Eist. des Français, t. IV, p
mensonge historique, un témoignage d'autant plus important qu'il semblait plus désintéressé. Je ne citerai pas d'écrivains royalistes : car, aux yeux de quelques-uns, ils seraient peut-être suspects, bien qu'il soit difficile d'avoir plus que M. Alfred Nettement la connaissance approfondie des hommes et des choses de cette époque. Mais M. de Vielcastel a écrit : « Il y a dans cette accusation, si souvent reproduite, une exagération injuste : le rétablissement des Bourbons ne fut pas le but de la coalition de l'Europe contre la France, et on peut même dire qu'en 1815, plus encore qu'en 1814, la présence de ces princes contribua à adoucir la rigueur des conditions imposées à la nation vaincue ^ » — « Les Bourbons ne furent pas imposés par les souverains étrangers en 1814, dit M. Frédéric Lock, dont le langage est toujours si hostile, ils ne le furent pas davantage en 1815. » — « La première Restauration, dit-il encore, ne fut imposée ni par l'étranger ni par la nécessité ^. » — « Il est très inexact, dit à son tour un érudit qui connaît tous les documents, il est très inexact de soutenir que Louis XYIII (en 1815) ait été imposé à la France par les alliés ^. »
Ces paroles sont le verdict que rend l'histoire lorsqu'on l'étudié avec soin, et qu'on l'interroge avec impartialité.
Henri de l'Épinois.