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PERSECUTION POLONAISE

réhabilitation et de revanclie pour les Ruthènes dont plusieurs lurent appelés dans des postes de bureaucrates à Vienne, dont l'Eglise uniale fut honorée de marques officielles de respect : la célébration de leurs fêtes religieuses fut déclarée obligaloire. Aussi supportèrent-ils avec sérénité le régime de centralisation et de germanisation qui les défendait contre le polonisme.

Tout ce bonheur — relatif — s'évanouit avec Tavènement au Ministère du comte Agénor Goluchowski. gouverneur de la Galicie, digne représentant de la szlachta.

Les Ruthènes furent signalés comme visant au communisme agraire — fâcheux grief en un pays de latifundia — et, incrimination plus grave dans la catholique Autriche, — comme travaillant à la fusion de leur Eglise avec l'orthodoxie russe. Le gouvernement atTecta de s'inquiéter de ce mouvement et, pour resserrer le lien des Uniates avec les Latins, s'avisa de remplacer l'écriture cyrillique par la latine. Une commission présidée par Goluchowski, dirigée par Joseph Jirecek, étudia la réforme', en 1859. On prépara des manuels scolaires, avec l'écriture et l'orthographe « étrangères », Le corps enseignant, le clergé ruthène, repoussèrent la nouveauté avec tant d'énergie que Goluchowski n'eut plus l'occasion de l'imposer : il tomba en décembre 1860, et son successeur,-» Schmerling, supprima la procédure engagée, déclarant qu il n'appartenait pas à l'État de régir la formation et ledéveloppement d'une langue, de sorte que l'écriture cyrilli(|ue fut autorisée pour les actes judiciaires et publics", dans les districts de la Galicie Orientale.

Ce fut pour les Ruthènes la dernière phase de répit. On les ménageait, au moment où se percevaient les gronde-* ments de l'imminente insurrection polonaise.

La désastreuse issue de ce suprême effort assagit les

1. Die ruthenische Sprach-und Schvi/'tfrage in Galizien (Lemberg, 1861), recueil lies documents de la commission; [Biblioth. Nat. Fonds Picot, 1142]: plusieurs sont reproduits par Fischel, Malerialien, p. 301 suiv.

2. Décision du 13 mars et du 10 avril 1861, Sprachenrechl, n» :261', p. 189. Ordre aut fonctionnaires de posséder l'écriture cyrillique, 8 avril 186i, n» 278, p. 14'J.

AUERB.VCH. 16

Polonais d'Autriche : la restauration de l'ancienne patrie s'estompait en un idéal lointain. La ' monarchie des - Habsbourg s'ofTrait comme un asile confortable et sûr, à la condition de s'accommoder avec les maîtres. D'ailleurs ■ l'esprit révolulionnaire qui s'était déchaîné parmi les patriotes polonais alarmait les magnats, et les conservateurs et le parti des politiques entra en coquetterie avec le gouvernement. Tactique habile, mais égoïste; trahison envers l'idée slave. Les Tchèques furent marris de cette défection : les Polonais abandonnaient ces enfants terribles qui les brouillaient avec le pouvoir. Il fallait reconnaître tant de déférence et bonne volonté: on envoya, à Lvow, comme gouverneur, le comte Agénor Goluchowski luimême (septembre 1866).

Dès lors le conflit s'exaspéra.

Tout d'abord fut conférée au polonais l'éminente dignité de langue officielle pour les lois du royaume de Galicie et de Lodomérie et du grand duché de Cracovie, les décisions générales de la Diète et de sa Commission permanente. Dans l'enseignement, le ruthène fut subordonné au polonais : dans les écoles secondaires entretenues par 1 Élat, toutes autres matières que le ruthène et le catéchisme étaient traitées en polonais : le ruthène n'était toléré au gymnase de Lvow que dans les classes inférieures. Dans les écoles élémentaires publiques, les autorités académiques restaient juges, après avis des communes, de la langue d'enseignement principal '.

