Voir le Cheval de selle en France du même auteur
choisit les 24 membres parmi les personnalités des Haras, des Remontes, de la Direction de la Cavalerie et des différentes catégories d'éleveurs. Les avis de ce Conseil sont depuis quelque temps fort heureusement pris en considération, bien qu'ils n'arrivent pas toujours à contrebalancer complètement les influences politiciennes mises au service d'intérêts trop égoïstement régionalistes.
L'effectif des étalons nationaux a été, en conformité de la loi d'accroissement, augmenté jusqu'à 3.447 unités (contre 3.300 — chiffre rond — en Allemagne), effectif devant renfermer, conformément au vœu des législateurs de 1874, le plus de chevaux de sang qu'il se pourra. Ces étalons nationaux proviennent des élevages particuliers des différentes régions.
Les Haras sont aussi chargés de distribuer une grande partie des encouragements de source officielle ou privée à l'occasion des concours des reproducteurs, des concours de poulinières et^ de chevaux de selle, des primes aux étalons approuvés, aux juments de race parus aux concours de dressage, etc., encouragements auxquels contribuent les grandes Sociétés de courses,
la Société du cheval de guerre, la Société hippique française et d'autres sociétés provinciales.
En ajoutant à ces sommes 19.762.180 francs, total des allocations en courses, on arrive à une somme de 23.500.000 francs, total des encouragements annuels à l'industrie chevaline française. Aucun pays au monde ne fait un pareil sacrifice pour son élevage. Il est juste d'ajouter que l'Etat ne contribue à ces allocations que pour une somme de 2.876.000 francs, alors qu'il touche du fait du pari mutuel près de 12 millions (1909). Les Haras ont, de plus, la haute main sur les qualifications des différentes catégories, au point que même les syndicats d'élevage, qui cherchent à se libérer de leur tutelle, sont encore obligés de composer avec eux, car nul étalon n'a le droit de fonctionner s'il n'est approuvé, autorisé ou toléré par les Haras.
Grâce à cette organisation et au zèle de certains syndicats, la grande majorité des chevaux français est aujourd'hui pourvue de papiers d'origines, dont l'absence fait immédiatement baisser la valeur de l'animal qui en est j^rivé, mais dont l'authenticité est une garantie de qualité fort prisée par nos acheteurs étrangers.