AVANT-PROPOS
Depuis tant de siècles que le droit romain fait son chemin dans le monde, il n’est presque pas de point de son vaste domaine où les commentateurs n’aient porté leurs recherches ; il est malaisé d'y trouver un sujet neuf. Pourtant la théorie d'ensemble des questions préjudicielles a rarement tenté les romanistes ; on ne peut guère nommer que le vieux Rævardus et M. O. Bülow. Ceux qui ont abordé ce problème n’en ont d'ordinaire considéré qu’une ou plusieurs données et, dans un système juridique où tout se tient, les vues incomplètes risquent fort d'être inexactes.
Mais est-il permis de construire une théorie complète des questions préjudicielles ? — Nous verrons que les compilateurs de Justinien n'ont laissé dans le Corpus que des fragments épars concernant celle institution et les textes littéraires jettent peu de lumière sur une partie du droit si abstraite et si technique.
Pour en tirer tout le parti possible, nous nous sommes
efforcé de replacer ces témoignages à l'époque où ils P, —1