‹ Les Questions controversées de l'histoire et de la scienceChapitre 9 sur 77 · XVI PREFACE · texte numérisé non relu

XVI PREFACE

vaux sur Marie Stuart ; — la Saint-Barthélémy ; — les jésuites régicides ; ■ — - le procès de Galilée ; — les calomnies des Provinciales ; — les dragonnades et les suites de la révolution de l'édit de Nantes ; — les victimes de E-iclielieu ; — le jansénisme; — l'assemblée de 1682 ; — les Monita sécréta ; — les impôts payés par le clergé sous l'ancien régime ; — l'instruction primaire avant 1789; etc., etc.

6» Révolution française et époque conteriiporaine. — Sous cette dernière rubrique se rangeront des études sur Marie-Antoinette ; — les Grirondins ; — la légende de Bara ; • — la prise de la Bastille ; — la constitution civile du clergé ; — les tribunaux révolutionnaires ; — les volontaires de 1792 ; — les Bourbons ramenés dans les fourgons de l'étranger ; — les assertions du P. Loriquet ; — le patriotisme des Frères ; — les soldats du Pape, etc., etc.

Ce programme est à la fois très vaste et fort élastique ; mais le réseau de notre coUaboratioiL est assez étendu pour pouvoir, sans présomption, aspirer à le remplir. Quant à la récompense de nos efforts, nous ne prétendons pas en ambitionner de meilleure que celle de ramener quelques esprits prévenus à Dieu et à la vérité.

René Kervilee.

ÉPOQUE ANTÉDILUVIEME

L'accord de la science et de la foi est pour tout chrétien une vérité incontestable. Dieu, étant l'auteur de la révélation comme de la nature, n'a pu se contredire lui-même et écrire dans les pages de la Genèse le contraire de ce qu'il a écrit dans le livre de l'univers. « Quoique la foi soit au-dessus de la raison, a dit Pie IX dans son encyclique du 9 novembre 1846, il ne peut exister entre l'une et l'autre aucune contradiction ni aucun désaccord réel, parce qu'elles procèdent toutes les deux d'une seule et même source, de Dieu très bon et très grand, qui est le principe de la vérité éternelle et immuable. » Le concile du Vatican s'est exprimé dans des termes semblables. Il reconnaît aux sciences le droit de poursuivre leurs reclierches selon leur méthode et leurs principes particuliers,

2 EPOQUE ANTEDILUVIENNE.

« L'Église, dit-il, ne prétend nullement défendre aux sciences de se servir, dans le domaine qui leur est propre, des principes et de la méthode qui leur est particulière. » En se servant des lumières de la raison, elles ne peuvent pas arriver à des conclusions fondées contraires aux enseignements de la foi : « Il ne peut exister, dit la Constitutio de fide catholica, aucun désaccord réel entre la foi et la raison. »

Nous sommes donc assurés qu'il n'existe pas de contradiction entre la Genèse et les résultats des investigations géologiques et paléontologiques. Mais il peut exister des contradictions apparentes, et il nous faut moutrer comment il est possible de concilier la parole de Dieu avec les données scientifiques aujourd'hui généralement acceptées.

Avant d'entrer dans cette exposition, il est essentiel de faire connaître tout d'abord la traduction des premiers versets de la Genèse, faite sur le texte hébreu le plus littéralement qu'il a été possible.

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