DOCUMENT N° XXXIV
Rév. J. E. Marcoux, Prêtre, Champlain, New-York.
MoxsTEUR,
Comme vous avez été chargé par le Séminaire de Québec de regler la question financière pendante entre le dit Séminaire et la Succursale de l'Université à Montréal, et comme vous êtes le premier intéressé dans l'affaire dont il s’agit ci-dessous, je vous fais savoir :
1° Que le billet de trois mille cinq cents piastres (83,500.00), payable par vous, endossé par M. le docteur J. P. Rottot, doyen de la Faculté de Médecine de l’Université Laval à Montréal, a été présenté ;
2° Que, personne ne s'étant présenté pour payer le dit billet, je n'ai pas voulu laisser dans l'embarras un homme si dévoué aux intérêts de l’Université, et qui avait rendu, à l’occasion de ce billet, service à vous et au Séminaire de Québec ; 3° Que j'ai payé les $3,500.00, en ma qualité de Vice-Recteur de l’Université Laval à Montréal et d’agent financier de Monseigneur l'Archevêque de Montréal, me faisant passer, par écrit, par M. J. P. Rottot, les droits qu’il a contre vous et le Séminaire de Québec ;
4 Que je vous tiens, vous et le Séminaire de Qutbec, responsables d'autant envers moi, comme Vice- Recteur de l’Université Laval à Montréal et agent financier de Monseigneur l’Archevêque de Montréal ;
5° Que je retiens cette somme de 83,500.00 sur les
revenus provenant des messes de Montréal, attribués par le Saint-Siège au paiement de la dette de la Succursale ;
6° Que, si la Succursale n’a pas de dette vis-à-vis du Séminaire de Québec, je garde tous mes droits de recours contre ie Séminaire de Québec et vous, pour exiger un rembw irsement.
Je vous donne avis qu’il en est ainsi pour l’argent que, afin de ne pas soulever de récriminations chez les créanciers et ne causer : ucune surprise dans le public, j’ai payé pour solder des comptes flottants, faits sous votre administration, lesquels vous m’annonciez dans le Nota bene de votre p':mière reddition de comptes.
J'espère que vous voudrez bien donner avis de cette communication au Séminaire de Québec, comme vous l’avez fait déjà, sans doute, pour toute la correspondance d’affaires qui a eu lieu entre nous.
Je vous demande pardon, Monsieur, de ces procédés, aussi pénibles pour moi que pour vous; mais il n’est pas en mon pouvoir de ne noïnt les prendre. La vie des administrateurs d’argent, radix malorum, est ainsi remplie de petits désagréments; mais croyez qu’ils ne diminuent en rien l’estime et la considération avec lesquelles j’ai toujours été, et je suis,
Monsieur, Votre très dévoué serviteur.
J. B. PROULX, Prêtre, Vice-Recteur U. L. M.
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