‹ Les races aryennes du PérouChapitre 17 sur 58 · DU VERBE · texte numérisé non relu

DU VERBE

Le verbe se tire du thème de la racine, par radjonction d'un certain nombre de particules, assez restreint, dont nous montrerons l'origine arienne.

Le quichua possède six modes : l'indicatif, le sub« jonctif, l'optatif, le conditionnel, le casuel et l'impératif. La marque distinctive de chacun de ces modes est une particule, simple ou composée, qui se joint au thème primitif et lui donne la nuance qu'exprime le mode. Les temps sont : le présent, l'imparfait, le parfait, le plus-queparfait et les deux futurs. De ces temps, deux seulement sont simples, le présent et le futur; les autres se forment par l'adjonction du verbe substantif, être. Chacun des modes possède tous ces temps : il y a en quichua un présent et un imparfait du conditionnel ou de l'optatif, comme il y a un présent et un imparfait de l'indicatif. La conjugaison d'un verbe quichua se forme donc, à proprement parler, de plusieurs conjugaisons, dont chacune exprime les diverses circonstances de l'action accomplie ou subie par le sujet du verbe.

Le présent de l'indicatif se forme en ajoutant au thème verbal le sufBxe n, et en y joignant la flexion personnelle. Cette nasale caractéristique se supprime cependant en deux endroits : au pluriel exclusif et à la troisième personne du singulier et du pluriel, où elle se fond et disparaît dans la nasale pronominale. Ce mot de pluriel exclusif mérite quelque explication. Le quichua possède, en effet , deux formes pour la première per-

sonne du pluriel. L'une» dite inclusive» embrasse dans son étendue toutes les persoilnes et toutes les choses susceptibles d'être comprises dans l'extension du mot nous. L'autre» dite exclusive» exclut toutes les personnes ou toutes les choses qui n'ont pas avec celui qui parle un certain nombre de qualités ou de conditions communes : nous prions» nous aimons» est un pluriel inclusif; nous autres les Français» nous autres les Anglais, faisons telle ou telle chose» est un pluriel exclusif. L'on a donc :

pers.

MUNA-N-l ou

MUNA-N-MI

j'aime.

Qr

MUNA-N-Kl

tu aimes.

muna-[n]-n

il aime.

1 Inclusif { Exclusif

MUNA-N-GHIK HUNA-IKU

nous tous 1 nous autres {

nous aimons

MUNA-N-KICHIK

vous aimez.

MUNA-N-KU

ils aiment.

La première personne de ce temps nous offre avec les langues ariennes une analogie qu'on ne saurait méconnaître. De même qu'en quichua, en sanscrit» en grec» en lithuanien, la première personne du présent de l'indicatif se terminait en mi :

Sanscrit. Grec. Lithuanien.

DADlmt, 3î8&)fi', Domt, je donne.

Dans les autres langues de la famille» la flexion» plus ou moins mutilée» se retrouve encore. Une conjugaison du haut allemand a perdu la finale i» mais conservé la nasale m :

HAPEfn, habes, j'ai.

MANEf», motiiSf j'avertis.

En latin y la flexion h a persisté seulement au présent de quelques verbes, comme inquam, mais s'est perpétuée aux temps secondaires de l'imparfait, du futur et du subjonctif :

AHABAm,

j aimais.

PUTEfn ,

que je pense.

VOLUERim ,

j'aurai voulu

DEDERA9R ,

j'avais donné

L'anglais l'a conservée dans I am, je suis, et le grec l'a métamorphosée en y aux lemps secondaires : ec^epov^ je portais; lïveyxov, j'ai porté, etc. (1).

