si elle n'étoit point d'une vertu à toute épreuve
2. Leur font boire des philtres afin d'être maîtresses, de porter la culotte, comme on dit encore vulgairement. Les Évangiles des quenouilles ( Bibl. elzev.,^ indiquent la composition de diverses sortes de philtres.
plesir. Hz se cuident estre mis hors de la nasse, et cuident estre eschappez; mais ils sont pis que devant. Or est l'homme, de quelque estât qu'il soit , gasté et affolé en ce monde , et la femme aussi : ilz ne se povent plus marier la vie durant de l'un ou de l'autre; s'ils ont grans possessions et sont de grant lieu , leur nom est perdu , et mourront sans héritiers. L'homme est moult à honte de sa femme, qui est vulgairement affolée ' : car à l'aventure quelque gallant la tient à sa meson davant lui honteusement. Et me semble que c'est ung des grands tourmens que home peut avoir. Or a il du mesnage ! .Ainsi use sa vie en la nasse en douleurs et en tourmens, où il vivra languissant tousjours et fmera misérablement ses )ours.
I. Qui a perdu toute retenue. Le mot affoltr est pris ici dans un sen^ figuré, et se rapporte à l'honneur de la dame.