CONFLIT CONFESSIONNEL
les Evangéliques, plus isolés et réfractaires. Ils sont soutenus par l'Association scolaire allemande de Vienne, par l'Association Gustave-Adolphe, par l'Union des Allemands chrétiens de Galicie^; quant aux catholiques, ils sont abandonnés et s'abandonnent. La situation, assure-t-on toutefois, n'est pas désespérée" : on compte que l'Allemagne ne laissera pas périr ces frères lointains, sentinelles avancées du germanisme.
A vrai dire, le noyau allemand conserve, plutôt que la conscience de sa nationalité, celle de sa confession, qui est le protestantisme évangélique ^ Il bénéficie aujourd'hui de l'appui et de la sympathie ruthène contre l'oppresseur polonais et catholique ; les Ruthones autoriseraient l'enseignement allemand dans les écoles moyennes \
D'ailleurs, le conflit national en Galicie n'est au fond qu'une guerre confessionnelle, entre le rite catholique romain et le rite catholique grec. On peut presque affirmer qu'au regard de la statistique nationalité et confession se couvrent "".
Polonais i. 6 72 000
&tfi.flom. 3.732.000
Mhèm 3 208.000
Srecs Unis 3.380000
4 AUemands 30000
^Protestants 37 000
Polonais
Catlioliques romains.
Rutliènes
Catlioliques grecs. .
Différence : 911.000»
Différence : 171.000
1. La Galicie ne renferme que 33,0U0 Evangéliques de la confession d'Augsboury, allemands pour la plupart : on en comptait 40.000 en 1900.
2. On signale un renforcement d'un certain nombre d'écoles allemandes évangélitiues, et quelques symptùmes de reprise (Joseph Schmidt, Das Deutschtinn in Galizien. Deutsche Krde, VIII, l'JO'J, p. 143).
3. Le clergé catholique polonais persécute jusqu'aux coreligionnaires allemands. On cite le cas d'un fidèle allemand condamné sur la dénonciation ilu curé à plusieurs semaines de prison pour avoir voulu chanter à l'église un hymne en allemand (l'okorny, Das Deuischtum in Galizien. Deutsche Erde, XII, lOlo, p. 94).