POPULATIONS
de sujeU
céph.
dessous de
dessus
OB^KRVATEORS
Ruthènes Galiciens en général (hommes) .
Majer
— — (femmes) .
Ruthènes de la plaine «•• et S' séries) . .
et
— (3* série)
SU
Ruthènes, (les trois séries réunies) ....
Kopernicki
— de la montagne en général
fflorali)
Ruthènes de la montagne : les Lemki ii) .
— — Boïkl . . .
> Kopemicki
— Toukhollsi .
— — Polinincy .
— — Rouzoules •
Ruthènes de la Bukovine (soldats) ....
Himmel
Crânes de Ruthènes de la Bukovine, Gali-
c\p pt Honcrie .......... .
Weisbach
Lie cl nuiifjiic ........... .
Ukrainiens du dislr. d'Ouman (gou.Kiev).
Diebold
— du gouv. Kiev, princip. distr.
Zvenigorod, Ouman, etc. (hommes). . .
Talko-
Ukrainiens du gouv. Kiev, princip. distr.
Zvenigorod, Ouman, etc. (femmes). . .
Hryncevicz
Ukrainiens du gouv. de Poltava
Ikov-Emmé
— du distr. de Kharkov (crânes) .
Popov
— de la prov. de Kharkov ....
Krassnof
— delaPodolie.
Talko-
Hryocewicz
— de la Russie en génér. (crânes).
Protsenko, Emmé etKopemicIci
Cofaques de Kouban (principalement du
district d'Ekaterinodar)
Ghiltchenko
L'indice ne s'élève jusqu'à la brachycéphalie modérée que dans quelques districts isolés (Toukholtsi et Houzoules des Karpathes, 84,6 et 84,5, Ruthènes de la Bukovine, 84,1, Ukrainiens du district de Ouman, 84,6), mais dans aucune fraction il ne dépasse le chiffre de 81,6, de même qu'il ne s'abaisse jusqu'à la mésocéphalie que dans le sud de laPodolie (80,6) (5). En Galicie même le contraste entre les gens de la plaine et ceux de la montagne est imperceptible: 0,3 d'unité pour l'indice moyen ou 1,2 dans le pourcentage. En Russie, la différence entre les habitants de la rive droite du Dniepr (Kiev, etc., 83,5) et ceux de la rive gauche (Poltava, Kharkow,
(1) La saccession de ces popalations est donnée dans Tordre géographique, en allant de Fouest à l'est.
(2) Indice augmenté de 2 unités.
(3) S2)6 dans le nord, 80,6 dans le sud.
(4) Calculé par moi d'après la sériation.
(5) ËRCKERT (82-83) a trouvé aussi chez les Ukrainiens de la province de Kharkoï, Tindice moyen de 80,5.
i. DENIKER. — LES RACES DE l'eDROPE. — INDICE CÉPHALIQDE 73
etc. , 82,6) (1) est plus sensible, quoiqueassez faible encore (0,9 d'unité). Quant à la Podolie, le contraste est frappant entre la partie nord de ce pays (districts deKamenetz, Yampol, Ouchki, etc., 82,6) relativement élevé continuant les Rarpathes à Test (plus de 200 m.), et la partie sud (Olgopol, Balty, Haïcinsky 80,6) c'est-à-dire la plaine arrosée par le Bough. D'ailleurs, d'autres caractères notamment la pigmentation, différencient aussi les deux populations. -
Les Bieloroasses ou Blancs-RiLssiens ont été étudiés au point de vue anthropologique par Ikov (90), Yantchouk (90), Talko-Hryncewicz (93) et EiGHHOLTz (96), Le premier de ces auteurs donne l'indice céphalique moyen (82,4) de 290 Bielorousses vivants sans indication détaillée de provenance, mais qui se rapportent probablement aux provinces de Minsk et de Vitebsk les seules où il a opéré. Yantchouk, qui a pris des mesures sur 99 hommes et sur 34 femmes Bielorousses du gouvernement ou province de Minsk (districts septentrionaux de Minsk, Ihoumen, Bobrouïsk et Sloutsk), ne donne que les chiffres proportionnels des différentes catégories des indices. L'indice approximatif que je calcule d'après cette sériation est de 82,7. Eichholtz n'a décrit que 100 hommes du district de Roslavl (S.-O., du gouvernement de Smolensk); l'indice moyen de cette série est un peu moindre (81,1). Enfin Talko-Hryncewicz fit une étude complète des trois branches de Bielorousses sur plus d'un millier de sujets (961 hommes et 141 femmes) trouvant comme indice moyen 82,9 pour les hommes et 82,2 pour les femmes, chiiBfres très voisins des précédents.