Le conseil scolaire n'admit, dans les actes intéressant linstruction publique, que le polonais".

Le polonais fut investi comme langue administrative,: langue de service dans tous les départements minislériels, concuremment avec l'allemand '''.

L'emploi du ruthène continuait à être permis dans les litiges et procédures de première instance, dans les affaires du culte.

1. Loi du i-' juin 1867 (Fisehel, Sprachenrecht, n<i-2'J8, p. 162).

±. Décision du o nov. 1868 [ibkl., ii" 3lD,p. 1.38).

3. Ordoiinanro du cabinet (Gesaiumtininisleriunt) du u juin 186'J (ibkl., n» û28, p. IT'Jj.

PROJETS D AUTONOMIE GALICIENNE 2i3

Ces privilèges, les Polonais les avaient payés : ils avaient vendu leurs voix à Beust, s'étaient ralliés auGom--^ promis avec la Hongrie et ne boudaient point, comme les ïclièques : ceux-ci d'ailleurs s'étaient aliéné les sympa- *v thie polonaises par leur pèlerinage à Moscou (mai-juin . 1867).

Encouragés par ces concessions, les Polonais, par une Résolution, réplique de la déclaration tchèque, réclamèrent pour la Galicie lautonomie nationale — entendez : polonaise — qui aboutissait à la séparation d'avec l'Autriche : n^ car les quelques députés envoyés par la Diète au Reichsrat n'auraient à délibérer que sur les intérêts communs à la Galicie et à l'Empire ; toute la vie intérieure du pays était régie par la Diète, sans contrôle du pouvoir central. C'était un statut à l'instar de la HonaTie.

La pilule parut trop amère aux centralistes du Reichsrat, qui prétendaient au contraire restreindre les privilèges des Diètes.

Et devant cette fin de non recevoir, Goluchowski démissionna, et les Polonais, par un concert avec les Roumains, Slovènes «t Italiens, désertèrent le Parlement. Ils ne se réconcilièrent pas avec le comte Polocki, un des leurs, qui, en avril 1870, forma un ministère, mais ne se prêta pas au jeu fédéraliste.

Les victoires allemandes de 1870 orientèrent les ^ hommes d'Etat autrichiens vers le siavisme; en avril 1871, Hohenwart appela dans son cabinet un Ministre de Galicie, le chevalier Grocholski, un Polonais, et quelques jours après déposa un projet de constitution galicienne, qui consacrait l'autonomie, en même temps qu'il négociait les « articles fondamentaux » avec les Tchèques. C'était la.*^ multiplication des « Compromis » qui alarmaient à la fois les Allemands, pour l'unité de l'Empire, et les Hongrois qui perdaient le bénéfice du dualisme. Le Reichs-\ rat fit le récalcitrant; il ne sanctionna pas l'émancipation' des F*ays de la Couronne; il enleva aux Diètes la prérogative de nommer les députés au Parlement commun, et vota le suffrage direct — sinon universel — (mars 1873).* Bien que la réforme permît d'augmenter le contingent

ruthène, les Polonais s'arrangèrent pour Tescamoter, et à ce prix ils esquissèrent un semblant d'opposition. Ils se conlenlôrent, à défaut d'une constitution qui les eût libérés en doctrine, de jouir de toutes les libertés chez eux, et les magnats, les Stanczyk\ eurent mainmise sur la Galicie. Les Ruthènes furent livrés en proie à des maîtres impitoyables. Leurs doléances'ont défrayé toute une littérature, nourri des interpellations parlementaires, sans succès.

Et d'abord on travaille à dénationaliser les Ruthènes en les amenant par les vexations et la terreur au giron de l'Église romaine, par l'adoption du calendrier grégorien, la suppression du mariage des prêtres uniates. Ce fut une lutte acharnée entre la Société de Jésus et le clergé indigène^ : la première s'étant fait adjuger par décision papale le couvent de Dobromil, le métropolite ruthène, Sembratovitch, ayant protesté, fut cité à Rome pour faire amende honorable.

