ALLEMANDS JI'1F8 ALLEMANDS TCHÈQUES JUIFS TCHÈQUES
37,17 37,56 62,79 Gi,4i
En Moravie, les Juifs se partagent mathématiquement entre les deu.x nationalités. En Silésie, 54 p. 100 d'entre eux se rangent du côté allemand ; 46 p. 100 avec les Tchèques ou Polonais. L'allemand a cessé, semble-t-il, d'être la langue commerciale exclusive.
Après ces exemples isolés, considérons les fluctuations en masse :
Allemands 2.337.000 2 407.000 -f- 130.000
Tchcriues 393.000 4.24i.Q00 -f 312.000
Or le nombre des Juifs est de 73,000 en 1000, de 86,000 en 1910, En admettant qu'ils se soient tous ralliés à la nationalité tchèque — ce qui est invraisemblable — leur adhésion n'aurait qu'un eifet restreint. En Moravie et en Silésie où le nombre des Juifs est très inférieur, leur rôle ne peut être invoqué pour expliquer les variations du recensement.
1. Held, Zur Sprachenkarlc Deulsck Oeslcrreichs {Volerm. Mit!., 1887, p. 15).
2. Damit dur/ te das Schicksal diuser bisher deutschen Stadt entschieden sein '. [ibid\.
3. Held, Nationalilutenkavte von Maliren uud Schlcsien (Pcterni. Mitt., 1884, p, 161). Hanslik, p. 72 et 97.