lOid., p. 58 et Oo
3. Los Allemands lic lioliriiu', dans leur ailrossc au Minisire l'illersdorf du D avril 1848, déclaraient leur vœu do se rattaclier à rAHemagne, avec
C'est aloi's que Palacky lança sa fameuse lettre, où il répudiait toLile communion avec les Allemands \ C'est / alors aussi qu'en face du Parlement de Francfort entra en scène le Congrès slave de Prague*.
On s'y embrassa, on ne s'y entendit pas. Polonais, Ruthènes, Croates, à frayer pendant o^s journées fiévreuses, sentirent mieux ce qui les séparait que ce qui les unissait. Le panslavisme de grande envergure les effa- -^ roucha tous : il débordait l'aire de leurs intérêts locaux et ombrait l'horizon du spectre Russe. On se cantonna dans le vieux cadre autrichien qu'on découperait en compartiments linguistiques : chacun chez soi, chacun pour soi. dans le vaste et banal giron de l'Autriche : fédéralisme, autonomie, ce fut l'idéal de Palacky ^
Cette combinaison fut emportée par la réaction contre les événements de 1848. Elle avait soulevé l'hostilité des Allemands et celle des Magyars, dont l'hégémonie dans les pays de la Couronne de Saint-Etienne pouvait être mise en cause par la reconnaissance des droits historiques d'un peuple slave.
La déception fut d'autant plus dure pour les nationalités que l'aube de l'émancipation avait lui à leurs yeux. Au Parlement qui avait siégé à Vienne pendant l'été et l'automne 1848, et que les journées d'octobre avaient débandé, à celui de Kromerice (Kremsier) en Moravie, une / constitution fédéraliste avait été élaborée ; le 2 mais 1849, elle était prête à entrer en délibération; le 4 mars la Diète fut dissoute et une Constitution fut publiée par le gouvernement.
Celte Constitution « octroyée » invoquait la nécessité de relier plus étroitement les membres de la pairie commune ; elle ne proclamait plus, comme le manifeste du 2 décembre 1848, l'égalité des « peuples » de la monar-
les autres pays allemands d'Autriche, mais s'élevaient contre la séparation de la Boh'me, Moravie et Silésie du reste des pays allemands \sic) d'Autriche (rischel, p. oS).