Si maintenant nous cherchons l'origine et le sens de cette flexion , nous sommes forcés de reconnaître que le MI aryaque n'est autre que le pronom de la première personne du singulier. En quichua, le pronom personnel m n'est resté qu'à la première personne du temps présent, et là même il a été forcé de faire place au pronom

(I) In Greek the primary fonns bave /it in the verbs correspondiog to the laof krit tecond conjngation, and «» in the lerbs corresponding to the sanskrit first eonjogation, where the Connecting lowel niaj be supposed to be lengthened, according to the analogy of tbe sanskrit, and-^ic dropped. Thas we haie cVnj^c, I stand, and fipo», I bear. In the secondary forms i occnrs as the usaal Greek éqaiialent for the sanskrit m wben final, e.-g., in the imperfect Ivrnv, I was standing, and lf«p«y, I was bearing. — In latin this ending is almost uoiTersaUy lost and-ô left, like the a in Greek lerbs, in the primary fonns, e -g. Présent st-o, I stand; ftro, I bear. There are a few exceptions, such as su-^n and inqoa-m, and eien there •nly », not m», is presenred. In the secondary forms m is preserred as in sanskrit and Greek v e.-g. Imperfect, STABA-m, I was standing, and febeba-i», I was bearing. In Gothie the primary forms présent only one instance of the preserration of m for «t in the aubstantiie Terb i-m, I am and thas the work of deslrnction bas gone farther than eren in Latin. In the other instances, e.-g., bair-a, I bear, etc., a ia weaker than n andô in Greek and Latin. Jhe secondary form, howcTer, presenre uform, and in thisTocalising of tbe consonant the languagehas again proTcd weaker than the Latin. Compare bair-a-u. I may bear, with fer-a-m. In Aoglo-Saxon, eo-m, aad in English, a-m, we haTe likewise the consonant of the original ending in a single Word only. Elsewhere there is no trare of it. (Clark, Gram. ccmp , p. 193 194.)

parallèle, de même force et de même usage, i. De là les deux formes que présente la première personne du présent de tous les verbes quichuas :

CAN-mi et CAN-î , je suis.

MUNAN-mi et MUNAN-<\ j'aime.

APAN-mt et APAN-f, je porte.

Ces deux formes ont absolument la même signification, et ne sont que deux variantes orthographiques de la même idée.

La première personne du pluriel sous ses deux nuances trouve également des analogues dans la déclinaison arienne. Le radical chik, qui sert à former le mode exclusif de cette personne, doit nécessairement renfermer en lui une idée de collection, de lien, d'assemblage; et de fait, si Ton cherche dans le vocabulaire indo-européen la racine de cette particule, on n*est pas embarrassé de la trouver : g*i, en sanscrit, veut dire assembler ^ réunir. Quant au k qui termine ce suffixe, je dois faire observer que les habitants du moyen Pérou lui donnent le son du ch espagnol ou de la sifflante ordinaire s : munan- CHiK, pour eux, est muiNanchich ou munanchis. Si Ton songe maintenantquecettepersonneestunepersonnedupluriel, on comprendra aisément le rôle de cette lettre k à la fin du suffixe : chik, chis ou chich, est pour chi-chi, pluriel redoublé de c*i, unir, union, et munan-chik ou munanchich est Vunion de ceux qui aiment. Au contraire, le radical YKU, exprimant une idée d'exclusion, trouvera son correspondant exact dans les particules ariennes e, ex, ex, è$, de^ hors de; egw, au dehors (foras).

Les premières personnes du pluriel sont formées, dans

les langues ariennes, d'après le même principe. Elles renferment deux éléments : le pronom mi, de la première personne du singulier, qui se retrouve altéré en ma, rnsy muj est une marque de nombre ; si, zeod Hi, latin s, indique la pluralité. Abia-mu-s est dérivé du même principe que munan-chir, et peut être rapproché sans inconvénient du mot quichua.