La polonisation s'opère aussi par la colonisation : des paysans polonais sont implantés en terre ruthène, grâce à l'appui d'une Ranque foncière; c'est le système suivi en Posnanie et Prusse Occidentale par les Allemands. Outre les cultivateurs, c'est une infiltration d'ouvriers, d'employés de chemins de fer, de petits fonctionnaires qui débusquent les Ruthènes. Les fonctionnaires, les instituteurs ruthènes sont exilés dans la Galicie polonaise, oii ils sont dépaysés.

La nationalité ruthène trouve-t-elle un asile à l'école ?<* Elle n'est chez elle que dans les plus humbles et les plus pauvres écoles de campagne; elle subit, même sur son propre territoire, dans les classes supérieures l'enseignement polonais ; et celui-ci s'installe, comme dans sa maison à lui, partout oii se rencontrent quelques écoliers catholiques romains. Dans les écoles mixtes, l'élève ruthène est brimé par les maîtres et condisciples polonais. Les

1. Le fou du roi Sigismond V^, Stanczyk, était légendaire pour son franc parler et son jugement. Un grand seigneur, le comte Tarnowski, ayant publié une brochure sous ce sobriquet, celui-ci fut appliqué à tout le parti.

2. Y. Fedortchouk (Le réveil national des Ukraniens, Paris, Cercle des Ukraniens. 1912) admet que nombre de paysans se sont convertis (p. 40).

PÉRIL DE LA NATIONALITÉ RUTHÈNE 24b

Riithènes fondent à leurs frais, là où ils peuvent, des établissemenls d inslruclion privés.

L'Université de Lvow, où le ruthène n'a droit de cité que dans 4 chaires, est revendiquée par les Polonais, qui qualilient les Rulhènes d'intrus : doù des bagarres sanglantes en ces dernières années. Pourquoi n'adopter pas la légitime combinaison qui a prévalu à Prague, la coexistence de deux Universités à Lvow? Cette solution n'a pas l'heur de plaire aux Polonais, puisqu'elle rendrait à la nationalité adverse quelque prestige.

Ce sont là des griefs généraux qu'enveniment les tracasseries journalières. Les Ruthènes ont sans doute leurs avocats à la Diète locale et au Parlement, mais réduits par de savantes et brutales manœuvres électorales à une infime représentation.

Pourquoi les Ruthènes continuent-ils à être traités en sujets de seconde catégorie? C'est qu'ils sont sus[)ects pour avoir gardé dans leur liturgie et leurs conceptions religieuses l'empreinte byzantine qui a marqué le monde orthodoxe, pour avoir gardé aussi le souvenir du lien qui les rattache à leurs congénères les Malo-Russes de l'Ukraine. 11 est vrai que quelques Galiciens célébrèrent peut-être trop haut l'idéal de la patrie petite russienne qui, sous l'inspiration ardente de Chevtchenko, de KostO' marow, de Kulisch, sortait d'un long assoupissement. L'Autriche n'eut pas à réprimer ce mouvement; la Russie s'en chargea : les trois poètes furent emprisonnés, et le plus illustre. Taras Chevtchenko, envoyé comme simple soldat à Orenbouig^ C'est que le programme ukrainien, bien que placé sous le patronage des Saints Cyrille et Méthode, comportait des revendications démocratiques : l'abolition du servage et des peines corporelles, la liberté de conscience et du culte. Mais l'idée ukrainienne reprit vigueur, au début du règne d'Alexandre II, après les défaites de Crimée qui avaient attrempé et amolli l'aristo-

1. Emile Durand, Le poète national de la Petite-Russie : Tarass-Grigoriévitch Chevtchenko. Revue des Deux-Mondes, lo juin 1876. — A. Leroy- Beaulieu, La Liberté en Russie libicl., 1" lévrier 1877). — R. AniUee, Die Ruthenen in Galizien (Globus, xol. XX\1I; 187U, p. 3'J-42, 58-61 sq.).

cratie. Courte accalmie : en 1863 le mouvement ukrainien fut étouffé par la proscription de la langue, à qui fut dénié jusqu'à son état-civil.

