LOCALITÉS
CRANBS
CBPHALIQUB
OBSERVATEURS
OU
d'individus
du Vivant
Gouv. Arkhangel (sauf les districts de
Kola et de Mezen)
— Olonetsk (sauf districU du sud :
Ladéinopolé, etc.)
- Vologda(district8occid.:Kadnikov,
Velsk-Griazov ; et orient.: Oust-
Solevytchegodsk)
Tarenetsky.
— Tver (sauf districts du sud-ouest
Rjev et Zoubov), sexes mêlés .
— Novgorod (sauflesdistrictsdunord-
est:Tihvin, Oustioug,Bielozersk).
- Saint Pétersbourg (sauf le district
de Novo-Ladoga), sexes mêlés .
— Saint-Pétersbourg (district Tsars-
koïé-Selo), femmes
Tarnovsky.
— Pskof (districts Pskof, Ostrov, No-
vorjev, Veliki-Louki)
- Kostroma ( districts Tchoukhlom ,
Tarenetsky.
Kologriv, Galitch, Soligalitch) .
— Kostroma(districtsTchoukhlom84;,
Zograf.
Tarenetsky.
Galitch 84,2, Kinechma 85,2) .
— laroslav (sauf le distr. de laroslav) .
- laroslav (districts de laroslav 81,
Ouglitch 81,6 et Romanovo-Bori-
soglebsk 82,5)
Zograf.
— Vladimir (districts Pokrovsk 82,1 .
Vladimir 83,1. lourief 83,8) . .
— Viatka
MaliefetPan-
— Kazan
tioukhof.
— Moscou (principalement distr. :
Bronnitsi, Bogordsk, Dmitrof,
Moscou, Sarapoul), hommes. .
Anoutchin.
Id. femmes
— Riazan (princip. distr. : Pronsk,
Riazan, Mikhaïlovsk) femmes. .
Vorobief.
(1) Lasérie de 7 femmes, provenantdes districts d
e Bejetsk, Vyc
tiné-Volotchol
L et Tver, occupés
en grande partie par des Karéliens, accuse un ind
ce beaucoup p
lus faible (82,
Dquela série des
hommes (84,3) provenant des autres districts.
L'étude par provinces et districts amène au même résultat que celle de la population en bloc, c'est-à-dire à l'extrême homogénéité de l'indice céphalique dans la population Grand-Russienne. A part la moitié ouest de la province de Pskov (la seule connue), et la plus grande partie de la pro-
87 ASSOGUTION FRANÇAISB POUR l'aVAMCEMBNT DES SGUNGIS
vince de Tver (sauf les districts Karéliens), à part aussi les trois districts (Tchoukhiom, Galitch, Kinechma), de la province de Kostroma (1), qui sont modérément brachycéphales (84,2 à 84,3), la population russe, dont l'indice céphalique est connu, est sous-brachycéphale, avec des variations minimes : (de 82,2, (laroslav, Kostroma) jusqu'à 83,3 (Vologda), (2) si Ton excepte la province de Saint-Pétersbourg, où Tindice est de 83,9, grâce surtout à l'immigration de tous les coins de l'Empire. Quelques districts mésocéphales dans la province de laroslav (81 à 81,6) de Riazan (81, S) et d'Arkhangel (81,7) sont les seules exceptions à la règle.
Les Cosaques de Terk (Ciscaucasie), formés en majorité (6S 0/0) de Vélikorousses ont un indice relativement faible 81,1, d'après 400 mesures de Ghiltchenko {92), (avec de légères variantes suivant les réginients de 80,1 dans le régiment de Volga, Corme presque exclusivement de Velikorusses, à 82,4 dans le régiment de Gorsko-Mozdok, dans la composition duquel entrent des Petits-Russiens et 7 0/0 d' « Allogènes » pour la plupart Koumyk et Tchétchènes, très brachycéphales (Voyez page 93 et 9^).
Hongrois.
Les Hongrois, comme les autres peuples Danubiens ou Balkaniques (Roumains, Albanais, Grecs) dont je vais m'occuper, vivent au voisinage des Slaves orientaux ou méridionaux. Les renseignements sur l'indice céphalique de cette nation sont peu nombreux et contradictoires.
D'après les mesures de Steinberg (75), 54 Székely du district d'Udvarhelyé (Transylvanie) seraient mésocéphales (81,4), tandis que 69 Maghyars, busards de Szegedin (Roumanes ?) sont hyperbrachycéphale« (87,8). La moyenne de la série donne 84,7. C'est à peu près le même chiffre (83,3) qu'obtient Weisbach (74) d'après ses. mesures sur 40 crânes hongrois (sans autres détails sur la provenance) ; Janko (93} donne les mesures sur 83 Székely de Torda-d'Aranyos et de Torcko (du distr. Torda en Transylvanie), desquels il résulte un indice céphalique moyen de 84,8, toujours brachycéphale.
Roumains.
