Moniteur ; — Bévolutions de Paris ; — Procès-verbal, etc
« le gouverneur ; nous répondons de vous sur nos « têtes » ; que, sans écouter leur proposition, ils se retirèrent dans la cour de l'Orme, oîi ils restèrent plus d'un quart d'heure, et « partirent » ensuite ^ ; et comme, d'un autre côté, aucun des quatorze individus composant, ces deux députations, exposés pendant si longtemps à un feu si meurtrier, ne fut ni tué ni blessé, il est permis de croire que la trahison des défenseurs de la Bastille fut moins flagrante et le feu de la place moins vif qu'elles ne l'ont voulu dire. Le plus grand danger que coururent les députés ne vint pas de la Bastille, mais des assaillants eux-mêmes : car ]}lusieurs de ces derniers se transportèrent, « au point d'environner les députés, de leur mettre la baïonnette sur la poitrine et le sabre sur la tête... M. Baubourg fut maltraité, et on arracha l'épée à M. Piquot de Sainte- Honorine ^, »
« Les députés partis, le peuple se porta en foule à l'attaque du second pont... Les bas officiers criaient aux assaillants de ne pas avancer, qu'on allait faire feu sur eux ; ceux-ci ne voulant rien entendre,.,, le gouverneur ordonna de faire feu : cette décharge les dispersa, et plusieurs restèrent sur la place ^. »
Alors, l'émeute furieuse, ne pouvant enlever la Bastille, se répandit çà et là dans les cours, dans les bâtiments de dépendances, mit le feu « au corps de