A ce moment, l'Autriche n'était plus aussi hospitalière à la nationalité mitoyenne entre Polonais et Russes : avec Goluchowski, on l'a dit, le régime polonais sévissait. Il eût été habile, de la part de l'Autriche, de soutenir le mouvement panukraïnien, dont Lvow devint le quartier-général et la Revue Pravda (La Vérité), J'organe : toute l'élile intellectuelle des Ukrainiens y collabora. Elle eût ainsi conquis des amis, et sans doute des agents dans l'Ukraine russe* fomenté peut être une tendance autonomiste ou séparatiste, dont le gouvernement russe s'alarma, puisqu'on 1876 il supprima la Société de Géographie de Kiew, dont les recherches ethnographiques furent suspectées comme un essai d'une restauration politique de l'Ukraine.

Par quel curieux virement un parti ruthène, celui des conservateurs, désespérant de s'incorporer à la Petite Russie, songea-t-il à s'intégrer dans la Grande Russie? Sans aucun douté, les plus intransigeants des Uniates, émus des tentatives contre l'écriture cyrillique et le vieux slavon de leur liturgie \ se sont rejetés vers l'orthodoxie pour échapper à l'emprise de l'Église latine qui les spoliait, et de la bureaucratie polonaise qui faisait office de hras séculier.

Ce groupe vieux ruthène, issu de la sacristie de Saint- Jure ou Saint-Georges — la cathédrale de Lvow — a singulièrement compromis la cause de ses compatriotes. Les Polonais, de bonne guerre, ont retourné contre les- Rulhènes l'accusation d'un complot de démembrement de l'Autriche, et cela au bon moment où l'Autriche avait lié sa fortune à celle de l'Allemagne, où les aigles de Habsbourg et des Hohenzollern se becquetaient fraternellement, et tendaient leur serres menaçantes vers l'aigle des Romanof. Contre les Ruthènes qui faisaient le jeu de la Russie, qui lui servaient de pionniers dans cette Gali-

d. L'Académie Impériale des Sciences de Pétersbourg, consultée par le gouvernement, a reconnu l'indépendance de la langue ruthène : lerapport a paru dans les Mémoires de l'Académie, en mars 1903 (Fedortchouk, p.9).

LES PARTIS RUTHKNES 247

cie, bastion de rAutriche contre le redoutable voisin, fut intenté en 1883 un procès de trahison, dont les principaux ■^■ inculpés, le P. Naumovicz, quelques prêtres et journalistes, furent d'ailleurs acquittés.

Et en effet, ces « Moskalophiles » du vieux style ne créent pour l'Autriche aucun danger sérieux. S'il est vrai que la Russie les soutienne de ses subsides ^ si les clercs tournent vers la Sainte Russie les regards de leurs ouailles^, cet idéal n'a pas séduit tout ce qui, parmi les Ruthènes, aspire à un sort plus digne ^

L'élite des Ruthènes ne professe pour l'Empire des^^^ Tsars qu'une sympathie assez lointaine'. Si elle garde son cœur à la grande Ukraine, elle a songé à vivre et à s'organiser dans le cadre étroit où l'histoire a cantonné une fraction du peuple, en Galicie même. Le parti jeune Ruthène a répudié l'obédience cléricale et s'est pénétre des idées laïques et démocratiques de l'Occident''. Il veut souv. Université. Il mène la lutte à la fois nationale et sociale. <r

1. Voir 1(3 roman de mœurs cléricales de M™» Marguerite Poradowska, intitule \'a(ja, paru aussi dans la Revue des Deux-Mondes, l" et 15 août 1887, et Popes et Popadias (ibid., nov. et déc. 1892).

2. On prétend cependant que le paysan ruthèno ne veut pas être identilié avec le « Moslcal » (Lewicki, 0. U. M., Galizien, p. 160).

