CRÉPUSCULE
Traduit de L Higfellow.
Le crépuscule est nuageux et sombre, Le vent des mers gémit dans les roseaux.
Et les rescifs, au sein de la pénombre, Brillent là-bas comme de blancs oiseaux.
Mais, soiis le toit de la hutte grossière
Où le pêcheur fait sécher son filet.
Brille soudain une blonde lumière :
A la fenêtre un enfant apparaît,
l86 LES QUÉBECQUOISES
A le voir là, le regard dauB le vague.
Le corps peuclié sur la gueule du flot, Il semble alors que son œil sur la vague Cherche quelqu'un qui doit venir bientôt.
£t parfois luit la forme d'une femme Qui tour à tour marche dans la maison, Jette, en passant, un regard sur la lame, Donne un baiser à son cher nourlsson.
Quel doux récit, quelle légende rose La mer qui brise et le vent qui bruit, Modulent-ils Sur leur luth grandiose A cet enfant si frêle et si petit î •
Et pourquoi donc, lorsque l'Océan gronde, Quand le vent pousse un sauvage soupir Contre les rocs, dans la noirceur profonde, L'on voit souvent la mère tressaillir t
Mai, 1876.