Je n'ai pu trouver nulle part de documents sur les Roumains du royaume. Indirectement Bassanovitch (91, p. 37j donne les mesures de 106 Roumains émigrés dans la Bulgarie nord-occidentale au commencement de ce siècle. Comme il est probable que c'est de la partie du
(1) Il est à remarquer que tous ces territoires se trouvent entre 56" et 59' lat. nord.
(2) On remarquera que la moyenne de ces extrêmes est de 82,8, juste Pindice moyen général des Vélikorousses.
J. DBNIKER. — LES RACB8 DE L^BUROPE. — INDICE UÉPHALIQUE 79
royaume de Roumanie la plus proche, c'est-à-dire de celle située à Touest de la rivière Oltu, que sont venus ces émigrants, on peut assigner à cette région l'indice céphalique moyen très bas (77,5) trouvé par Tauteur bulgare. Sous ce rapport les Roumains se rapprocheraient donc des Bulgares orientaux de la Principauté. Quant aux Roumains de VAutriche-Hongrie, ils paraissent être au contraire hyperbrachycéphales, comme leurs voisins les Hongrois et les Ruthènes des montagnes. 200 soldats roumains de la Bukovine mesurés par Himmel (89) accusent l'indice céphalique moyen de 86,3 ; tandis que 26 Roumains de la Transylvanie et du comitat hongrois voisin, celui de Bihar ont un indice céphalique encore plus élevé (87,2) d'après Weisbach (78). L'indice relativement modéré (82,4. soit 84,8 sur le vivant) obtenu par le même auteur (74 et 78) d'après les mesures sur 40 « crânes roumains » sans provenance exacte, peut tenir à ce que la série fut composée de crânes de la Roumanie et de l' Autriche- Hongrie.
Albanais.
Jusqu'à ces derniers temps on ne possédait comme document sur l'indice céphalique des Albanais que les mesures de 5 crânes de Scutari (3 masculins, 1 féminin et 1 incertain) donnés par Zampa {85, page 632) et de 1 crâne sans indication de provenance ni de sexe (supposé de Scutari) donné par Virchow. L'indice céphalique moyen des 3 crânes masculins est de 89,3, celui de la femme 90 et des 2 crânes sans indication de sexe 91,5. La moyenne de ces 6 crânes d'Albanais du nord, par conséquent de la tribu Gège ou Ghègue, est de 90,1, hyperbrachycéphale.
Mais tout récemment le premier pas vers l'étude tant soit peu sérieuse des Albanais a été fait par Gluck (96), Il mesura 30 Albanais du nord (Gèges) vivants, musulmans. L'indice céphalique moyen qu'il a trouvé est de beaucoup inférieur au précédent : 82,6, mais la sériation accuse un mélange d'éléments dolichocéphales (au-dessous de 80) qui représentent 36,S 0/0 du total et d'éléments hyperbrachycéphales (86 et au-dessus) qui en représentent 26,5 0/0.
L'étude de 9 crânes d'Albanais, provenant de Delbinichte (6 crânes) et deKavaja (1) (3 crânes) (Albanie moyenne) a donné au même auteur (96), les résultats suivants : Indice céphalique moyen 87,1 (soit 89,1 sur le vivant) (dont 87,9 pour 3 crânes de femmes et 86,6 pour 5 crânes d'hommes et 85,1 pour 1 crâne indéterminé).
En réunissant l'indice de ces 9 crânes (87,1) à celui des 6 crânes de Scutari cités plus haut, j'obtiens une série de 15 crânes d'Albanais de la province Scutari dont l'indice moyen est de 88,1 (soit 90,1 sur le vivant; .
(1) Cette localité est située à 20 kilomètres à peine au nord de la Skumbi, c'est-àdire de la limite extrême vers le sud des Albanais Gèges.
80 ASSOGUTION FRANÇAISE POUR l' AVANCEMENT DES SCIENCES
Attendant donc des renseignements plus précis, j'admets le chiffre de 90,1 comme indice moyen des Albanais-Gèges du sud et du nord de la province de Scutari et 82,6 comme indice des Âlbanais-Gèges du reste de la presqu'île Balkanique.
Grecs.
Pour la Grèce on trouve quelques renseignements sur les crânes anciens chez NicoLucci (67), Virchow (93), Zaborowski (8^), de Quatrefages et Hamy (8%, page 497), et sur les crânes modernes chez Weisbach (8i)^ Nico- Lucci(tf7J, de Quatrefages et Hamy (8i), qui décrivent aussi 2 crânes de rUe de Crète, (81,6, soit 83,6). Les mesures sur les vivants n'ont été exécutées que par Apostolides (83) et Clon Stephanos (84). Mais le premier n'a mesuré que 17 individus des différentes parties de la Grèce, et le second n'a publié que quelques chiffres de sa riche série de mensurations sur 366 sujets.
Laissant de côté les crânes anciens qui, tout en étant dolichocéphales en masse (moyenne des 90 crânes ; 75,7, soit 77,7 sur le vivant), offrent cependant, si on les met en série, 11 0/0 de brachycéphales, je ne m'occuperai que des crânes et des têtes des Grecs modernes.
