‹ Les quinze joyes de mariage. Nouv. éd., accompagnée de nombreuses notes et précédée d'une noticeChapitre 10 sur 116 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

subgecti qit^il\ ont priuse pour eulx, car il ne est pas raisonnable d'avoir nng droit pour soy et ung aultre pour son i^oisin. Dont est adveiiu que pour ce la terre est déserte^ destituée de peuple, désolée de science et de pluseurs aultres vertu-{. Et par conséquent y î^eg-?ient péche\ et vices, et si doit en généralité chascun aimer le bien commun.

On peut dire en généralité que celui qui Ji'aime son bien singulier est homme sans nul sens, mesmemcnt quant il le peut faire sans dommage d'autrui ; car l'en ' tiendroit bien celui de petit conseil qui, de propous délibéré, se jnendroit mettre en ligne fosse large par le bas et estroictc par dessus, de laquelle nul homme 7ie pourroit saillir . Et telles fosses fait l'en à prendre les bestes saulvages en grans forest:[. Et adoncques quant il\ sont cheus en icelles fosses ils sont fort esbahis, et tournient pour cuider- trouver manière comment il'{ en pourront issir^, mais alors il n'est pas temps.

' L'on.

^ Croire.

' Sortir.

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