‹ Les querelles religieuses & parlementaires sous Louis XVChapitre 20 sur 134 · I. Delisle. Journal f · texte numérisé non relu

I. Delisle. Journal f

LES AFFAIRES PARLEMENTAIRES SOUS LA RÉGENCE

de maîtres des requêtes, puis transfère la Compagnie à Blois. C'est pour ■Jes magistrats la ruine, pis encore, le prélude à la suppression de leur corps. Des pourparlers s'engagent, auxquels Villars prit une part active, et le Régent laisse le Parlement à Pontoise, puis le rappelle à Paris après l'enregistrement de la déclaration susdite. Et le greffier Delisle clôt son journal en disant encore une fois, mais avec une entière sincérité : « Joie et plaisir, je pars demain pour Paris. » Le 21 décembre eut lieu l'audience de rentrée. Voici ce qu'en dit Barbier :

Aujourd'hui vendredi, le Parlement a tenu audience. Les avocats ont été faire compliment au Premier Président. Le bâtonnier a dit que les avocats avaient perdu la parole et qu'il allait la leur rendre. Le Premier Président a répondu que leur conduite était parfaite, et qu'on ne pouvait que s'en louer '.

La Chambre des Comptes, la Cour des monnaies lui députèrent également. Mais, malgré ces compliments, le Parlement rentre en vaincu : la puissance politique lui échappe.

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