Voici, exposés sous forme de tableau, les renseignements de différents auteurs cités; je suppose la série de 366 sujets de Clon Stephanos, divisée par parties égales entre les 6 chiffres qu'il a publiés.
RÉGIONS
iNSTOUBES.
Cl. snraisos
Épire
Thessalie
Roumélie (Grèce continentale) .
Péloponèse
Iles Ioniennes
Ile Eubée
Iles de l'Archipel
Crète
Côte septentrionale de la Propontide (Silivria et environs) . . . .
Grecs de Constantinople
(1) Cyclades.
(2) Sporades.
J. DENIKSR. — LES BACES DE l'eUROPE. — INDICE CÉPHALIQUE 81
D'après Stéphanos, la sous-brachycéphalie domine dans r« Orient hellénique ». Elle est marquée en Péloponèse (surtout aux environs deMantinée et en Laconie), tandis que la brachycéphalie et rhyperbracbycéphalie sont répandues dans les contrées où il y a beaucoup d'Albanais, comme en Argolide et Corinthie. En Thessalie, dans les îles Ioniennes, sur un fond général sous-brachycéphale, on observe des îlots brachy et hyperbrachycéphales, tandis que dans Tîle de Crète ils sont rares. En Thrace tous les degrés de brachycéphalie s'observent avec une fréquence presque égale ; mais c'est dans TÉpire que l'hyperbrachycéphalie domine : à elle seule elle prend plus de la moitié des crânes et des têtes mesurés. Indice le plus fréquent des Epirotes et des Albanais : 89. La dolichocéphalie (et surtout l'hyperdolichocéphalie), d'ordinaire très rare en Grèce, est au contraire fréquente en Thessalie ainsi que dans le nord-ouest de l'Asie Mineure. En Péloponèse et dans l'île Eubée le maximum dans la sériation tombe à 83.
En somme, si les crânes grecs d'aujourd'hui sont tous sous-brachycéphales, tandis que les anciens crânes mesurés jusqu'à présent sont pour la plupart sous-dolichocéphales, il ne faut pas oublier que l'étude des crânes connus de la Grèce classique, très peu nombreux et appartenant presque tous à l'Attique, n'autoriserait aucune conclusion générale, et que, d'après les témoignages mêmes des auteurs anciens et des monuments de l'art grec, une très grande partie de l'ancienne population de la Grèce était brachycéphale et surtout sous-brachycéphale.
En appelant à mon aide ces considérations générales de Cl. Stéphanos, le tableau que je viens de dresser et les souvenirs que j'ai gardés de l'examen attentif d'une carte manuscrite, encore inédite, de Cl. Stéphanos, qui a figuré à l'Exposition universelle de 1889, j'ai pu répartir ainsi qu'il suit les indications sur ma carte :
Epirotes et Albanais y hyperbrachycéphalie (indice céphalique 88) ; Thessalie, dolichocéphahe (indice céphalique 77) ; Aetholie et Acamanie, sous-brachycéphalie (indice céphalique 83,6) ; Attique et Photide, sousdolichocéphalie (indice céphalique 79,6) ; nord de VArcadie et est de ta Laconie, sous-dolichocéphalie (indice céphalique 78) ; Argolide et Messénie, brachycéphalie (indice céphalique 84) ; te reste du Péloponèse, mésocéphalie (indice céphalique 81) ; îles Ioniennes, sous-brachycéphalie (indice céphalique 82,3) ;ile d' Eubée, sous-brachycéphalie (indice céphalique 82) ; Grecs des environs de Silivria (Tuj^quie), brachycéphalie (indice céphalique 85,8).
D'une façon générale, en dehors des colonies albanaises, les Grecs de l'est du royaume sont dolichocéphales, ceux de l'ouest brachycéphales.
Voilà tout ce qu'on peut tirer jusqu'à présent des séries suffisantes pour les Grecs de l'Europe.
Ouant aux Grecs de l'Asie Mineure, on en possède une série de
82 ASSOCUTION FRANÇAIS! POUR l'aVAMGEMBNT DES SCIENCES
45 crânes provenant de la côte nord, à Test du Bosphore (entre Izmid, Brousse et Sangaria), étudiée par Weisbach (8é), et des séries d^observations sur 162 sujets vivants (142 hommes et iO femmes) de la ville de Kérassunde et de son district (prov. de Trébizonde), par le D" Néophytes. (90 et 9/J.
La première série donne Tindice moyen de 80,7 (soit 82,7 sur le vivant); dans la seconde, 143 hommes offrent un indice céphalique moyen très brachycéphale (87,2).
Letto- Lithuaniens .
Les Lithuaniens proprement dits ou Lithuaniens orientaux de la Russie ont été étudiés par Olechnowicz {95), Talko-Hryncewicz (95), Brennsohn (83) et Yantchouk (90 a). Les deux premiers ont en plus étudié les Lithuaniens occidentaux autrement dit Jmoudes ou Jmoudines (anciens Yatviagues ?), de Kovno et de la Pologne russe.
Le tableau ci-joint résume les données relatives à Tindice céphalique que j'ai pu tirer des mesures de ces auteurs.
HOMMES
FEMMES