MORAVES ET SLOVAQUES
tchèque déclinait de 552 à 482. Les villes se slavisent de plus en plus intensément.
POURCENTAGE DE l'iDIOME ALLEMAND TCHÈoUE
"1890 Î900 1910" 1890^^ TgOO 1910
Iglau 82,37
Kremsier . . . 12.91
OlmiJtz .... 65,47
Ung. Hradisch. 28,47
Neutitschein. . 58,'38
Il est vrai que Brûnn, Mahriscli-Oslrau, Nikolsburg-, où les Allemands ont pris du nomjjre, offrent une consolation, sinon une revanche.
Des indigènes slaves de Moravie, les uns s'apparentent plus étroitement à ceux de Bohême, et ne sont pas désignés par un nom générique particulier; les autres ont la fierté, sinon d'un statut, du moins d'un état-civil distinct, au point qu'on les accuse de renier la solidarité qui les unit aux peuples frères^ : ce sont les Slovaques".
Moraves et Slovaques ont leur domaine bien déterminé, et se sont tracé, par un instinct géographique, semble-t-il, leurs confins. Les Moraves occupent d'abord les Gesenke, c'est-à-dire le plateau de grès et schiste paléozoïque de 4 à 600 mètres d'altitude, que bossëlent quelques buttes basaltiques, plateau incliné vers le Sud-Est selon le cours de rOppa, de la Mohra, de l'Oder; le versant de ce toit qui tombe sur la cuvette d'Olmiitz est beaucoup plus court. Là se croisent les deux orientations du relief, les Sudètes vers le Nord-Ouest, les Carpathes vers le Nord-Est; un fossé profond les sépare, où se hausse le seuil entre Beczwa et Oder (292 mètres) ; c'est la Porte de Moravie.
Ceux des Moraves qui habitent cette région ainsi que les Sudètes auxquelles elle s'adosse et les terrasses qui montent vers la Bohême s'appellent Horakes (Horaci), c'est-à-dire montagnards.
La Morava, descendue de la montagne, féconde une