Krebs, p. 123 suiv
2. 11 faut compter aussi que l'option est parfois difficile aux polyglottes, qui abondent en ces pays. Iiartoli (col. "J-k, % 21) en cite un amusant exemple; son informateur, qui pariait italien, savait aussi le serbo-croate, puisqu il avait eu une amourette avec une jeune personne slave du viliaye de \ erbenico.
3. \ oir les deux petites cartes des nationalités et de la densité de G. Gravisi, Xaziunaliià e densità di popolazione in Istria (bollet. aoc. Geograf. Ilaliana, vol. XLU, l'jOo, p. loi).
294 l'aUTRTCHE ADRIATIQUE ET BALKANIQUE
1° Italiens et Frioulans.
Les Italiens du littoral, qui vantent légitimement leur unité, seraient mal venus à se targuer d'une communauté d'origine. Tout d'abord, ils ne sont pas foncièrement de purs Italiotes ; les colons latins, introduits par le gouvernement romain, se sont croisés avec les indigènes illyriens déjà mélangés eux-mêmes. Des dialectes naquirent, succédanés du latin rustique; celui des montagnards des Alpes Garniques, appelés « cargneUi », Rhétiens ou Ladins romanisés qui avaient séjourné en Istrie. ne s'éteignit à Muggia que dans ces dernières années \
Ce dialecte était apparenté à celui qui régnait sur tout le coin septentrional de l'Adriatique, depuis les lagunes jusqu'aux Alpes", le frioulan. On pense que le frioulan^