‹ Les quinze joyes de mariage. 2. éd. Conforme au manuscrit de la bibliothèque publique de Rouen, avec les variantes des anciennes éditions, une notice bibliographique et des notesChapitre 40 sur 90 · Vaudroit · texte numérisé non relu

Vaudroit

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frère ou mon cousin , qui sont de aussi bon lieu comme ilz sont, viennent ciens, ilz n'en ont point d'aultres; et aussi toutes les aultres sont en la buée '. Non pourtant , je ne le dy pas pour les touailles , mais aussi bien ai-ge perdu mes clefz dès à matin ; voiez la chamberiere qui les quiert en celle paille de lict , car je ne scej que j'en ay fait, pource que j'ay tant afaire que je ne scey auquel entendre, et en ay la teste toute gastée. — Vraiment, fait-il, je suis bien trompé; vraiement, fait-il, je rompre les coffres. — Par ma foy, fait-elle, vous ferez une belle chouse : je m'en actens à vous , et vouldroye que vous les eussiez derompuz. » Lors il ne sceit que faire, et se passe à ce qu'il trouve, et cuide qu'elle die vray, et vont à la table. Or fault-il avoir du vin frais , car celuy qui est en despence - n'est assez bon ; mais on ne peut trouver le guibelet >, pource que la dame ne le veult pas. Et n'y a froumage ne aultre chouse, mais convient à l'aventure en aller quérir chiés les voisins. Le page-* du bon home est avecques les pages de ses amis, en l'estable, et leur compte comment la dame fait le malade , tant est courrocée que leurs maistres sont liens. Or s'aprouche le temps d'aller coucher; et ne peut le bon homme avoir linceul.x * frais , pour

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