Si l'on veut voir la distribution des indices par provinces et par fractions du peuple Bielorousse, on arrive à ceci : d'après les auteurs précédents et surtout d'après Talko-Hryncewicz, les Bielorousses occidentaux (provinces de Vilna, Grodno, Souvalki, la moitié nord de la province de Minsk) ont la tête la moins arrondie, presque mésocéphale (369 hommes 82,1, 60 femmes 81,3, d'après Talko-Hryncewicz; environ 82,7 d'après Yantchouk); la proportion de dolichocéphales à divers degrés parmi eux (sexes mêlés) est de 360/0 suivant Talko-Hryncewicz, de 43 0/0 suivant Yantchouk! Les Bielorousses orientaux (provinces de Vitebsk, et de Mohilev ; districts de Souraj, de Starodoub et de Horodnia dans le N.-O. de la province de Tchemighov ; districts de Bielsk et de Porietchié dans le N.-O. de la province de Smolensk) un peu plus mêlés aux Vélikorousses, offrent un indice légèrement supérieur: 82,4 pour 390 hommes, 82,1 pour 36 femmes d'après Talko-Hryncewicz. Ceux du district de Roslavl (gouvernement de Smolensk), encore plus mélangés, ont l'indice de 81,1 d'après Eichholtz. En somme les différences entre les deux divisions sont minimes. Il n'en est pas de même pour les Bielorousses méridionaux ou Poliechtchouki qui occu-
(1) Pour la province de Tchemighov je n'ai que les mesures de Kopernicki (69-70, p. 625), sur 7 sujets, 82,3.
pent le sud de la province de Minsk, la partie nord de la Volhynie et probablement le sud du Grodno). Leur indice céphalique moyen est franchement brachycéphale : 85,1 pour les 202 hommes, 83,7 pour 45 femmes, d après Talko-Hryncewicz. La proportion de dolichocéphales parmi eui n'est que de 17,9, tandis qu'elle varie de 28 à 43 dans d'autres fractions de Bielorousses. Il est possible que, comme le font déjà pressentir les renseignements linguistiques, les Poliechtchouki des marais de Pinsk, d'entre le Bough et le Dniepr, ne sont autre chose que des Ukrainiens parlant un dialecte bielorousse. Dans ce cas leur brachycéphalie s'expliquerait par l'indice assez élevé de certains Ruthènes ou Ukrainiens ; cependant les voisins Ruthènes les plus proches des Poliechtchouki, connus anthropologiquement (Galiciens de la plaine, Ukrainiens de Kiev, etc.) sont moins brachycéphales qu'eux. L'habitat dans une région reculée, basse (moins de 100 mètres d'altitude), marécageuse et forestière, seraitril pour quelque chose dans la production de la forme arrondie de la tête ? Je ne le sais, mais le fait est assez remarquable pour être signalé.
(jvandS'Russiens ou Vélikorausses, — Les renseignements anthropométriques sur cette fraction de Russiens sont très incomplets et éparpillés. Voici ce que j'ai pu glaner à grand'peine. A. Tarenetsky (84i énumère dans son excellent travail tout ce qui a été publié à ce sujet jusqu'en 1884. Il suit de cette énumération que Blumenbach, Reizi\xs(451, Baer (59), Kopernicki (6i), Welcker (66 et 85), Landzert (67) (1), Prot- SESKO (7^-72), Ihering, de QuAXREFAGEset Hamy (82) ont décrit des « crânes russes » sans autre indication de provenance, et que Bogdanof et en partie Wolkenstein se sont occupés des crânes russes préhistoriques ou protohistoriques. Seul, Malief (74) a donné la provenance détaillée des 22 crânes sur la série de 56 qu'il décrit; la série de 25 crânes dont il parle dans un autre travail (82) provient du cimetière d'une église russe des xvii^-xviii® siècles à Kazan. Tarenetsky soupçonne les mélanges Tatars (néophytes chrétiens?) dans cette série. Il convient d'ajouter que Tchougounof (78) a décrit aussi 18 crânes russes du xvii« siècle, 13 crânes du xviii® et 9 du xix® siècle, des cimetières de la ville de Simbirsk. Malheureusement, il ne donne pas de mesures de leur largeur, de sorte que le calcul de l'indice céphalique est impossible. Enfin Tarenetsky lui-même a donné les mesures de 160 crânes masculins et de 24 crânes féminins avec provenance exacte (par districts), pour chaque pièce. Ses mesures sont prises d'après le système d'Ihering et seraient inutilisables pour mon travail si par bonheur l'éminent professeur russe n'y avait ajouté celles du diamètre antéro-postérieur d'après le système de Broca (glabelle —
(1) Les crânes (tous masculins) décrits par Landzert proviennent exclusivement des provinces de Moscou, laroslav, Tver et Novgorod M™» Koulikova (79), élève de Landzert, a publié aussi les mesures de 26 crânes féminins de cette série.
J. DENIK£R. — LES RACES DE l'eUROPE. — INDICE CÉPHALIQUE 7S
point le plus proéminent de rocciput, (n ohne Rûcksicht auf die allgemeine Horizontale »). Cette mesure m'a permis de calculer les indices céphaliques comparables avec ceux dont je me sers dans mon travail. Voici d'abord sous forme de tableau les indices et les sériations des crânes russes d'après quelques-uns des auteurs cités plus haut (je ne prends que les séries assez fortes et comparables).