La deuxième personne a pour base au singulier le pronom possessif ki, au pluriel le pronom possessif nCHiK. Dans les langues indo-européennes, la marque de cette deuxième personne du singulier est si, s. Or, SI et s, comme on Ta fort bien démontré^ sont des formes de TVA, toi, analogues à la forme grecque ab, pour tv ; dadâsiesl dadâtva(i)^ et ainsi de suite. Or, à cette (orme 8f on peut, comme en zend, substituer une aspirée h, qui elle-même se change en gutturale g ou k, suivant une des lois phonétiques du langage les mieux établies. On a donc quelque raison de rattacher la forme arienne si à la forme quichua ki, et de voir dans tva, si, ki, trois formes ou plutôt trois spécialisations différentes d'un même radical primitif dont le son flottait entre k et t. La deuxième personne du pluriel se forme en ajoutant à la deuxième personne du singulier Tidée d'accumulation et de pluralité, exprimée par la syllabe chir, dont nous venons de donner l'analyse.

(1) The seeond penonal pronom is in sanskrit tva (probablj from ta], a wea^kfned form of which, si, is employed as the rerbal affix. Tbe change of the conwnantto, s, is shown in the Greek pronoan, wbich is, 9ù. The secondary form farther redace this affix lo s, and euphonie laws in some cases change si to sei. The corresponding forms in Zend are» ei (for ci) and s, which is someiimes represented by cas in the nominatife of noun. (Clark, Gr. comp., p. 199.;

La troisième personne du singulier de la conjugaison quichua diffère, quant à la forme ^ de la personne correspondante de la conjugaison arienne. Il n*y a pas moyen de reconnaître dans la nasale n% caractéristique de celte personne, le pronom personnel ta, ti, t, des langues indo-européennes (1). Toutefois, celle forme n, qui désigne le pronom de la troisième personne , t/, lui, n'est pas sans analogues dans les autres idiomes. Dans la plupart des langues primitives la nasale n apparaît avec le sens soit d'un pronom possessif de la troisième personne, soit d'une préposition indiquant le génilif. En égyptien, par exemple, et dans les dialectes celtiques, ic est préposition et sert à produire l'idée de génitif :

Egyptien. Gallois.

Niw-en-An/, le souffle de la vie, CAEn-N-ARVO», la ville de rAnron. Nez'-entew-ew, le justiflcateur Saith-n-divtniiod, sept jours.

de son père,

Irlandais.

NAYiDiA , des jours.

unn DiLiuN, sur les flots (mot à mot, sur le dos) du dé-

luge.

En sanscrit, son usage s'est borné au génitif pluriel. En latin, In, par un changement organique, s'est changé en r (2), dierum.

(1) Clark, Gr. comp , p. 207.

(2; The Word n which altcrnating wilh m (and undoubtedly idenlical wilh ihe word m, ma, place ), serTes in Egyptian as a préposition to dénote aU cases, ibougb particularly the gcnitiTe, serves in Ccltie iwliere it is generally contained, as we ha?e scen, in tlie transmutation of the initial), to dénote exclusively the geuitite, and more particularly the gcnitive plural, to which in sanskrit, Greek and Latin, it bas been regularly limited, e.-g. :

Egypt.: nef n anach, brcath oflife; se nez* n tew aienger of hisfather, ftooumab-oa four ofoxen. Welch: Caer>n-anron, town of anron; ar-n-an upon bim, saitb «iwmod (instead of saith n diTomnd) septem dierum Irish : iar n-dilium, afier tbe déloge

L'origine et la signification de celte particule sont très-claires et résultent de son emploi.En égyptien, suivant la remarque de M. Bunsen^ elle est intermédiaire entre le pronom et le verbe; elle est fort étroitement liée au mot nTi, qui est à la fois le pronom relatif quij et le participe présent du verbe être. De même» en quichua, n est une particule intermédiaire entre le pronom et le verbe; elle signifie, non pas une idée d'être abstraite et non qualifiée, mais l'idée d'être appliquée à nne personne ou à un objet déterminé; n peut se traduire par celui qui est (1).

Voilà pourquoi on la trouve appliquée en guise de liaison au thème du verbe, à toutes les personnes du présent de l'indicatif : muna-n-mi est moi, celui qui aime^ MUNAN-Ki, toiy celui qui aime. La troisième personne devrait être régulièrement MUNA-w-n, lui, celui qui aime, mais dans la prononciation les deux nse sont fondues en une seule , et au lieu de la forme complète KAn-n , BfUNA-n-n, les grammairiens on écrit kan, muna-n.

