LE LIT DE JUSTICE DU 26 AOUT
Le garde des sceaux d'Argenson reprocha d'abord au Parlement ses prétentions inadmissibles, et paraphrasa le préambule de la déclaration. Il conclut en ces termes (F. I, 109) :
Ainsi le Parlement pouvant tout sans le Roi, et le Roi ne pou-
; vant rien sans son Parlement, celui-ci deviendrait bientôt le législa-
I teur nécessaire du royaume, et ce ne serait plus que sous son bon
plaisir que S. M. pourrait faire savoir à ses sujets quelles sont ses
intentions.
Après la lecture de la déclaration, M. le Garde des Sceaux ayant dit : « Les Gens du Roi peuvent parler », lesdits Gens du Roi mis