LE HACKNEY DU NORFOLK
leurs remarquables el des étalons de premier ordre.
On décrit ainsi, en 1825, le bon trotteur Marshland Shales, un des fils de Shahs : (( Taille, T" 49 fort, encolure très grosse, pur sang dans son arrière-main, grosse tète de cheval de labour ; peut porter 126 kilos ; trotta une fois 27 km. 297 en une heure sur une route dure et sous 77 kilos. )) Ce Shahs est devenu un chef de race dont les produits, pleins de qualité, sont très supérieurs aux autres et qui, avec un bon croisement de sang, peuvent donner de bons chevaux de selle.
On peut imaginer combien ces anciens hackneys, sélectionnés par le record sur route, étaient supérieurs aux hackneys d'aujourd'hui, choisis comme étalons après quelques passages à bout de longe !
Il y a une trentaine d'années, on accoupla l'étalon hackney et de bonnes juments pour obtenir des troupiers. Mais, aujourd'hui, que la cavalerie use plus du galop que du trot, l'issu de hackney, — sauf exception, car il y a d'excel-
lents hunters avec du sang hackney, — sera toujours en Angleterre considéré plutôt de voiture que de selle. Quand on tenta d'introduire, il ny a pas longtemps, l'étalon hackney en Irlande pour grossir la race de selle, l'indignation fut telle qu'on dut abandonner au plus vite ce projet.
Sire Walter Gilbey, grand éleveur de hackneys, en fondant la Hackney Horse Society en 1884, devint le bienfaiteur de plusieurs comtés. Depuis lors, cet élevage, conduit rationnellement, orienté vers le trot brillant et relevé, est devenu une entreprise industrielle des plus prospères, car l'attelage de luxe, en Angleterre et en Amérique, réclame de ces chevaux à actions extravagantes obtenues parfois par les procédés les plus saugrenus. Certains de ces chevaux ont atteint de très hauts prix : 20.000, 70.000, 125.000 francs. Des sujets moyens, à hautes actions, se payent facilement 10.000 francs, au minimum. La valeur des reproducteurs est encore plus élevée. En dehors du service de park, une paire de hackneys de grande valeur marchande