Un passage important de la grammaire d'Holguin servira peut-être à éclaircir davantage l'origine de la 2)articule n. Ce grammairien rend sous deux formes différentes la troisième personne du singulier du présent c3e l'indicatif du verbe être : l'une, régulière, est kan; l'autre, irrégulière, est m ou mi, et n, prononcée à l'espagnole. Le son ene, que prend la nasale n, pourra nous

Corigiaaily in the back, west, of tbedelage)» na-n-dia (pronounced na-n-ia), of thn ^tays. Sanskrit, din-n-am ; latin, dier-r-um (coll. A Sax. gif-en-a, of the giru.)

^anaen, Chritlianity andMankind, toI. III, p. 171-173.

(1) The past tense is formed hj placing en between the root and the affix. Iri-en-

«, I haTe made. En is the particule mediating between the Terb and the pronoun.

(IdttWdtp. 188.)

fournir des rapprochements curieux entre le grec et le quichua. L'infinitif grec du verbe être, dvxi (prononcez inê), est une forme au moins très-analogue à Vêne quichua. Ce rapprochement prend une nouvelle force si Ton compare l'autre variante eme, wt, à la première personne effAt du présent de l'indicatif du verbe elmi.

Quanta la troisième personne du pluriel, elle se forme en unissant à la troisième du singulier le radical ku, qui indique une idée d'union et de pluralité; mais là encore la rencontre des deux n a produit le même résultat : au lieu de ka-n-nku, munan-nku, nous n'avons que les formes tronquées kanku, muna-nku. Le radical ku est étroitement lié au sanscrit sa, avec; car la forme latine cfJM autorise le changement de s en k.

Le futur est le second temps simple du quichua ; il est assez irréguiier dans ses formes, et se conjugue de la manière suivante :

i'' pers. MUNA-SA, j'aimerai.

2« — MUSA-N-Ki, tu aimeras.

8*' — MUNA-N-KA, il aimera.

1'*^ inclus. MUNA-SUN, MUNA SLNKU, MUNA SUNCHIK, J ,^

j,.^ I ) nous aimerons.

1"^ exclus. MUXA-SAKKU, J. aiu*^ vus,.

2' MUNA-N-KiGHiK , VOUS aimerez.

3 MUNA-N-KANKr , ils aimerout.

La première personne du singulier et celle du pluriel de ce futur offrent encore à nos yeux la marque distinclive de ce temps dans la conjugaison grecque. Le ^ qui en est la caractéristique dans les idiomes helléniques se retrouve dans la sifflante quichua; muna-sa

— nn —

correspond à <ptÀi5<j(i), j'aimerai (1). La nasale n, qui est la marque de Tindicatif, se fond avec la sifflante à la première personne du singulier et à celle du pluriel, mais reparait aux personnes suivantes, précisément comme dans le grec.

Quant au parfait, au plus-que-parfaît et au futur antérieur, ce sont des temps composés du radical déterminé par certains préfixes et des temps du verbe être. Si au thème muna je joins le suffixe r et le présent kani du verbe être, j'aurai :

Mt'NA-R-RANi , j'ai aimé.

HUNA-R-KANKi, lu as aimé, etc.