3. Dans ces derniers temps, l'agitation du parti russophilc s'est manifestée plus vigoureusement. Le Congrès tenu à ;Lvow en lévder 1014 a été encouragé dans ses revendications par des députés tchéi[ues. Les Russophilcs se déclarent victimes à la l'ois des Polonais et des Ukrainiens : ces derniers semblent avoir accepti; un compromis sur le système électoral pour la Diète, que les Russophiles veulent doter du suffrage universel et direct. Le Congrès s'est clos sur un acte de grâces à, la Russie, pour sa sollicitude envers les frères pauvres de Galicie, Boukovine et Hongrie.

La réplique autrichienne n'a pas tardé. Ln mars l'.)14, ont commencé les débats d'un procès de haute trahison, intenté à un journaliste, un étudiant, deux prêtres, accusés d'avoir comploté la réunion à l'Empire Russe du pays ruthènc, répandu l'orthodoxie — deux villages, en ell'et, se sont convertis, — comme missionnaires de la Société russo-galicienne, dirigée par le comte Bobrinski. C'est un pendant au procès des Ruthènes de Hongrie, dont il sera question plus loin, et un es.sai de répression des agissements panslavistes.

4. En mars J914, le gouvernement russe interdit la ci'lébialiun du centonaire de Chevtclieuko ; mais surtout par crainte ([ue cette commémoration ne dégénérât en une manifestation ri'volulinnnaire, caractère qu'elle prit en elfet à Kiew.

5. L'inspirateur du parti a été le prol'i'sseur l)ragomaiio\v de Kiew, ('tabli vers 187o à Genève, où il fonda la revue ukrainienne llronnula (la Commune).

248 GA.LICIE

Son ardente propagande souleva les niasses rurales, provoqua en i'élé 1902 une grève agraire cotilre les popriélaires^ polonais*, des désordres à lUniversité de Lvow. d'où les<- Rulhènes firent sécession : l'assassinat du gouverneur,-, le comie André Potocki, en avril 1908, par un étudiant ruthène, ne marqua môme pas l'épisode le plus tragique de ce conflit'.

Il est vrai que les paysans polonais avaient prêché d'exemple : sous le verbe d'un agitateur, le P. Stojalowski, à la suite des élections de mars 1898, des émeutes écla- -' tèrent contre les magnats et les juifs; la répression fut sangliinle. Cependant Va szlachta était ébranlée; un parti démocrate, uu parti populiste plus avancé encore, se levaient contre elle^; et ce dernier s'alliait à ses coreligionnaires politiques ruthènes.

Si l'aristocratie a perdu de son prestige et de son influence, il ne semble pas que la cause polonaise périclite en Autriche.

Elle garde en Galicie même, dans cette « Béotie catho- ]i(|ue, substantielle et appesantie' » toute sa. prépondérance Elle tyrannise la Diète où Un ingénieux système électoral à deux degrés filtre les voix ruthènes, on la langue ruthène est à peine tolérée. Elle a pour premiers serviteurs et le président, ou maréchal, de ce parlement et le gouverneur du pays, choisi complaisamment parmi les Polonais Elle dispose des ressources matérielles de cette province que le labeur des paysans enrichit; el pour prix des voles du Club Polonais au Heichsrat, l'Etal la comble de largesses". Les Polonais ont la

\. Maurice Lair, Noblesse polonaise et paysans ruthènes (Annales des Sciences politi jues, xvni'^ année, sept. I90o].

2. L'on écrit couramment que les mouvements ruthènes ont été encouragés et stipen.liés contre les 1 olonais par des agitateurs au service de l'Allemagne. M. Fedortchouk a dénoncé ces agissements louvr. cité, p. 4.i). Les 1 olonais accréditent 1 accusation (Marius-Ary Le blond, La Polugne vivante,, i errin iAl, p.l:i:J).

'à. bieiiaiiiié, p. 1^8 suiv.

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