MOYEN À PRENDRE POUR CRÉER DES RESSOURCES À LA SUCCURSALE
Il se présente à l’esprit, après une étude quelque peu approfondie de la question, plusieurs moyens de venir en aide à la Succursale. Laissant, pour le moment, de côté tous les autres, je me contenterai de suggérer ici celui qui me paraît, à première vue, le plus facile d’exécution, et le plus naturel, d'autant plus volontiers que j'ai été chargé par mon premier supérieur, à Montréal, de le faire valoir avant tout.
Je comprends qu’il n’appartient à personne, à
moi moins qu’à tout autre, d'indiquer au Saint- Siège, d’un ton absolu, ce qu’il lui convient de faire, surtout dans une occurrence où il s’agit
principalement de faveurs tout à fait gratuites
et gracieuses, sur un sujet qui ne peut être, ri
après tout, tant pour Québec que pour Montréal,
qu’une matière de justice de congruo. Aussi je viens tout simplement, non imposer une matière de voir, mais l’exposer. |
Or ce moyen, que je prends la liberté d'exposer, avec le plus grand respect, le voici: attribuer à l’Archevêque de Montréal, pour les fins de la Succursaie, l'administration des revenus provenant des messes de la province ecclésiastique de Montréal.
En cela, je me fais l’écho de la pensée, du désir et de la demande de Sa Grandeur Monseiseigneur Edouard Charles Fabre, Archevêque de Montréal, qui écrivait à Son Eminence le Cardinal Simeoni, en date du 4 septembre 1889 : ‘,,.On m’apprend que l’Indult pontifical permettant de retenir pour les fins universitaires cinq centins sur chacun des honoraires de messe envoyés à l’étranger, a été renouvelé dernièrement pour le même objet. S'il en est ainsi, je demande respectueusement que tout l'argent provenant de cette source dans les limites de la
province ecclésiastique de Montréal, soit appli-