‹ Les quinze joyes de mariage. 2. éd. Conforme au manuscrit de la bibliothèque publique de Rouen, avec les variantes des anciennes éditions, une notice bibliographique et des notesChapitre 71 sur 90 · Peine, supplice. Voy. Ducange · texte numérisé non relu

Peine, supplice. Voy. Ducange

ne la prendra : l'autre qui l'avoit prinse , qui s'en est donné du bon temps , la lessera. Et ainsi ei est perdue quant à son honneur, et à l'aventure se mettra en maulvais charroy, et tant , que le bon homme en aura une douleur perpétuelle, que jamès ne oubliera. Ses enfans aucunement seront ahontés par la faulte de leur mère. L'un ne l'autre ne se pourront plus marier, la vie de l'autre durant. Et est autresfois avenu que p)Our l'atisement de la femme, le mary, qui est de noble courage et hault, se combat en champ '; et aucunesfois , selon ce que la fortune le veult, il est vaincu et occis ^ honteusement, qui est grant douleur. Maintesfois avient que celui qui a droit est vaincu , et celui qui a tort a victoire. Et avient aucunesfois que par l'ourgueil et bobant? de la femme le mary prend riote à un autre aussi puissant et plus que lui , pour le banc de leurs femmes, et pour la paix-*, et se débatent et combatent : car l'une veult aller devant l'autre. Et s'en engendrent entr'eulx paines perpétuelles , et en font assemblées d'amis , et quierent grans estaz à leurs fammes pour cuider surmonter l'un l'autre , où ilz despendent follement leurs chevances : dont il avient aucunesfois qu'ilz en vendent les choses ou leurs terres, qu'ils en viennent à pouvreté. Et pource , ceulx

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