La lettre r, déterminative de ce temps, n'csl autre qu'un radical arien, ar, congénère au sanscrit r, aller, qui, sous la forme ar^ forme dans le sanscrit la base du parfait redoublé (2); muna-r-ka est donc l'équivalent de 3fUNA-AR-KA, aimé deux fois j'ai, redoublé de aimer j'ai, c'est-à-dire j'ai aimé, de même que le parfait redoublé indo-européen ta-tana, tutudi, Tieçuya, indique le temps passé en répétant deux fois le radical (3). Une

(1) The second method of expressiag the fatore is by affixing sya; a form of the tabstantiie Yerb, which does not exisi independeutly in sanskrit as a futare tense, bot is found in the s. Potential syàm, sjfts, syàt, etc., and in the latin, ûtm, sies, siet, etc. (sim, sis, etc.). and as a future tense in ero, eris, etc., for eso, esis. etc.. In greek the omission or i or e for y has become gênerai; yet there are safDcient remains of it to make it probable that it was once unirersally employed, and that the greek, in ihis respect siarted from the same point as the sanskrit. The fatare in vl-tt and aC-cfixt and thèse wiih w, which is for ci, elearly point to the sanskrit sy. The doric fatares in v& are for 9i«», and that for 9fw, illostrations of the modifications of this old form are npsilhfitf, we sball du, iTwiiat, I sball be, vrclfi I shall send. (Clarke, C. Cf., p. 2i5.)

(2; Max MûUer, Gram. tanscHie, 1866, p. 147.

(3) EYery sanskrit root, in order to be ased for lerbal parpose, was originally raised to a perfeet; that is to say, its initial letter was redaplicated. This is as clear in greek as in «anskrit, and the number of perfects not restricted as yet to a

autre forme de parfait se formeparradjonction, entre le sufQxe R ou AR et le thème de la racine, de la particule CHKA, dans laquelle je reconnais une forme de la terminaison scA, du participe passé. Le plus-que-parfait et le futur antérieur ne nécessitent pas d'explication particulière : ils sont formés du participe passé, auquel on ajoute pour le premier le parfait karkani, pour le second le futur kasUy du verbe être.

Les participes sont au nombre de trois : le présent, le passé et le futur. Le participe présent est formé par Tadjonction à la racine du sufQxe k ou g.

Le participe passé ajoute au thème le suffixe ska, et le participe futur la terminaison na ou nka.

L'indicatif une fois expliqué, les autres modes ne nous retiendront pas longtemps. L'optatif se forme pour ainsi dire en élevant à l'illatif, par l'adjonction du suffixe MAN, déjà expliqué, uu nom formé du thème suivi des marques de ta personne et dû temps.

Prés. MUNA-i-MAN , pulssé-je aimer !

Fut. HUNA-SAK-MAN.

Le conditionnel est composé de l'optatif, auquel on

past tense îs considérable in both languages. lu sanskrit we bare a root tan, to stretcb. If employed for Terbal formations, this root was originaliy reduplicated and became tatan. To this lerbal base subjective pronouns wére attacbed, thas gi?ing TATAN-A, TATAN-T*A, TATAN-A, I streich,thou sifeichest , be stretcheth» restricled as y et in time neilher to the présent nor to the past. In greek, ifwe Uke the root MNA, to remember, we see tbat, in order to adapt it for rerbal employment, it bas to be reduplicated first, after which subjunctite pronominal sufâxes are added, and the new compound lUfivrifiai takes the sensé of 1 remember. (Max Mûller, Latt resulU of the Turanian Retearches in Bunsens CkrUtianity and Mankind, io\, III, p. 304-305.)

joint la syllabe m, déjà expliquée à propos de Tindicali présent.

Prés, HUNA-i-MAN-Mi , j'aimerais.

Futur pas, vuna-n-ka-y kan-van-vi.

Dans la composition du subjonctif entre la syllabe PTi, qui est restée dans la langue sous la forme pitui, désirer, souhaiter (grec TiToéo, nHccit)).

Présent muna-ptm, que j'aime.

Fut. UUNA-SKA KAPTIY.

EnQn le causal ajoute au conditionnel la terminaison mi.

Prés. MCNA-PTi-i-Mi , pour que je porte.

Fut. MUNA-NKA-I KA-PTI-N-MI .

Là s'arrête l'analyse que nous devons faire du verbe quicbua. Nous allons maintenant passer à un groupe de mots d'origine et d'emploi tout à fait différents, je veux dire aux pronoms.

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