il appuie sur cette idée, tant il y attache d’importance : “... je prends la respectueuse liberté de faire connaître ma pensée à Votre Eminence, d’insister même pour qu’on fasse droit à ma demande, afin qu'aucun obstacle n’empêche le

ralliement des esprits, et ne vienne enrayer un

mouvement entrepris pour le plus grand bien

de l’Université, et de tout le pays.” (Voir document N° XXXII.)

Voulons-nous profiter du mouvement favorable qu’a créé dans l'opinion publique la Constitution Tam dudum, et favoriser le courant des bonnes volontés qui a commencé enfin à se diriger vers l'Université à Montréal, faisons en sorte qu'il devienne évident pour tous que la Succursale est, non pas indépendante (loin de moi cette pensée), mais libre dans sa sphère d'action, et qu’elle est traitée avec tous les égards et tout le respect dus à une personne

libre.

Dans un cas analogue à celui-ci, le gouvernement de la Province de Québec a trouvé légitime et incontestable la prétention que j’expose en ce moment, et il lui a donné raison.

Le 15 janvier 1889, Sa Sainteté Léon XIII, Pape glorieusement régnant, rendait un jugement d'arbitrage, par lequel il faisait la distri-

bution des quatre cent mille piastres que le

Gouvernement de Québec restituait à l'Eglise pour ‘ les biens des Jésuites ;”” et entre autres dispositions, il accordait 8100,000.00 à l’Université Laval à Québec, et $40,000.00 à l'Université Laval à Montréal. (Voir document N° XXXV.)

Le moment, pour le Gouvernement de Québec, de payer ces différentes sommes approchant, la question se dressa devant lui : “ A qui remettre cet argent donné à l’Université Laval ?”” Pour le siège de Québec, il n’y avait pas de doute, mais le siège de Montréal!

‘ D’après les termes du décret, me dit l’honorable Honoré Mercier, premier ministre de la Province de Québec, il me semble que c’est au Séminaire de Québec. Voyez:...cedant vero septingenta millia francorum (fr. 700,000) Lyceo Magno Catholico Lavallensi, quorum quinquaginta millia Archidiœcesi Marianopolitanæ, bis centum millia (fr. 200,000) Succursali Marianoplitanæ ejusdem Universitatis.”

“Oui lui répondis-je, maïs vous semble-t-il

qu'il en soit ainsi, d’après l’esprit du décret ?

Au 15 janvier, le Séminaire de Québec était l'administrateur financier de la Succursale; mais actuellement, il a renoncé à cette administration pour la passer à l’Archevêque de Montréal; par le fait, ne lui a-t-il point passé également le droit qu’il pourrait avoir de toucher cet argent ? Si le Saint-Père donnait son jugement aujourd’hui, dans ces conditions nouvelles, pensez-vous qu’il n’accorderait pas l’administration des 40,000 piastres destinées à la Succursele de Montréal, à ceux qui en sont, à l’heure présente, les administrateurs ? ”?

“ Très bien, reprit-il, veuillez, pour me permettre de les étudier à loisir, me soumettre vos suggestions par écrit.”

En conséquence, le 20 octobre 1889, je soumettais à l'honorable Premier Ministre de la Province de Québec, les consisterations suivantes, à savoir: ‘Que, par le décret du Souverain Pontife, une somme de quarante mille piastres a été attribuée à la branche de Montréal de l'Université Laval; qu'à la date où le dit

décret a été rendu, le Séminaire de Québec

était sale ; ninisfont-

égaicher jugeelles, istraccur-

ieure

| per-

ettre

soule la ntes, rain stres al de * dit ébec

avait l’administration de cette branche de l’'Université Laval; mais que depuis cette date, à savoir, le 27 juillet dernier, il a abandonné cette administration, et qu’il en a informé le Vice- Recteur, M. l'abbé J. B. Proulx, par une lettre en date du vingt-neuf août dernier, et le public par un avis inséré dans Les journa::x de Montréal les sept et huit octobre courant, que la Séminaire de (uébec, ayant ainsi abandonné l'administration financière de la branche Montréalaise de l’Université Laval, n’est plus l’administrateur autorisé à :ccevoir la somme de quarante mille piastres, attribuée à cette branche par le Souverain Pontife; que, par lettre en date du vingt-neuf août dernier de Mgr Paquet, supérieur de Québec, le dit Séminaire a autorisé le Vice-Recteur de Montréal à prendre possession de tout ce qui appartient à la Succursale, et à administrer les biens de celle-ci en son nom ou au nom de Monseignew l’Archevêque de Montréal, substituant ainsi la Succursale et Monseigneur l’Archevêque de

Montréal au Séminaire de Québec dans l’admi-

nistration financière de la Succursale : à ces causes, les soussignés ont l’honneur de vous prier de vouloir bien payer à Monseigneur l’Archevêque de Montréal la somme de quarante mille piastres qui a été attribuée par le Souverain Pontife à la branche de Montréal de l’Université Laval, afin que la dite somme soit administrée pour les fins et les besoins de l’'Université Laval à Montréal.” (Voir document N° XXXVI.)

L’honorable Mercier, après en avoir pris connaissance et les avoir étudiés avec soin, me demanda de vouloir bien passer ces considérants au Révérend Père Adrien Turgeon, S. J., chargé de remettre au nom du Saint-Père, aux différents intéressés, les diverses sommes d'argent, telles qu’elles avaient été distribuées par le décret pontifical. Je le fis le 25 octobre 1889. (Voir document N° XXXVI.)

Le Révérend Père A. Turgeon, $. J., après avoir consulté ses aviseurs légaux, trouva que notre prétention était raisonnable, rationnelle

et logique; et, le 5 novembre, jour de la dis-

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